L’Assemblée nationale est sexiste et en voici la preuve

EXCLUSIF: Une enquête de L’actualité révèle à quel point ce sont des hommes qui détiennent le pouvoir à l’Assemblée nationale. Des données inédites. Des pistes de solution.

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Les femmes ont le droit de se présenter aux élections provinciales depuis 1940, mais sept décennies plus tard, les politiciennes québécoises sont loin d’être les égales de leurs collègues masculins. Temps de parole, postes d’influence et budgets: le pouvoir est encore entre les mains des hommes, révèle une enquête inédite de L’actualité.

Toutes proportions gardées, un homme député intervient en moyenne 33 % plus souvent à l’Assemblée nationale qu’une députée, ses prises de parole sont 40 % plus longues et il dépose également 25 % plus de projets de loi. Une élue prononce en moyenne 185 mots au cours d’une séance de l’Assemblée nationale, et un homme, 245. Autrement dit, 29 hommes seulement auraient suffi pour tenir des propos équivalant — en nombre de vocables — à ceux de l’ensemble des 38 femmes qui ont siégé ces deux dernières années.

Grâce à un programme informatique codé sur mesure, L’actualité a passé au peigne fin les transcriptions officielles de toutes les séances tenues dans le Salon bleu pendant les deux premières années du gouvernement Couillard. Les mots prononcés par chacun des députés de mai 2014 à juin 2016 — au fil des périodes de questions, des débats sur les projets de loi, des déclarations des députés — ont été méticuleusement comptabilisés et triés. Au total, notre algorithme a analysé près de 7,5 millions de mots. (Notre méthodologie se trouve à la fin de ce texte.)

Ce travail de moine révèle une tendance inquiétante: toutes proportions gardées, les politiciennes s’expriment nettement moins à l’Assemblée nationale que leurs collègues masculins. Ce phénomène, combiné au faible nombre de femmes élues (29 % des députés en avril 2016), accentue d’autant plus la sous-représentation politique des Québécoises.

 

 

Une analyse plus fine des données révèle que l’écart est encore plus grand au sein du cabinet ministériel. Un ministre titulaire prononce en moyenne 59 % plus de mots, intervient 122 % plus souvent et dépose 141 % plus de projets de loi qu’une ministre du même rang.

Les plus gros portefeuilles — Santé, Éducation, Famille, Finances, Emploi, Affaires municipales, Sécurité publique, Transports — sont tous aujourd’hui gérés par des hommes. Dans le cabinet Couillard, les ministres titulaires masculins disposent d’un budget moyen 14 fois plus important que celui des femmes. Avec davantage de responsabilités viennent davantage d’occasions de se faire entendre.

Pourtant, selon notre analyse, les femmes ministres titulaires sont des parlementaires plus expérimentées que leurs collègues. Les états de service de ces députées comptent en moyenne 16 mois de plus que ceux des hommes, un écart de 19 %.

Stéphanie Vallée, par exemple, a été adjointe parlementaire de 2007 à 2012, puis porte-parole de l’opposition jusqu’en 2014, avant d’être promue à la Justice. Julie Boulet, la ministre la plus expérimentée du gouvernement Couillard, a d’abord occupé les sièges de ministre responsable et de ministre déléguée de 2003 à 2007, avant d’être titulaire des Transports, puis de l’Emploi, et finalement du Tourisme.

À l’inverse, des députés masculins ont été parachutés aux plus importants ministères dès leur premier mandat, en 2014: Gaétan Barrette à la Santé et aux Services sociaux, François Blais à l’Emploi et à la Solidarité sociale, Carlos Leitão aux Finances, Martin Coiteux au Conseil du Trésor et Jacques Daoust à l’Économie. Ils font partie des députés qui s’expriment le plus au Salon bleu.

Stéphanie Vallée soutient que les budgets ne suffisent pas pour juger de l’importance d’une fonction. «Aujourd’hui, on a Hélène David à l’Éducation supérieure, Dominique Anglade à l’Économie, Lise Thériault à la Condition féminine et aux PME. Ce sont des postes stratégiques qui doivent être analysés au-delà du simple portefeuille. Moi-même, je suis à la Justice, un des piliers de notre démocratie.»

Il n’en reste pas moins que les hommes du cabinet Couillard, ministres titulaires et responsables compris, ont actuellement l’emprise sur 90 % des budgets ministériels, selon nos calculs. Au bout du fil, la députée péquiste Agnès Maltais pousse un profond soupir en réagissant à nos chiffres. «Le monde politique n’a pas encore réussi à incarner le changement qu’il y a eu dans la société», dit-elle.


Quand les femmes mènent la danse

Bien que les députées s’expriment nettement moins que leurs confrères, certaines élues font figure d’exception. L’actualité a analysé le discours de quatre d’entre elles: Agnès Maltais (PQ), Françoise David (QS), Stéphanie Vallée (PLQ) et Nathalie Roy (CAQ). Chacune à leur manière, elles se hissent au sommet des députées les plus actives dans leur parti respectif.

De l’importance de la fonction

La députée de Taschereau a été leader parlementaire de l’opposition officielle pendant un an, d’avril 2014 à mai 2015, ce qui l’a amenée à intervenir plus souvent à la Chambre pendant cette période. «Il a fallu que je tape du pied pour obtenir cette fonction. C’est systémique. Ce n’est pas que les gens pensent qu’on ne pourrait pas le faire. C’est parce qu’ils voient des hommes d’abord.»

Selon la politicienne, les postes d’influence réclament souvent plus de mordant, une mentalité plus guerrière, qu’on associe encore aujourd’hui davantage aux hommes. «Les femmes se battent et défendent leurs points différemment», dit Agnès Maltais. Malgré tout, sur les 35 leaders parlementaires désignés depuis 1965, seulement 3 étaient des femmes.

Le PQ est la seule formation politique, actuellement, où une députée s’exprime autant qu’un député. C’est aussi le parti qui présente le plus petit écart entre les deux sexes au chapitre de l’expérience parlementaire. «On veille à ce que l’on ait des femmes dans les circonscriptions gagnantes, ce qui leur permet de durer, dit Agnès Maltais. Pour marquer une société, pour occuper des postes de responsabilité, pour vraiment changer les choses, il faut durer.»

Quand L’actualité a demandé à Agnès Maltais si elle avait déjà été victime de sexisme, un silence pesant s’est installé. «Trop délicat, a-t-elle finalement laissé tomber. Il faudrait que j’y pense pour ne pas embarrasser des collègues. Si j’y pense, je vous recontacterai…»

Être de tous les combats

«Si un projet de loi me tient à cœur, je vais essayer d’intervenir à chaque étape, indique la députée de Gouin pour expliquer ses nombreuses interventions. Aussi, s’il y a des motions présentées par le premier ministre, c’est souvent moi qui vais prendre la parole pour notre parti. J’interviens sur tous les dossiers qui sont les miens: famille, aînés, CPE, éducation et tout ce qui est pauvreté, inégalités. Ça finit par en faire pas mal. En fait, c’est très rare qu’il y ait une séance de l’Assemblée nationale où je ne m’exprime pas.»

Pour l’instant, seul Québec solidaire a pris l’engagement ferme de présenter autant de candidates que de candidats lors d’élections générales — ce qu’il a fait d’ailleurs au scrutin d’avril 2014. Les autres formations étaient loin de la parité: 23 % de candidatures féminines à la CAQ, 28 % au Parti libéral et 37 % au Parti québécois.

Si les partis ont tant de mal à mettre des visages féminins sur leurs bannières et pancartes, c’est «parce que trouver des femmes candidates, ça demande trois fois plus de travail, croit Françoise David. Les hommes se proposent. Les femmes, il faut leur parler, parler, parler…»

Selon Hélène Charron, du Conseil du statut de la femme, de façon générale, l’éducation des filles les prépare à placer au centre de leurs préoccupations d’adultes «l’effet de leurs choix sur tout leur entourage». Alors que les garçons apprennent plutôt à prendre des décisions d’abord et à tenter de convaincre les autres de les suivre après, explique la sociologue. Autrement dit, les hommes décident très rapidement de se lancer en politique et gèrent les conséquences par la suite, alors que les femmes évaluent d’abord les répercussions possibles.

Les candidates potentielles semblent aussi redouter plus que les hommes certains aspects de la vie publique. «La peur des médias, c’est hallucinant chez les femmes, constate Françoise David. Elles craignent beaucoup que toute leur vie ne soit étalée au grand public.»

Quand L’actualité a demandé à la députée si elle trouvait l’Assemblée nationale sexiste, elle a préféré la qualifier de «patriarcale». «C’est une vieille institution, pleine de rituels et de traditions, ajoute-t-elle. C’est un boys’ club. Pendant longtemps, les hommes ont été seuls, donc il y a des cultures qui sont longues à changer.»

Le discours stratégique

La députée de Gatineau a été nommée ministre de la Justice en avril 2014, ce qui l’a rapidement propulsée au devant de la scène au Salon bleu. «La justice fait souvent la une des quotidiens, indique l’élue. Des éléments suscitent des questions à l’Assemblée nationale, et donc, je dois répondre. J’ai aussi déposé plusieurs projets de loi, certains qui ont commandé plus de salive que d’autres. Il y a aussi le jeu du cadran. On essaie de prendre tout le temps nécessaire pour réduire le nombre de questions subséquentes. Des collègues ont un plaisir fou à s’exprimer, d’autres sont plus effacés. Je me suis toujours considérée de cette catégorie-là.»

Au début de sa carrière, la politicienne faisait six heures de route pour rentrer de Québec à Maniwaki, en Outaouais, afin de retrouver sa famille. «Lorsque je me suis lancée en politique, en 2007, ma fille était en 1re année. Pendant toute sa scolarité, elle a eu une mère qui était à Québec trois, quatre, cinq jours par semaine. Notre vie privée fait parfois les frais de notre vie publique.»

Lors de son assermentation comme ministre de la Justice, Stéphanie Vallée raconte avoir entendu des «oh, elle est bien jeune». «J’avais quand même 42 ans, dit-elle. À cet âge-là, Robert Bourassa avait déjà été premier ministre. Un homme n’aurait probablement pas eu droit à ce type de commentaire.»

L’expérience de la joute verbale

«J’ai été journaliste presque toute ma vie, dit Nathalie Roy. Vingt ans de direct à la télévision, c’est un atout majeur. Je suis également avocate. Et j’ai une grande gueule! J’utilise mon temps au maximum. La première fois que je me suis levée à l’Assemblée nationale, je pensais à l’histoire de l’institution. C’est un cadeau que les électeurs vous font. Et la responsabilité est lourde, parce que vous ne voulez pas les décevoir.»

La députée de Montarville pour la Coalition Avenir Québec (CAQ) assure que les femmes sont fortes et résilientes. «S’il y en a un qui essaie de me piler sur les pieds, il va frapper un mur!» Mais la députée, aussi pugnace soit-elle, se rend à l’évidence: «On est loin d’un gouvernement ou d’une société où la démocratie fait que les femmes ont autant de temps de parole ou de pouvoir que les hommes. On ne va pas se le cacher.»

Celle qui a présenté les informations pendant près de 20 ans à TQS (aujourd’hui V), Radio-Canada et TVA compatit avec ses collègues qui n’ont jamais été sous les feux des projecteurs. «Quand vous parlez, vous le faites pour défendre des idées qui seront contestées, démolies. Tu t’en vas à la guerre chaque fois. Et le public est beaucoup plus critique à l’égard des femmes que des hommes. On vous juge constamment sur votre apparence, surtout sur les réseaux sociaux.»

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La parité au bout du tunnel

Après l’élection, en 1961, de la toute première députée à l’Assemblée nationale, Marie-Claire Kirkland-Casgrain, la représentation politique des femmes a connu quatre décennies de hausse constante, jusqu’à atteindre 30 % des sièges en 2003.

En 2007, le gouvernement libéral de Jean Charest compose pour la première fois un conseil des ministres paritaire. Nathalie Normandeau, nommée vice-première ministre, se retrouve aux Affaires municipales, Monique Jérôme-Forget aux Finances et au Conseil du Trésor, Michelle Courchesne à l’Éducation et à la Famille, Julie Boulet aux Transports, Line Beauchamp au Développement durable et à l’Environnement, pour ne citer que celles-ci.

La même année, Pauline Marois devient la première chef officielle d’un parti politique au Québec, le Parti québécois. En septembre 2012, elle est élue première ministre. C’est historique: une femme dirige le Québec!

Depuis 2003, toutefois, le pourcentage d’élues n’augmente plus, oscillant autour de 30 % élection après élection, tout comme le pourcentage de candidates. Et c’est sur ce dernier point qu’il faudrait se concentrer, selon Hélène Charron, directrice par intérim de la recherche au Conseil du statut de la femme. «Le recrutement, c’est vraiment la première étape.»

La logique veut que plus le nombre de candidates est élevé, plus grandes seront les chances d’avoir des élues. Et plus grand sera le réservoir dans lequel le premier ministre pourra puiser pour constituer un conseil des ministres proche de la parité. Plus grandes aussi seront les chances de voir une femme chef de parti ou leader parlementaire.

Les partis se mettent généralement en mode recrutement un an avant les élections, explique Hélène Charron. Quand la machine est en marche, le vote n’est plus très loin, souvent dans moins de six mois. «C’est beaucoup trop court pour convaincre les femmes qui hésitent, croit Hélène Charron. Beaucoup de personnes pensent que si le processus était davantage en continu et se faisait sur une période plus longue, on arriverait à recruter plus de femmes.» L’adoption d’une loi imposant des élections générales à date fixe pourrait aider les partis à déclencher le recrutement plus tôt — le prochain scrutin est prévu le 1er octobre 2018.

Certaines études laissent également entendre que les jeunes filles, par leurs relations familiales, leur parcours scolaire et leur exposition aux médias, sont moins en contact avec le monde politique que les jeunes hommes. Une fois adultes, elles sont moins dans la mire des recruteurs des partis.

Le revenu moyen des femmes, inférieur à celui des hommes, pourrait également rebuter celles-ci à se lancer dans des campagnes électorales qui nécessitent parfois de vivre de ses économies pendant plusieurs mois.

L’absence de mesures de soutien pour les parents est un autre facteur qui rendrait les femmes réticentes à se lancer en politique. «Nous sommes vraiment en retard de ce point de vue là, dit Hélène Charron, du Conseil du statut de la femme. À peu près partout dans le monde, il y a au moins des congés de maternité pour les parlementaires. Au Québec, il n’y a rien du tout.»

Les hommes aussi se butent à une difficile conciliation travail-famille. Benoit Charette, député de Deux-Montagnes et porte-parole de la CAQ pour la réforme des institutions démocratiques, avait 32 ans lors de sa première élection, en 2008. Sa femme venait d’accoucher de leur troisième enfant. «C’est souvent très déchirant, dit-il. J’ai plus de collègues grands-parents que de collègues avec de jeunes enfants. Nos réalités sont donc complètement différentes. Nos conjoints ou conjointes sont appelés à jouer un rôle de première importance dans les circonstances. En même temps, je refuse de négliger mon rôle de père.»

L’ajout de services de garde à l’Assemblée nationale, la possibilité de voter par procuration et la présence par vidéoconférence sont autant de pistes à envisager pour attirer des politiciens plus jeunes, qui viennent de fonder une famille ou qui souhaitent le faire. Car c’est aussi grâce à la venue d’une nouvelle génération, tant masculine que féminine, que le Salon bleu pourrait dépoussiérer quelques habitudes.

«La nouvelle génération de députés sera plus encline à appuyer des femmes, qui vont dire: est-ce qu’on peut changer les façons de faire? soutient Françoise David. J’ai de l’espoir avec leur arrivée.» Même son de cloche chez Nathalie Roy. «Ce qui me rend optimiste, c’est de voir les parlements étudiants avec autant de filles que de garçons. Mon message, c’est: go les filles, c’est votre place autant que celle des garçons!»

Les partis devront toutefois renverser une lourde tendance: l’âge moyen des députés est aujourd’hui de 53 ans, soit 14 ans de plus qu’en 1970…

Une autre voie pour accroître la présence des femmes en politique serait de forcer les partis à présenter des candidates. «Moi qui n’étais pas de cet avis, j’en suis rendue là», concède la députée péquiste Agnès Maltais. Idem pour Françoise David, de Québec solidaire. «On a tout essayé: l’éducation, le mentorat. Ça fait 30 ans qu’on en parle et, de toute évidence, ça ne suffit pas.»

Le Conseil du statut de la femme propose de modifier la Loi électorale du Québec pour obliger tous les partis à présenter entre 40 % et 60 % de candidates, sous peine d’importantes amendes. Dans un rapport publié en 2014, le Directeur général des élections du Québec soulignait qu’il faudrait même songer à la disqualification des partis en cas de non-respect des quotas — rien de moins — pour avoir une loi réellement efficace.

Pour preuve, la France. En juin 2000, l’Hexagone a adopté une loi sur la parité, qui exige des partis la présentation de 50 % de candidates. Les grandes formations ont accumulé les pénalités financières annuelles depuis l’élection de 2012: 4 millions d’euros pour l’Union pour un mouvement populaire (UMP) et 1,2 million pour le Parti socialiste. Le nombre d’élues a augmenté, passant de 12,3 % en 2002 à 26,9 % en 2012, mais la parité est loin d’être atteinte.

L’adoption d’un mode de scrutin proportionnel mixte, comme le demandent certains partis, pourrait aussi encourager davantage les candidatures féminines. Le scrutin dit «majoritaire uninominal» qui a cours au Québec serait en fait l’un des moins avantageux pour les femmes, selon les recherches de la doctorante Jennifer Rosen, de l’Université Northwestern, aux États-Unis, qui a comparé la représentation politique des femmes dans 168 pays de 1992 à 2010. Avec un système proportionnel, si un parti obtient 30 % du vote populaire, il occupe 30 % des sièges. Un tel système imposerait aux formations politiques de séduire le plus d’électeurs possible, en présentant des candidats aux profils variés… dont des femmes. Par ailleurs, cela éviterait aux femmes d’être directement en compétition avec un homme pour l’obtention d’un siège dans une circonscription. L’un et l’autre seraient alors plutôt complémentaires.

Méthodologie

Notre script, codé en langage de programmation Python, a analysé les transcriptions officielles du Journal des débats de l’Assemblée nationale du 20 mai 2014 au 10 juin 2016.

Chaque intervention par un député a été sauvegardée. Le programme a ensuite compilé le nombre de mots, en excluant les chiffres, les articles (le, la, etc.) et les prépositions (de, à, etc.).

Pour chaque député, l’algorithme a compté le nombre de séances de l’Assemblée nationale qui ont eu lieu depuis sa plus récente élection. Sa date de démission a été prise en compte, le cas échéant. Le nombre de mots prononcés au total par le député a ensuite été divisé par le nombre de séances comptabilisées. Même chose pour le nombre d’interventions. Cela permet de comparer tous les députés entre eux, y compris les députés démissionnaires et nouvellement élus.

Pour les projets de loi, notre programme informatique a extrait du site Web de l’Assemblée nationale tous les projets de loi présentés par chaque député de mai 2014 à juin 2016. Tout comme pour le nombre de mots et d’interventions, le nombre de projets de loi a été divisé par le nombre de séances de l’Assemblée nationale ayant eu lieu pendant le mandat du député. Le résultat a ensuite été multiplié par 100 pour obtenir un taux par 100 séances.

L’expérience des députés est calculée en nombre de jours écoulés depuis leur toute première élection jusqu’au moment de l’analyse des données ou de leur date de démission, le cas échéant. Certains députés ont été élus, puis ont été battus, avant d’être élus de nouveau. Ces cas-là sont pris en compte par notre logiciel, qui exclut alors la pause dans le mandat de l’élu.

Pour calculer la proportion des budgets ministériels qui sont sous l’emprise des hommes, nous avons compilé les crédits par portefeuille du Budget de dépenses 2016-2017. Notre calcul tient compte des ministres titulaires et des ministres responsables. Nous avons exclu les ministres délégués, puisqu’ils agissent généralement sous la direction d’un ministre titulaire, selon la définition officielle de l’Assemblée nationale. Nous avons également exclu le premier ministre, puisque son rôle est difficilement comparable à celui des autres ministres.

31 commentaires à propos de “L’Assemblée nationale est sexiste et en voici la preuve

  1. L’Assemblée nationale sexiste?

    N’avons-nous pas élu unE Première Ministre il n’y a pas si longtemps?

    Mesurer le nombre de mots et/ou d’interventions des femmes versus ceux des hommes est insensé. Et en plus, tirer des conclusions que nous sommes sexistes à partir de ces statistiques ne veut rien dire sauf pour les féministes enragées des années ’70 qui carburent aux affrontements stériles avec les hommes et surtout, aux subventions du gouvernement.

    Des tonnes de facteurs peuvent influencer ce genre de chose dont les sujets abordés, la personnalité de chacun des intervenants, les politiques de son parti, sa situation personnelle, etc…

    • Hahaha ! « Féministes enragées! » « , « affrontements stériles »,  » subventions » …. Non, mais on n’en sort pas finalement ! Compter le nombre de mots a tout à fait son importance puisque cette donnée révèle la place que les femmes occupent réellement à l’assemblée nationale. Si, dans cet antre de la démocratie, les femmes ne peuvent s’exprimer autant que les hommes, c’est qu’on a encore du chemin à faire.
      Plusieurs femmes ont tenté de dénoncer le sexisme dont elles sont victimes, même auprès des messieurs pourtant éduqués de l’assemblée nationale.

      Merci aux auteurs de l’enquête. J’étudierai avec soin et curiosité sans perdre mon esprit critique.

      • Bon…un complot ourdi par des masculinistes fait rage à l’Assemblée Nationale maintenant…

        Femmes « victimes de sexisme » à l’Assemblée Nationale… Hum.

        N’importe quoi!!!

        Plusieurs femmes sont actuellement ministres avec d’importantes responsabilités, même que dans l’un des gouvernements Charest, elles étaient en nombre égal aux hommes. Une femme est co-chef d’un parti de l’opposition. Une autre se présente à la chefferie du principal parti de l’opposition. Nous avons très récemment élu une femme comme PremièrE Ministre.

        Votre fanatisme aveugle votre « sens critique » madame. J’ai beau chercher, je ne trouve aucunement de complot qui rendrait nos femmes « victimes de sexisme » en quoi que ce soit. Plutôt le contraire. Ce sont souvent les hommes qui souffrent de sexisme au sens où ils sont automatiquement présumés coupables lorsqu’une situation est dénoncée (souvent à tort) par une des enragées des années ’70.

  2. On parle d’égalité. Avez-vous vu les pubs de Replens à droite du texte?
    En haut, un couple de Blancs, suivi d’un couple de Noirs, suivi du même couple de Noirs
    Où est l’égalité?

    • Adblock n’est pas tsexiste ou raciste. Il bloque tout.

  3. Plus sexiste que l’Actualité envers les hommes? Aïe, c’est grave!

  4. Sujet très intéressant et enquête intéressante. Sincèrement, le sensationnalisme pour un sujet pareil; on aurait pu s’en passer. Vous tentez d’appliquer une rhétorique de causalité quand vous faites tout simplement une enquête journalistique. Vous titrez une section méthodologie, quand vous ne parlez aucunement de méthodologie; vous parlez de technique. Et le titre de l’article: «en voici la preuve»: il n’y a que des faits transformés en opinions… Ce n’est pas comme ça qu’on créer une «preuve». Une preuve c’est quelque chose de systématique et sans exception et incroyablement rares sont les études scientifiques sérieuses qui sont capable d’arriver à de telles conclusions. Il y a toujours des exceptions et si vous ne pouvez expliquer ces exceptions par des concepts qui retournent vers votre hypothèse, le lien de causalité n’est pas établi. Par exemple, on pourrait dire Agnès Maltais est intervenue plus fréquemment que la moyenne des hommes, car sont taux de testostérone s’en apparente (exemple farfelus, en effet mais il n’y a aucune façon de prouver un sexisme autre que biologiquement parlant. La sociologie (sciences humaines en générales) sont beaucoup trop complexes pour arriver à une conclusion aussi ferme et sans équivoque – et encore là ça changerait l’hypothèse de départ qui était que l’assemblée nationale discriminait les femmes au profit des hommes.
    Certaines conclusions peuvent faire consensus d’un groupe d’expert (groupe nominal, TRIAGE, Delphi) ou même de la société en générale, mais de là à dire qu’il y a une preuve, il faudrait sans doute revoir votre vocabulaire, car jamais on ne pourra parler de preuve dans un sujet aussi complexe. Avec les calculs statistiques adéquats vous auriez pu, au moins, affirmer ou infirmer que vos résultats sont significatifs, mais vous omettez d’en faire mention (p=0.05).

    Très bon article,
    Bonne continuité.

    • Vous m’enlevez les mots de la bouche Science101. Je propose qu’on produise un contre-article qui s’intitulerait «Comment fabriquer un problème».

      Oups, je viens de vérifier et, malheureusement, ce titre a déjà été utilisé…
      Zut!

    • Je surenchère sur Guillaume: vous soulevez exactement les bons enjeux méthodologique. On s’attend à plus de rigueur de l’Actualité.

  5. Votre article est fascinant et triste à la fois. Malgré le passage de politiciennes inspirantes au fil des années, il reste encore beaucoup de travail à faire! C’est un travail de Titan qui a été effectué pour le nombre de mots par député. Mais au-delà du nombre de mots, je crois qu’il y a aussi un volet important à considérer: le choix judicieux des mots peut parfois avoir plus d’impact. Lorsque j’accompagne des orateurs, je leur mentionne toujours que ce n’est pas la quantité qui importe, mais bien la qualité. Au final, est-ce que ces données auraient pu nous éclairer sur le niveau d’influence des femmes malgré leur nombre de mots plus faible? Je suppose que cela serait une tâche quasi impossible, compte tenu qu’il devient difficile d’analyser si une toute petite intervention féminine a pu faire moduler ou modifier un projet de loi, ou l’opinion de l’Assemblée! Mais il n’en demeure pas moins que votre outil « Combien de mots prononce votre député » a révélé que mon opinion de mon député actuel se confirme par son « économie » de salive à l’Assemblée. :-)

  6. Il sagit probablement d’un vaste complot de domination masculine…Après la politique il vont etendre leurs emprise sur le domaine de la coiffure, l’esthétique et des cpe.

    • En effet, un complot d’hommes hétérosexués blancs. Ceux sur qui on peut dire n’importe quoi….

  7. QLes députées parlent autant que leur fonction l’exige . Pourquoi faire un débat avec cela . Il est temps
    d’arrêter de s’enfarger dans les fleurs du tapis . Cette recherche de parité à tout pris ressemble à de l’obsession
    idéologique . . .

  8. Il y encore des journalistes qui croient toujours en 2016 que c’est une bonne idée de copier la France??

  9. C’est normal,il y a plus de femmes que d’hommes. Si c’était le contraire on n’en attendrais pas parler. Au parti québécois les femmes sont plus dans l’action.

  10. Je dois confesser que le rédactionnel basé sur cette étude me surprend un peu… à l’instar de plusieurs internautes….

    Ce qui me saisit plus encore, c’est l’analyse des algorithmes choisis pour postuler du caractère « sexiste » de l’Assemblée nationale. Nous devrions parler de sexisme si les femmes étaient empêchées de parler, si on coupait systématiquement leur temps de parole, si toutes se trouvaient obligatoirement occuper des postes subalternes.

    Lorsqu’on observe les chiffres au cas par cas par séances, on s’aperçoit que plusieurs femmes tout dépendant de leurs attributions parlent plus que d’autres, parlent plus que la moyenne, que cela est exactement la même chose pour les hommes.

    Être élu député ne signifie pas être excellent orateur. Être député ne signifie pas qu’on détienne une excellente culture générale qui permette d’aborder éloquemment toutes sortes de sujets.

    Ainsi ce n’est pas une surprise si monsieur Couillard parle plus que les autres, pas plus que cela en est une que Stéphane Bédard parle plus également. — Pourquoi ? Parce que les deux hommes sont cérébraux, parlent bien, sont très cultivés et occupent (ou occupaient) des fonctions qui favorisent l’exposé des données et la prise de parole.

    À cet effet d’ailleurs, ce qui devient intéressant dans cette étude, ce sont plutôt les moyennes par partis. Étonnement en moyenne, les hommes parlent plutôt moins que les femmes (hormis à la CAQ), ces simples chiffres établissent que finalement en moyenne, femmes et hommes utilisent à quelques points de pourcentage près, le même nombre de mots…

    … Quand finalement le temps de parole est principalement déterminé par les fonctions occupées et les sujets abordés. Ce qui apparemment ferait sursauter l’auteur de cet article.

    Ce que je comprends encore moins, ce sont les amalgames entre le budget des ministères et le nombre de mots prononcés par les titulaires des portefeuilles. Quand le rédacteur parle en plus de « parachutage » des ministres, on prend conscience tout-à-coup de caractères partisans et donc biaisés qui font douter de l’intégrité de ce billet de blogue… si bien que de la science (naturelle ?)… on se met à planer en pleine « science-fiction »…. Ouh ! Ouh ! Je plane ! Je plane !

    Il est intriguant d’ailleurs que les algorithmes n’aient pas été programmés pour pouvoir prendre compte l’ensemble de ces nuances, lorsque cette supposée méthodologie telle qu’elle nous est exposée, tiendrait essentiellement du charcutage.

    Il faudrait donc prendre pour vrai cette évidence qui voudrait que par définition tous les députés de l’Assemblée soient tous strictement égaux… en paroles et en mots pour se prévaloir de l’égalité de tous les débats (ou ébats ?)… tous sexes confondus.

    Sans plus entrer dans le détail, l’étude des chiffres qui nous sont ici présentés, réfute l’intitulé même de l’article, puisque les chiffres n’établissent précisément pas qu’il y aurait une quelconque preuve de sexisme dans le déroulement des travaux de l’Assemblée nationale. On devrait plutôt conclure exactement l’inverse, à l’effet que les femmes du Québec sont parfaitement bienvenues dans cette assemblée pour s’y exprimer.

    J’aimerais finir par cette question : Le fait que mes commentaires dans les blogues de L’actualité soient souvent plus longs que la moyenne, cela signifie-t-il « scientifiquement » que je sois sexiste ?

  11. On aura beau dire, l’article comme les commentaires ne me surprennent pas le moins du monde. Les commentaires désobligeants viennent des hommes, les conneries aussi! Ce qui valide cet article, plus cela change plus c’est pareil! Il faudrait pouvoir changer le coeur des hommes! Le pouvoir et l’Égo!

    • Et ton commentaire désobligeant (et…), il a quel sexe (histoire de peaufiner tes statistiques)?

  12. On devrait aller vers des quotas. Femme, hommes, représentantation de chacune des race, de toutes les orientations sexuelles. Comme ça plus besoin de voter!!!. La compétence n’importe pas!!! À quand une étude sur l’espérance de vie des hommes, sur l’accès aux soins de santé des hommes, à la surrepresentativité des hommes en prison, sur un programme favorisant la venue des femmes dans les jobs que les hommes occupent? Misère

    • Ouais… Ça prendrait également un quota proportionnel à leur place dans la population de gauchers, de roux, de yeux pers, d’intolérants au gluten, de queers, de capricornes, de cocus, etc…

  13. À toutes ces personnes qui sont outrées par l’utilisation du mot « sexiste », il faut savoir que les inégalités montrées dans cet article ne se passent pas seulement à l’assemblée nationale. On peut les observer presque systématiquement dans les conversations, dès que celles-ci impliquent un certain échange d’idées et de l’argumentation. Et cela n’est pas un hasard: dès le plus jeune âge, on apprend généralement aux filles à être douces, à ne pas trop déranger et à prendre soin des autres, alors qu’on encourage souvent les garçons à prendre leur place, à ne pas avoir peur de défendre leurs idées et à foncer. Cette éducation et cette culture genrée fait partie, à mon sens, de l’essence du patriarcat, donc je trouve tout à fait logique que les conséquences de cette éducation, qui sont montrées dans cet article, soient définies comme du sexisme. Voici d’ailleurs une autre étude très intéressante à propos de « La répartition des tâches entre les femmes et les hommes dans le travail de la conversation », qui tire les mêmes conclusions que cet article: http://1libertaire.free.fr/CMonnetConversation.html

    • Il y a un manque de compréhension de ta part. Nous ne sommes pas outré d’entendre le mot «sexiste», nous sommes tannés de lire n’importe quoi.

      Tu as déjà essayé d’argumenter avec une féministe « convaincue »?

      J’ai eu une conversation amicale avec une féministe modérée, il y a quelques années. Elle était impliquée dans QS. Je lui exprimais les raisons pour lesquelles j’avais arrêté de supporter le féminisme (je suis égalitaire). Pour faire court, elle m’a répondu quelque chose comme :
      «Je te comprends. Moi et plusieurs autres femmes avons aussi un malaise face aux féministes « convaincues ». J’ai beau être féministe, je ne me reconnais pas dans leur discours et il est impossible de discuter avec elles».

      Et ce n’est vraiment pas la seule à m’avoir tenu ce genre de propos. Il n’y a qu’à voir ce qui est arrivé à la ministre qui a eu le malheur de dire qu’elle était plus égalitaire que féministe. Un peu plus et c’était le peloton d’exécution…

      D’ailleurs, c’est ce qui se passe ici. Certaines personnes ont bien démontré les importantes lacunes de cet article. Quelle est la réaction à ces commentaires? Ce sont des outrés d’entendre le mot «sexiste», des commentaires désobligeants des méchants hommes, des négationnistes,…

      Bref, c’est comme d’habitude : si nous ne sommes pas avec, nous sommes contre…

    • @ Mireille Allard,

      Je ne voudrais en aucun temps passer pour : un abominable affreux misérable sexiste idéologiste archaïste paternaliste outrecuidant machiste. Mais… force est de constater que le document que vous nous soumettez pour étayer votre argumentation est une rédaction qui a tout de même quelques 20 ans, laquelle est basée sur une bibliographie dont plusieurs documents ont près de 40 ans.

      Vous remarquerez tout comme moi que la bibliographie est presque exclusivement composées de livres anglo-saxons, que bien que le texte soit rédigé en français, nombre des arguments qui sont développés relèvent en plusieurs aspects de la traduction.

      Je remarque de plus que ce document issu du site : « Nouveau millénaire, Défis libertaires » a pour fin la promotion de « thèmes » à forte obédience anarcho-syndicaliste qui s’il faut certes en tenir compte et les respecter, ne sont pas nécessairement représentatifs de l’opinion partagée largement majoritairement par tous les publics relativement à ces diverses formes thétiques.

      En d’autres termes : on pourrait s’interroger sur le caractère en tous points objectif des propos rapportés.

      Enfin, la thématique du texte que vous nous soumettez relève ici exclusivement des « pratiques conversationnelles » qui viseraient selon le postulat de l’auteure : à imposer le silence aux femmes. Hors nous savons que toutes les formes de pratiques conversationnelles sont intimement liées à l’intelligence des participants, à leur degré d’allitération et non spécifiquement au sexe proprement dit des participants.

      Selon moi, la société dans laquelle nous vivons — pour aussi imparfaite qu’elle puisse être — a évoluée. Les femmes bénéficient d’une place aujourd’hui plus adéquate qu’il n’y a 50 ans. Toutes les femmes qui souhaitent désormais réussir dans la vie ne disposent pas ici de moins d’outils que n’en ont les hommes.

      Vous devriez probablement prendre le temps d’observer et d’apprécier le chemin parcouru, lorsqu’essentiellement vos propos ne sont ni plus ni moins qu’un « copié-collé » du discours que tenaient les féministes des années 50-60 ou encore 70.

      Depuis, nombre de ces protestataires ont accompli des carrières enviables dans tous les métiers auxquelles n’ont jamais eu accès nombre de messieurs.

    • Que pensez-vous des « Femen »?

      Trouvez-vous qu’elles représentent bien votre idéologie?

  14. La preuve! Quelle preuve? Il est complètement aberrant de considérer que l’Assemblée nationale est sexiste parce que les députées parlent moins souvent et moins longtemps que les députés. Pour soutenir une telle thèse il aurait fallu démontrer que quelque chose ou quelqu’un empêche les femmes s’exprimer.
    Pour avoir assisté à un nombre incalculable de comités, de colloques, de réunions dans le milieu hospitalier, universitaire, syndical et associatif, je ne peux que constater qu’en moyenne les femmes s’expriment moins que les hommes. Même les commentaires dans les médias proviennent plus souvent des hommes que des femmes! Et personne n’empêche les femmes de prendre la parole à ces endroits.
    L’auteur de l’enquête aurait pu s’intéresser aux causes des interventions moindres des députées, et peut-être des femmes en général. Sont-elles plus efficaces? Perdent-elles moins de temps à aborder des futilités? Sont-elles plus gênées que les hommes de présenter leur vision des choses? Il eût fallu interroger les députées qui interviennent peu. Une telle enquête aurait pu proposer des pistes de solution pour que les femmes se fassent entendre davantage.
    Il est décevant de trouver un article si empreint d’idéologie dans L’actualité.

    • Tout à fait d’accord avec toi! Les femmes sont moins nombreuses, alors évidemment qu’elles ont moins de ‘mots’ à leur actif. Les liens faits dans cet article m’échappent…

  15. Bon, bon les hommes ont plus de pouvoir à l’ Assemblée nationale! C’ est la même chose au fédéral, au USA, et partout dans le monde et puis après !!! On déchire sa chemise et on brûle les brassières et on va régler le problème hein! Avoir plus de pouvoir ne signifie pas être sexiste pour autant! Ne mélangeons pas les choux avec les carottes ! On changera pas le monde demain matin !

  16. Même dans les commentaires à L’actualité, les hommes prennent plus la parole ! Beaucoup plus. Presque toute…
    Peut-être que les femmes ont d’autres chants à fouetter que les querelles de coqs (excusez la drôle d’image: chats et coqs). Elles sont peut-être plus pratiques.
    L’Assemblée nationale n’est pas coupable de sexisme, elle ressemble au reste de la société. Normal, puisqu’elle la représente. Comme elle la représentait quand il ne s’y trouvait pas une seulle femme..Certains jours, on se dit que ça irait peut-être mieux si les hommes allaient faire autre chose.
    Antidote
    .

    • Donc, s’il y a un problème (je dis bien «si»), seul les hommes en sont responsables?

  17. Je suis écoeuré de vous entendre vous plaindre de tout et de rien. Vous avez atteint ma limite. Allez vous faire soigner ou arrêté les pilules.

    • @ steeve : remarquez que l’article est produit par un homme et qu’aucune des députées interrogées n’a voulu affirmer que l’Assemblée nationale était sexiste.
      Il faudrait savoir qui a trouvé le titre pour le site web qui ne correspond pas à ce que l’on peut raisonnablement conclure de cette analyse purement quantitative. Le version imprimée titre « Vice caché à Québec », ce qui est déjà moins tendancieux.