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	<title>L&#039;actualité &#187; Politique</title>
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	<description>Informations politique, monde, économie, société, environnement, santé, science et culture.</description>
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		<title>Faux départ pour la campagne de Denis Coderre</title>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 19:19:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Destouches</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Denis coderre]]></category>
		<category><![CDATA[montreal]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Denis Coderre a levé le voile sur l’un des secrets les moins bien gardés de Montréal, jeudi : il briguera bel et bien le poste de maire de la métropole lors des élections municipales prévues en novembre. Mais le lancement de sa campagne a rapidement viré à la catastrophe. Bilan : deux arrestations et un blessé.</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/politique/faux-depart-pour-la-campagne-de-denis-coderre/">Faux départ pour la campagne de Denis Coderre</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les choses ont commencé à se gâter pour Denis Coderre lors de la conférence de presse organisée devant l’hôtel de ville afin d’annoncer sa candidature. Plusieurs dizaines de manifestants du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) ont perturbé son annonce, le huant à l’occasion. À plusieurs reprises, Denis Coderre a été invectivé par deux hommes masqués situés derrière lui.</p>
<p>« On manifeste contre la corruption », a dit l’un d’eux. « Vous n’avez pas de courage politique, M. Coderre », a dit un autre. La « pénurie » de logements sociaux et le règlement municipal P-6, qui oblige les manifestants à découvrir leur visage et à dévoiler leur itinéraire, étaient au cœur de leur message.</p>
<p>Après le discours du député libéral, la situation a dégénéré. Les policiers ont arrêté les deux manifestants masqués, et, alors que la tension montait, un agent a projeté à terre un homme de 85 ans qui a été transporté à l’hôpital.<br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/ClVAckNZWD0" height="315" width="400" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe> <iframe src="http://www.youtube.com/embed/9YtTJJPNTAo" height="315" width="400" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe><br />
Plusieurs journalistes ont également noté des fautes d’orthographe (« des règles établis », « Nous devons (…) cessez d’être infantilisé ») dans le communiqué de presse accompagnant l’annonce de la candidature du natif de Joliette, qui est présenté comme s’appelant « dénis Coderre ».</p>
<blockquote class="twitter-tweet" lang="fr"><p>Qq fautes d&rsquo;orthographe dans la déclaration Coderre: «des règles établis», «Ile», Nous devons(&#8230;)cessez d’être infantilisé». <a href="https://twitter.com/search/%23PolMtl">#PolMtl</a> <a href="https://twitter.com/search/%23CmMtl">#CmMtl</a></p>
<p>&mdash; François Cardinal (@F_Cardinal) <a href="https://twitter.com/F_Cardinal/status/335045532621881344">16 mai 2013</a></p></blockquote>
<p><script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Au lendemain de cette journée mouvementée, l’homme politique de 49 ans a eu un <a href="http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=176589">échange houleux avec l’animateur Guy Simard</a>, de l’émission <i>Puisqu’il faut se lever</i>, à l’antenne du 98,5 fm.</p>
<p>À l’animateur qui questionnait son jugement et remettait en cause la présence dans son entourage de Jean Lapierre, ancien porte-parole du parti de l’ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt, Denis Coderre a répondu que personne n’allait « toucher à son intégrité ».</p>
<p>« On va travailler de façon transparente. On va faire en sorte que personne ne doutera de mon intégrité ni de celle de mon administration », a-t-il expliqué.</p>
<p>La conversation a tourné au vinaigre et Denis Coderre a pris pour prétexte le retard de l&rsquo;entrevue pour raccrocher. « On va poursuivre sans vous. (&#8230;) On n&rsquo;a plus besoin de vous », lui a rétorqué l&rsquo;animateur.</p>
<p>Selon un <a href="http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201305/14/01-4650915-mairie-de-montreal-denis-coderre-toujours-favori.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&#038;utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4651320_article_POS1">sondage CROP-<i>La Presse</i></a> publié cette semaine, Denis Coderre est le favori de la course à la mairie, récoltant un tiers des intentions de vote, soit 15 points de plus que son plus proche poursuivant, Richard Bergeron.</p>
<p>Député fédéral de Bourassa depuis 1997, Denis Coderre quittera ses fonctions le 2 juin, date anniversaire de son premier mandat.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Denis Coderre : un chevalier sans peur</title>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 15:36:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chantal Hébert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique de Chantal Hébert]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Chantal Hébert]]></category>
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		<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Si Denis Coderre devient maire de Montréal l’automne prochain, personne n’aura à s’inquiéter de ce que le copinage et la collusion refassent leur nid à l’Hôtel de Ville sans qu’il en ait connaissance.</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/politique/denis-coderre-un-chevalier-sans-peur/">Denis Coderre : un chevalier sans peur</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_98473" class="wp-caption aligncenter" style="width: 533px"><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/05/coderre-fond-noir.jpg"><img class="size-full wp-image-98473" alt="coderre-fond-noir" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/05/coderre-fond-noir.jpg" width="523" height="356" /></a><p class="wp-caption-text">Photo: Sean Kilpatrick / Presse canadienne</p></div>
<p>Si Denis Coderre devient maire de Montréal l’automne prochain, personne n’aura à s’inquiéter de ce que le copinage et la collusion refassent leur nid à l’Hôtel de Ville sans qu’il en ait connaissance.</p>
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<p>À la Chambre des communes, qu’il quitte après 16 années de service, aucun député n’est aussi familier avec les coulisses de la politique montréalaise. Il les a fréquentées à titre de militant, d’organisateur, de député et de ministre libéral.</p>
<p>La première fois que j’ai croisé Denis Coderre, à l’été 1990, il était le candidat de Jean Chrétien contre Gilles Duceppe dans Laurier-Sainte-Marie. À 27 ans, il en était déjà à sa deuxième tentative pour se faire élire au Parlement, et il filait tout droit vers l’abattoir. Le Bloc québécois a remporté sa toute première circonscription à ses dépens. En rétrospective, cela fait de Denis Coderre le premier fédéraliste à avoir payé les pots cassés de l’échec de Meech.</p>
<p>Candidat battu dans Bourassa trois ans plus tard, il rate de nouveau le coche. Le règne de Jean Chrétien commence sans lui. Ce rendez-vous manqué permet notamment à Martin Cauchon, qui allait devenir son grand rival au sein de l’état-major québécois du gouvernement libéral, de prendre une longueur d’avance.</p>
<p>Élu dans Outremont, c’est lui qui s’installe dans le rôle de futur jeune premier québécois du PLC — rôle dans lequel il vieillira jusqu’à son humiliante défaite au leadership fédéral le mois dernier.</p>
<p>Finalement élu en 1997, Denis Coderre devra attendre encore cinq ans pour obtenir un ministère de premier plan. Quand Jean Chrétien le fait monter en grade, du Sport amateur à l’Immigration, en 2002, le règne du premier ministre tire à sa fin. Coderre, qui est identifié au clan de Paul Martin, est convaincu que cette promotion est un cadeau empoisonné.</p>
<p>En politique fédérale, un premier ministre se sert plus souvent du ministère de l’Immigration pour faire subir le supplice de la planche à un personnage encombrant que pour lui fournir un tremplin vers un brillant avenir. L’allergie à la langue de bois et l’amour des caméras, qui ont bien servi Denis Coderre au Sport amateur, sont autant d’attributs dangereux à l’Immigration.</p>
<p>Même s’il sort intact de cette expérience, sa trajectoire ministérielle se termine abruptement peu de temps après le départ de Jean Chrétien. En plein scandale des commandites, au lendemain des élections de 2004, Paul Martin s’inquiète des fréquentations de son député organisateur et l’écarte du Cabinet. Au bout du compte, la commission Gomery n’a rien retenu contre Denis Coderre, mais lorsque la poussière a fini par retomber, le PLC n’était plus au pouvoir.</p>
<p>C’est en 2009, le jour où il rend son tablier de lieutenant québécois en affirmant que son chef, Michael Ignatieff, est télécommandé par des conseillers torontois insensibles aux réalités québécoises, que Denis Coderre commence à écrire l’épilogue de sa carrière fédérale. Dans un parti qui compte davantage d’éminences grises à l’ombre de la tour CN que dans tout le reste du Canada, ce sont des paroles qui ne pardonnent pas.</p>
<p>Denis Coderre se présente à la mairie de Montréal alors qu’il n’y a plus vraiment de place au soleil pour lui à Ottawa, ou, tout au moins, aucune place plus ensoleillée que celle qu’il a déjà occupée comme ministre il y a 10 ans. Mais il se présente aussi parce qu’il a encore l’énergie de ses ambitions.</p>
<p>Il ne courra jamais les salons d’Outremont. Sa rivalité avec Martin Cauchon lui vaut de n’avoir jamais fait partie des protégés politiques du clan Desmarais et de Power Corporation. C’est une distinction que le député de Bourassa partage avec le nouveau chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, et elle ne l’aide pas dans les milieux d’affaires.</p>
<p>Surtout, il n’a ni le profil ni la virginité politique qu’ont en tête ceux qui rêvent encore d’un mythique chevalier blanc pour sortir Montréal des ornières de la corruption. Cela dit, Denis Coderre a accumulé suffisamment de plaies et de bosses pour que, à défaut de pouvoir prétendre qu’il est sans reproche, ceux qui le suivent depuis longtemps puissent dire qu’il est un chevalier sans peur.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le PQ et l’art de courir à sa perte</title>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 13:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chantal Hébert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique de Chantal Hébert]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[L'actualité du 1er juin 2013]]></category>
		<category><![CDATA[NPD]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Huit mois après son arrivée au pouvoir, le Parti québécois est aussi impopulaire que le gouvernement libéral mal-aimé qu’il a remplacé. Selon les sondages sur les intentions de vote, le gouvernement de Pauline Marois a perdu des plumes à gauche comme à droite, au profit aussi bien de rivaux souverainistes, tel Québec solidaire, que du Parti libéral du Québec, son principal adversaire fédéraliste.</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/politique/le-pq-et-lart-de-courir-a-sa-perte/">Le PQ et l’art de courir à sa perte</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_96543" class="wp-caption alignleft" style="width: 190px"><img class=" wp-image-96543 " alt="Pauline Marois" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/05/Pauline-Marois-Hebert-300x300.jpg" width="180" height="180" /><p class="wp-caption-text">Photo : Mario Beauregard / PC</p></div>
<p>Ses propres militants sont souvent perplexes à l’égard de son objectif du déficit zéro, et certains se sentent carrément trahis par un régime d’austérité qu’ils voient comme un sérieux coup de barre vers la droite.</p>
<p>Des projets phares, comme celui d’une nouvelle charte de la langue française, suscitent davantage d’indifférence que d’engouement populaire. À la forte indignation de la communauté anglophone, le gouvernement Marois est bien en peine ces jours-ci d’opposer l’enthousiasme de la majorité francophone — laquelle se distingue plutôt par sa tiédeur.</p>
<p>La question de la langue n’est pas le seul sujet qui ne fait plus recette comme avant dans l’opinion québécoise. Même si le gouvernement de Stephen Harper bat des records d’impopularité au Québec, le PQ a de la difficulté à marquer des points sur son dos. Sur ce front, l’étiquette de la soi-disant gouvernance souverainiste nuit davantage au produit qu’autre chose.</p>
<p>À la faveur du débat sur la très contestée réforme fédérale de l’assurance-emploi, le mois dernier, Pauline Marois a nommé l’ancien chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, à la tête d’une commission destinée à prendre le relais dans ce dossier.</p>
<p>Au cours du même mois, la publication de l’ouvrage de l’historien Frédéric Bastien sur les circonstances du rapatriement de la Constitution en 1982 a donné ce qui aurait pu être un nouveau souffle à un débat habituellement porteur pour le Parti québécois.</p>
<p>Pourtant, s’il faut en croire la maison CROP, qui a sondé l’électorat au cours de la même période, ce sont les libéraux, tous paliers confondus, qui sont en hausse au Québec. Dans un sondage publié par<em> La Presse</em> à la fin avril, le PQ ne pouvait plus compter que sur 25 % d’appuis — 13 points derrière les libéraux.</p>
<p>Dans les annales politiques récentes du Canada, on chercherait en vain un gouvernement minoritaire qui aurait, en si peu de temps, réussi à indisposer autant de tranches différentes de l’électorat — y compris dans les rangs de sa propre clientèle — que celui de Pauline Marois. S’il avait appliqué la même recette, Stephen Harper serait aujourd’hui à la retraite plutôt que premier ministre majoritaire, et le Parti conservateur vivoterait dans les limbes de l’opposition.</p>
<p>À tout prendre, le parcours qui s’apparente le plus à celui du PQ au cours de ses premiers mois au pouvoir à Québec est sans doute celui du gouvernement majoritaire de Bob Rae, en Ontario, au début des années 1990.</p>
<p>À l’époque, le NPD avait remporté une victoire-surprise, malgré son crédo gauchisant. Comme Pauline Marois, Bob Rae devait composer avec un milieu des affaires largement rébarbatif à son parti, et une base militante dont les aspirations ne collaient pas à la situation économique ambiante ou aux priorités d’une masse critique d’électeurs ontariens.</p>
<p>Comme le gouvernement du PQ, celui de Bob Rae a dû emprunter un parcours budgétaire auquel rien n’avait préparé ses membres ou sa clientèle traditionnelle. À l’époque, ce repositionnement s’était fait dans un certain désordre et dans un climat d’improvisation.</p>
<p>Il faut dire que le NPD ontarien n’avait jamais connu autre chose que l’opposition. Contrairement au PQ, qui a gouverné le Québec à plusieurs reprises depuis 1976, rien n’avait préparé le parti de Bob Rae aux réalités du pouvoir.</p>
<p>Toujours est-il que le gouvernement Rae ne s’est jamais remis de son mauvais départ, et cela, même s’il a disposé de cinq années pour redresser la situation. Quand il n’était pas en porte-à-faux avec la population, le gouvernement néo-démocrate l’était avec ses militants, et vice versa.</p>
<p>Dans la foulée de ce mandat, il a fallu une vingtaine d’années aux néo-démocrates de l’Ontario pour se refaire des forces. Et ils n’ont jamais repris le pouvoir à Queen’s Park. Un départ raté peut parfois coûter plus cher qu’une défaite électorale ou référendaire !</p>
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		<title>Superministre Gaudreault</title>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 17:41:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jonathan Trudel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[L'actualité du 15 mai 2013]]></category>
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		<category><![CDATA[Sylvain Gaudreault]]></category>
		<category><![CDATA[transports]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Presque inconnu au moment où Pauline Marois l’a nommé aux Transports et aux Affaires municipales, Sylvain Gaudreault porte aujourd’hui sur ses épaules plusieurs des dossiers les plus lourds du gouvernement péquiste. <em>L’actualité</em> l’a suivi pendant 36 heures.
</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/politique/superministre-gaudreault/">Superministre Gaudreault</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_93757" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_GAUDREAULT_01.jpg"><img class="size-full wp-image-93757" alt="Photo : Louise Bilodeau" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_GAUDREAULT_01.jpg" width="600" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Louise Bilodeau</p></div>
<p>Sylvain Gaudreault au Conseil des ministres ? Personne, parmi les journalistes de la colline Parlementaire, ne l’avait prédit. Le député de Jonquière peut difficilement les blâmer : lui non plus ne l’avait pas envisagé. « Quand Pauline Marois me l’a annoncé, j’ai eu un choc vagal », dit-il à la blague.</p>
<p>Ce relatif inconnu de 42 ans, professeur au programme « Art et technologie des médias » du cégep de Jonquière (dont il n’est qu’en congé temporaire, insiste-t-il), se voyait propulsé à la tête de non pas un, mais deux ministères. Et non les moindres : celui des Transports et celui des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire.</p>
<p>Gaudreault, grand gaillard d’allure sportive, porte depuis sur ses épaules plusieurs des dossiers les plus lourds du gouvernement Marois. La première ministre l’a chargé de « faire le ménage » aux Transports pour laver les soupçons de collusion qui planent sur ce ministère. Il doit aussi réduire dans les transports la consommation de carburants fossiles importés, réformer le financement politique dans les municipalités, soutenir la construction de logements sociaux, développer l’économie sociale en région, favoriser l’occupation du vaste territoire québécois…</p>
<p>« Pauvre ti-pit, il ne sera pas souvent chez lui ! s’était moquée la députée libérale Lise Thériault lors de sa nomination. Il va être obligé de travailler 28 heures sur 24 ! »</p>
<p>À titre de patron des villes, Gaudreault est dans la mire de l’opposition quand des allégations de corruption salissent Montréal, Laval ou Mascouche. Et c’est vers lui que se tourneront les regards si les lois sur l’« intégrité » des fournisseurs publics retardent la construction du nouveau Colisée, à Québec, ou si les élections municipales de novembre prochain tournent au vinaigre.</p>
<p>Tiendra-t-il le coup ? « Jusqu’à maintenant, on passe à travers », dit ce pince-sans-rire dont l’attitude décontractée en privé contraste avec l’image plutôt austère qu’il dégage en public. Au terme de la première session parlementaire, des chroniqueurs politiques ont même nommé ce diplômé en droit (Université Laval) et en histoire (Université du Québec à Chicoutimi) « révélation » de l’équipe Marois, saluant son calme et sa maîtrise des dossiers.</p>
<p>Nous l’avons suivi pendant 36 heures au Saguenay et à l’Assemblée nationale.</p>
<p><b>8 h 02</b></p>
<p>Comme presque tous les lundis, Sylvain Gaudreault déjeune avec son équipe du bureau de circonscription au restaurant 4 Chemins, en banlieue de Jonquière. L’endroit est désert, à l’exception d’un client qui sirote une Molson Ex au bar en guise de déjeuner.</p>
<p>Le ministre, lui, opte pour un trio œuf, patates, bacon. Il aura besoin de carburant s’il veut respecter l’horaire serré que lui tend son attaché de presse.</p>
<p>Gaudreault a beau piloter une équipe de deux chefs de cabinet, deux sous-ministres, un adjoint parlementaire, trois attachés de presse et de multiples conseillers politiques, il doit aussi, comme tous les ministres, consacrer une journée par semaine aux « cas de circonscription ». À l’agenda : diverses rencontres avec des élus locaux et l’annonce de subventions à des groupes communautaires… ainsi que plusieurs centaines de kilomètres de route.</p>
<div id="attachment_93759" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_GAUDREAULT_02.jpg"><img class="size-full wp-image-93759 " alt="Photo : Louise Bilodeau" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_GAUDREAULT_02.jpg" width="600" height="388" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Louise Bilodeau<br />Le ministre en réunion matinale avec son équipe et en commission sur le projet de loi 10, qui permet de relever un élu municipal de ses fonctions.</p></div>
<p><b>10 h 32</b></p>
<p>Après un trajet d’une heure et demie, la voiture s’arrête au restaurant L’Islet, à L’Anse-Saint-Jean, d’où l’on a une vue spectaculaire sur le fjord. En présence du gratin de la municipalité, Sylvain Gaudreault doit annoncer une subvention destinée à aider un groupe de jeunes entrepreneurs qui souhaitent acquérir le Bistrot de l’Anse, une « institution » locale<b> </b>en difficulté.</p>
<p>Il profite d’abord de l’occasion pour évoquer son attachement particulier à ce village, dont la famille de sa mère est originaire. Tout le monde ou presque, ici, semble revendiquer un lien d’amitié ou de parenté avec le ministre, né à Chicoutimi et cadet<b> </b>d’une famille de trois enfants.</p>
<p>Quelques instants plus tard, à l’hôtel de ville, 30 secondes suffisent à l’inspecteur municipal pour leur dénicher un ancêtre commun, Chrysologue Boudreault. « Comme ça, on est des petits-petits-cousins ! » rigole-t-il.</p>
<p>Avant d’annoncer un soutien financier aux fêtes du 175<sup>e</sup> anniversaire de L’Anse-Saint-Jean — « le berceau du Saguenay », dit-il —, le ministre fait rire l’assistance en évoquant dans le détail ses racines anjeannoises. Passionné de généalogie, il raconte que l’un de ses ancêtres était postillon (ou cocher d’une voiture des postes).</p>
<p>« Parmi mes titres, j’ai celui de ministre de l’Occupation du territoire, me dit-il en quittant le village. Et l’un des premiers critères pour avoir le goût de vivre dans une collectivité et d’y fonder une famille, c’est le sentiment d’appartenance. Pour souder ce lien, l’histoire est un outil puissant, qui nous ramène à l’universel. »</p>
<p><b>12 h 25</b></p>
<p>Dans un centre communautaire de Saint-Félix-d’Otis, le ministre écoute patiemment les maires de la MRC du Fjord-du-Saguenay présenter leurs doléances. Au menu : l’entretien des routes forestières, l’achèvement de la Route verte et divers problèmes liés aux sentiers de motoneige, une source de revenus cruciale pour la région.</p>
<p>« Quand j’ai été nommé ministre, des chroniqueurs de Montréal ont demandé ce que je connaissais des problèmes de congestion routière dans les grandes villes, me dit-il après la réunion. C’était tellement condescendant, comme si, en région, on conduisait encore des charrettes et qu’on n’était pas capables de comprendre les grands enjeux ! Je serais curieux de voir un ministre des Transports de Montréal pris dans des questions de sentiers de motoneige. »</p>
<div id="attachment_93761" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_GAUDREAULT_03.jpg"><img class="size-full wp-image-93761 " alt="LAT07_GAUDREAULT_03" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_GAUDREAULT_03.jpg" width="600" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Louise Bilodeau</p></div>
<p><b>14 h 22</b></p>
<p>Sur le chemin du retour vers Jonquière, Sylvain Gaudreault indique du doigt un immeuble gris, sur le bord de la route, à La Baie. « C’est le studio de Louis Champagne », dit-il d’un ton neutre.</p>
<p>Le jour du lancement de la pre-mière campagne électorale de Gaudreault, en 2007, ce controversé animateur s’était moqué de l’orientation sexuelle du candidat péquiste en soutenant sur les ondes d’une radio de Chicoutimi que les travailleurs d’usine ne voteraient jamais pour des « tapettes ». « C’était hyperméprisant pour les ouvriers. Ce n’est pas parce que tu travailles à l’usine que tu es fermé d’esprit », dit Gaudreault. Contraint de s’excuser, Champagne avait été remercié l’année suivante, mais il a retrouvé un micro dans la petite station de Kool Radio, à La Baie. « Les ondes ne se rendent même pas à Jonquière », précise le ministre, qui ne s’en plaindra pas.</p>
<p>Sylvain Gaudreault reste convaincu que le Saguenay n’a pas des valeurs sociales plus conservatrices que le reste du Québec. Il ne cultive d’ailleurs aucun complexe et parle de son conjoint (directeur d’un théâtre à Chicoutimi) comme d’autres hommes politiques parlent de leur femme. « C’est le rôle des élus de faire preuve de leadership et d’amener la population plus loin », dit-il.</p>
<p><b>16 h</b></p>
<p>Après une halte dans un centre communautaire de Jonquière, le ministre s’arrête à son bureau de circonscription. Encadrées et affichées sur trois murs, deux douzaines de caricatures du ministre parues récemment dans <i>Le Quotidien </i>de Chicoutimi (et une dans <i>Le Devoir</i>) témoignent de son omniprésence dans l’actualité. L’une d’elles le montre en bourreau s’apprêtant à guillotiner l’ex-maire de Mascouche Richard Marcotte, un clin d’œil au projet de loi 10 (surnommé « projet de loi Marcotte »), qui prévoit le dégommage d’élus soupçonnés de corruption.</p>
<p>« Notre but n’est pas de faire le ménage parmi les maires récalcitrants, explique le ministre de sa voix grave. C’est de ramener l’intégrité dans l’administration publique. Là-dessus, on est intraitables. »</p>
<p>Il rappelle que le Québec compte plus de 1 100 municipalités. « Ce ne sont pas tous des pourris qui les dirigent ! Il y a plein de maires superdévoués, qui reçoivent eux-mêmes les appels de citoyens le soir et qui ne sont presque pas payés. Mais ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas resserrer les règles. »</p>
<div id="attachment_93763" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_GAUDREAULT_04.jpg"><img class="size-full wp-image-93763" alt="Photo : Louise Bilodeau" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_GAUDREAULT_04.jpg" width="600" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Louise Bilodeau</p></div>
<p><b>18 h</b></p>
<p>Le chauffeur met le cap sur Alma, route qu’emprunte souvent Gaudreault l’été, sur son vélo de route en carbone conçu au Québec par Devinci. (Il a parcouru 4 000 km l’an dernier et vise le même objectif cette année.)</p>
<p>Arrivé à l’assemblée annuelle régionale<b> </b>du PQ au Saguenay–Lac-Saint-Jean, il est accueilli en héros par des militants, qui le saluent en le tutoyant. « Ce que j’aime de toi, c’est ton calme », lui dit l’un d’eux. « Il est resté simple, il parle à tout le monde, son titre ne lui est pas monté à la tête », dit le président régional du parti, Sabin Gaudreault.</p>
<p>« Ici, quelqu’un qui se prendrait pour un autre se le ferait vite dire au dépanneur », me lance en riant Stéphane Bédard, président du Conseil du Trésor, l’un des deux autres ministres péquistes de la région avec Alexandre Cloutier, ministre délégué aux Affaires intergouvernementales.</p>
<p><b>21 h</b></p>
<p>Après un arrêt à son domicile, un chalet converti en résidence en bordure de la rivière Chicoutimi, dans la banlieue de Laterrière, Sylvain Gaudreault regagne la voiture de fonction.</p>
<p>En traversant le parc des Laurentides en direction de Québec, il consulte son iPad et fait le point sur la couverture médiatique de ses annonces de la journée. Il est plus de 23 h quand son garde du corps le dépose devant son condo, dans le quartier Saint-Jean-Baptiste.</p>
<p><b>7 h 45</b></p>
<p>Après avoir consulté les principaux journaux, Sylvain Gaudreault file à l’hôtel du Parlement, où il s’engouffre dans une salle avec son attaché de presse principal, sa chef de cabinet, son sous-ministre et trois conseillers politiques.</p>
<p>Objectif : peaufiner le discours qu’il prononcera plus tard à l’Assemblée nationale pour présenter son projet de loi sur le financement politique municipal. Ses conseillers le mettent à l’épreuve en simulant des questions des adversaires libéraux et caquistes. « On est un jour pair, la CAQ devrait être de notre côté aujourd’hui », dit le ministre avec amusement.</p>
<p><b>11 h 30</b></p>
<p>Début du caucus des députés du Parti québécois. Après les déchirements qui ont mené au départ de nombreux députés en 2011 et à la création d’Option nationale, les relations sont enfin redevenues cordiales au sein de l’aile parlementaire. Pour Gaudreault, cette période a été encore plus dure à vivre que celle qui a suivi les élections de 2007, lorsque le PQ avait été relégué au rang de deuxième opposition. « En 2007, on était en présence d’un adversaire clairement identifié, l’ADQ. En 2011, l’adversaire était à l’intérieur. C’était plus dur. J’allais prendre une bière avec un collègue, et le lendemain, il s’en allait avec la CAQ. Pour moi, c’était de la trahison. »</p>
<p><b>14 h</b></p>
<p>Début des travaux à l’Assemblée nationale. Sylvain Gaudreault se lève pour présenter un projet de loi sur le financement des élections municipales. Les députés de l’opposition bombardent le gouvernement de questions sur la réforme de l’aide sociale, la fermeture de la centrale Gentilly-2, la refonte de la Charte de la langue française&#8230; Gaudreault n’aura finalement à répondre à aucune question. Il ne s’en offusquera pas. « La période des questions est une activité à laquelle on consacre beaucoup d’énergie, mais qui ne permet pas d’aller au fond des choses, soupire-t-il. C’est ce que je déteste le plus dans la vie de parlementaire. Qu’est-ce que tu peux répondre en une minute ? Ça vise surtout à attirer l’attention de la télé. Malheureusement, les journalistes ne suivent à peu près que ça. »</p>
<div id="attachment_93753" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_GAUDREAULT_05.jpg"><img class="size-full wp-image-93753" alt="Photo : Louise Bilodeau" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_GAUDREAULT_05.jpg" width="600" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Louise Bilodeau</p></div>
<p><b>15 h 32</b></p>
<p>En conférence de presse, Sylvain Gaudreault annonce que les dons aux candidats aux élections municipales seront dorénavant limités à 300 dollars. « J’appelle à un véritable changement de culture politique en milieu municipal », dit-il.</p>
<p>Un journaliste lui demande s’il ne risque pas de nuire à la démocratie municipale en forçant les candidats à courtiser un plus grand nombre de donateurs. « À la base, je suis moi-même un gars assez gêné, répond le ministre. Mais quand tu veux être élu, tu dois aller à la rencontre des gens et faire le tour des tables dans les restaurants&#8230; »</p>
<p><b>17 h</b></p>
<p>Le ministre regagne son bureau du ministère des Transports, au 29<sup>e</sup> étage de l’hôtel Delta, en face de l’hôtel du Parlement. « Tous les matins, je vois la congestion routière sur l’autoroute Dufferin, dit-il en désignant l’horizon. Je vois aussi l’évolution de la ville, du Vieux-Québec aux banlieues, et l’importance des transports dans l’aménagement du territoire. Je ne peux pas imaginer un meilleur bureau pour être aux commandes des Affaires municipales et des Transports. »</p>
<div id="attachment_93755" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_GAUDREAULT_06.jpg"><img class="size-full wp-image-93755" alt="Photo : Louise Bilodeau" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_GAUDREAULT_06.jpg" width="600" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Louise Bilodeau</p></div>
<p>Même si personne ne l’imaginait à ces ministères (dans l’opposition, il s’est fait connaître à titre de critique des Ressources naturelles), Gaudreault se plaît dans ses fonctions. Comme la plupart des péquistes, ce n’est pas pour gérer une province qu’il s’est engagé en politique. Mais en attendant un hypothétique futur référendum, il se fait un fidèle apôtre de la « gouvernance souverainiste » préconisée par Pauline Marois.</p>
<p>« C’est pour ça que je plaide pour l’indépendance énergétique du Québec, dit-il. Le jour où les Québécois contrôleront toute leur énergie, ça leur donnera le goût d’avoir la totale, soit l’indépendance politique. Ça s’applique en éducation et en culture comme en économie. »</p>
<p>Pour l’heure, cette stratégie ne soulève guère l’enthousiasme de la population. Selon un sondage publié en mars, 68 % des Québécois se disaient insatisfaits du gouvernement Marois. Quoi qu’il advienne, le ministre Gaudreault n’a pas l’intention de tourner le dos définitivement à sa carrière de professeur. « Je ne suis pas un politicien de carrière. Je suis un prof qui fait de la politique. »</p>
<p>Il est près de 19 h et sa journée n’est pas encore terminée. Il doit bientôt accorder une entrevue dans les studios du Réseau de l’information avant de regagner son condo. Une (autre) longue journée l’attend demain…</p>
<p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/politique/superministre-gaudreault/">Superministre Gaudreault</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Membership des partis : la chasse aux chiffres</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 15:36:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alec Castonguay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités politique]]></category>
		<category><![CDATA[L'actualité du 15 mai 2013]]></category>
		<category><![CDATA[Membres]]></category>
		<category><![CDATA[Partis politique]]></category>
		<category><![CDATA[politique québécoise]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Les partis politiques aiment bien se vanter d’avoir des dizaines de milliers de membres actifs, quitte à parfois embellir la réalité. L’automne dernier, le Parti québécois affirmait avoir 90 000 membres, et les libéraux, 50 000. Mais qu’en est-il vraiment ?</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/politique/la-chasse-aux-chiffres/">Membership des partis : la chasse aux chiffres</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_93635" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_ACTUS_POL_01.jpg"><img class="size-full wp-image-93635" alt="Photo : Graham Hughes/PC" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_ACTUS_POL_01.jpg" width="600" height="423" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Graham Hughes/PC</p></div>
<p><i>L’actualité</i> a fouillé les rapports financiers des partis politiques afin d’y voir plus clair. Car une formation politique doit déclarer au Directeur général des élections à combien s’élèvent les revenus provenant de l’adhésion de ses membres — l’achat de la carte chaque année. Cela permet de vérifier le nombre réel de membres.</p>
<p>L’année 2012 étant une année électorale (ce qui a souvent un effet positif sur le nombre de membres), nous avons fait les recherches pour les deux dernières années.</p>
<p><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/tableau-corrige-membership.jpg"><img class="size-full wp-image-95815 alignleft" alt="tableau-corrige-membership" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/tableau-corrige-membership.jpg" width="410" height="422" /></a></p>
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		<title>L’ascenseur politique du 26 avril 2013</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Apr 2013 18:20:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alec Castonguay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[ascenseur politique]]></category>
		<category><![CDATA[L'actualité du 15 mai 2013]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Les têtes du milieu politique en hausse… et en baisse.</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/politique/lascenseur-politique-du-26-avril-2013/">L’ascenseur politique du 26 avril 2013</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Élaine Zakaïb : en baisse</b></p>
<div>
<p><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_ACTUS_POL_03.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-93649 alignleft" alt="" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_ACTUS_POL_03-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a>La ministre responsable de la nouvelle Banque de développement économique du Québec a tenté de défendre une autre nomination partisane du gouvernement, cette fois à Investissement Québec : Jean-Yves Duthel, un proche du PQ, a été nommé au bureau de Munich. Duthel est accusé par le Directeur général des élections du Québec d’avoir fait des dons illégaux à Vision Montréal. Il a plaidé non coupable.</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<p><strong>François Legault : en hausse et en baisse</strong></p>
<div>
<p><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_ACTUS_POL_04.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-93651 alignleft" alt="Q" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_ACTUS_POL_04-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a>Le Projet Saint-Laurent, de la CAQ, qui vise à créer une vallée de l’innovation au Québec, est intéressant. Mais ça ne veut pas dire que tous les autres sujets sont insignifiants. Qualifier le débat sur le rapatriement de la Constitution de 1982 de « vieilles chicanes » ne fait pas très sérieux.</p>
</div>
<p><strong>Françoise David : en baisse</strong></p>
<div>
<p><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_ACTUS_POL_05.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-93647 alignleft" alt="D" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT07_ACTUS_POL_05-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a>La proposition de Québec solidaire d’abaisser de moitié le plafond de cotisation aux REER des particuliers a été très mal reçue, notamment à gauche du spectre politique, où beaucoup de travailleurs autonomes ne peuvent compter que sur leurs REER pour s’assurer une retraite décente.</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/politique/lascenseur-politique-du-26-avril-2013/">L’ascenseur politique du 26 avril 2013</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le bâillon étrangleur</title>
		<link>http://www.lactualite.com/politique/chronique-de-chantal-hebert/le-baillon-etrangleur/</link>
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		<pubDate>Fri, 26 Apr 2013 12:11:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chantal Hébert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique de Chantal Hébert]]></category>
		<category><![CDATA[avortement]]></category>
		<category><![CDATA[baillon]]></category>
		<category><![CDATA[conservateurs]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[L'actualité du 15 mai 2013]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Si le premier ministre Stephen Harper s’est organisé pour que la plus récente motion liée à l’avortement à émaner de l’aile religieuse de son caucus soit jugée non recevable, c’est parce qu’il était loin d’être certain qu’elle allait être défaite ou qu’elle allait l’être sans causer d’embarras à tous les partis aux Communes.</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/politique/chronique-de-chantal-hebert/le-baillon-etrangleur/">Le bâillon étrangleur</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_93659" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/politique.jpg"><img class="size-full wp-image-93659   " alt="politique" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/politique.jpg" width="600" height="471" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Nathalie Madore/PC<br /> Manifestante pro-vie. Sur le carton : « I regret my abortion ». Stephen Harper est-il allé trop loin en muselantce printemps un de ses députés qui voulait rouvrir le débat sur l’avortement sélectif ?</p></div>
<p style="text-align: left;">Il y a pourtant dans le Parlement actuel une forte majorité de députés qui s’opposent à la réouverture du dossier de l’avortement. Cette majorité inclut le premier ministre et la plupart de ses ministres.</p>
<p>L’automne dernier, la Chambre a exprimé sans équivoque sa volonté sur la question lors d’un vote sur une motion prônant l’examen par une commission parlementaire des droits du fœtus. La proposition du député conservateur Stephen Woodworth a été rejetée par 203 votes contre 91. Mais la motion 408, qui a rallumé la mèche au Parlement ce printemps, était d’une autre nature. Elle demandait à la Chambre de « condamner la discrimination contre les femmes qui survient lors d’interruption de grossesse liée à la sélection du sexe ».</p>
<p>Prise au pied de la lettre, la motion aurait pu être adoptée à l’unanimité. À première vue, le recours à l’avortement pour éviter de donner naissance à une fille est une pratique que réprouvent l’ensemble des députés fédéraux.</p>
<p>Dans cet esprit, des députés ont argué qu’un vote sur la motion 408 aurait été une perte de temps, puisque celle-ci se résumait à demander aux parlementaires de réitérer une évidence. Sauf que la Chambre des communes se prononce régulièrement sur des évidences. Si l’adoption de motions parlementaires qui prônent l’élimination de la pauvreté était garante de mesures efficaces en ce sens, il n’y aurait plus de pauvres au Canada !</p>
<p>D’autres, plus nombreux, ont vu la motion comme un stratagème pour réintroduire la question de l’avortement aux Communes. Il ne fait aucun doute que le mouvement antiavortement a pesé de tout son poids dans l’initiative de Mark Warawa.</p>
<p>Cela dit, à quoi sert un cheval de Troie quand il n’y a rien à l’intérieur ? Ce n’est pas parce que les intervenants dans le débat sur l’avortement sont capables de s’entendre pour s’insurger contre une pratique insidieuse que son existence justifie une loi fédérale pour encadrer l’avortement, plutôt que l’adoption de normes provinciales plus sévères en matière de divulgation du sexe du fœtus.</p>
<p>Il y a des débats au Canada dans le cadre desquels le langage codé a fini par faire perdre leur sens aux mots. Les sujets de l’assurance maladie ou de la Constitution, comme celui de l’avortement, sont de ceux-là. À tous les coups, ce n’est pas une bonne nouvelle pour la santé démocratique canadienne, qui en subit les effets pervers. À cet égard, l’épisode actuel est un cas d’espèce.</p>
<p>À Ottawa, l’horaire de la journée parlementaire réserve un petit quart d’heure à des déclarations de simples députés, lesquelles ne doivent pas excéder 60 secondes. Quand Mark Warawa a voulu utiliser cette plage de temps pour dénoncer le traitement fait à sa motion, son parti l’a retiré de la liste des intervenants conservateurs inscrits à l’ordre du jour.</p>
<p>Dans la foulée de ces événements, plusieurs commentateurs ont félicité le premier ministre d’avoir joint le geste à la parole en muselant son député antiavortement. Selon eux, l’engagement électoral de Stephen Harper de ne pas rouvrir le dossier de l’avortement justifie l’instauration (tardive) d’une règle de tolérance zéro. Après tout, les députés qui se sont fait élire sous sa bannière se sont présentés en toute connaissance de cause.</p>
<p>Ce bâillon imposé à Ottawa constitue toutefois une pente bien plus savonneuse que celle sur laquelle la motion 408 aurait supposément engagé le Parlement.</p>
<p>Pendant des années, les principaux partis aux Communes ont milité contre le mariage des conjoints de même sexe. Sous Jean Chrétien, les députés ont même adopté une définition du mariage qui stipulait que cette institution était exclusivement réservée aux couples hétérosexuels.</p>
<p>Cela n’a pas empêché de simples députés de faire inlassablement la promotion du mariage gai. De la même façon, il se trouve dans chaque Parlement des députés et des sénateurs pour monter au créneau du suicide assisté, même si leur parti s’oppose à sa légalisation. Selon le principe appliqué au député Warawa, faudrait-il aussi les bâillonner ?</p>
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		<title>L&#8217;ascenseur politique du 5 avril 2013</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 18:35:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alec Castonguay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[ascenseur politique]]></category>
		<category><![CDATA[L'actualité du 1er mai 2013]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Les têtes du milieu politique en hausse... et en baisse.</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/politique/lascenseur-politique-du-1er-mai-2013/">L&rsquo;ascenseur politique du 5 avril 2013</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Jim Flaherty : en baisse</b></p>
<div>
<p><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT06_ACTUS_16.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-86699 alignleft" alt="F" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT06_ACTUS_16-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a>Le Québec, l’Ontario et la Colombie-Britannique ne digèrent pas la nouvelle formule de financement qu’Ottawa veut imposer en 2014 dans le domaine de la formation de la main-d’œuvre. Le ministre des Finances répète que les négociations avec les provinces ne font que commencer, mais une consultation préalable n’aurait pas fait de tort.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<p><strong>Denis Lebel : en hausse</strong></p>
<div>
<p><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT06_ACTUS_17.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-86701 alignleft" alt="L" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT06_ACTUS_17-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a>Le ministre fédéral des Transports a demandé une enquête interne pour faire la lumière sur les dons douteux reçus par les fonctionnaires de la Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain de la part d’une entreprise de construction citée à la commission Charbonneau. Il y a au moins un ministre à Ottawa qui suit l’enquête publique au Québec…</p>
</div>
<p><strong>Elizabeth May : en baisse</strong></p>
<p><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT06_ACTUS_18.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-86703 alignleft" alt="N" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/LAT06_ACTUS_18-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a>La chef du Parti vert du Canada ne présentera pas de candidat à l’élection partielle visant à remplacer Peter Penashue, dans Labrador. Elle veut ainsi favoriser le candidat progressiste, celui du Parti libéral du Canada, afin de battre le candidat conservateur. Pourquoi alors en a-t-elle présenté dans les trois élections partielles de l’automne dernier, où le risque de division du vote de gauche était bien plus fort, notamment dans Calgary-Centre ? Dure à suivre, M<sup>me</sup> May.</p>
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		<title>Parti conservateur : des défaites payantes</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 18:29:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alec Castonguay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[actualité politique]]></category>
		<category><![CDATA[conservateurs]]></category>
		<category><![CDATA[L'actualité du 1er mai 2013]]></category>
		<category><![CDATA[parti conservateur]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Près de 40 % des candidats du Parti conservateur battus au Québec aux élections de mai 2011 se sont déniché un emploi au sein de l’administration fédérale. En clair, sur les 69 candidats perdants, 27 ont obtenu une nomination de la part du Conseil des ministres.</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/politique/parti-conservateur-des-defaites-payantes/">Parti conservateur : des défaites payantes</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_86689" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/ACTU-PO.jpg"><img class="size-full wp-image-86689" alt="Photo : PC" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/ACTU-PO.jpg" width="600" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : PC</p></div>
<p>Selon les calculs de <i>L’actualité</i>, parmi les nouveaux membres des conseils arbitraux de l’assurance-emploi — instances qui règlent les litiges en cette matière —, huit ont porté les couleurs du Parti conservateur aux dernières élections. À ce nombre on peut ajouter deux personnes étroitement liées au parti, mais qui n’ont pas tenté leur chance en 2011 : Claude Durand, organisatrice en chef au Québec en 2009, et Alcide Boudreault, candidat dans Chicoutimi-Le Fjord en 2004. Les membres des conseils arbitraux gagnent près de 500 dollars par jour de séance.</p>
<p>Neuf anciens candidats ont été embauchés dans des cabinets de ministres ou de sénateurs à Ottawa. Certains, dont Sylvie Boucher (Santé Canada) et Saulie Zajdel (Patrimoine), ont toutefois quitté leurs fonctions dans les derniers mois.</p>
<p>Le Sénat a hérité de trois candidats vaincus : Josée Verner, Larry Smith et Jean-Guy Dagenais. Deux autres sont devenus ambassadeurs : Lawrence Cannon, à Paris, et Jean-Pierre Blackburn, à l’Unesco.</p>
<p>L’ex-député Bernard Généreux a été nommé au CA du Port de Québec, alors que le député battu Daniel Petit a atterri au Tribunal canadien du commerce extérieur. Salaire de ce dernier : entre 139 000 et 164 000 dollars (un député gagne 157 000 dollars&#8230;).</p>
<p>La division d’appel du Tribunal de la sécurité du revenu, la Commission des libérations conditionnelles et le Tribunal des droits de la personne ont aussi accueilli des candidats conservateurs qui ont mordu la poussière en mai 2011. Ceux-ci empochent aujourd’hui un salaire annuel supérieur à 100 000 dollars.</p>
<p>Carl Vallée, porte-parole du cabinet du premier ministre, affirme « qu’une affiliation partisane ne devrait pas être suffisante pour qualifier quelqu’un pour un poste, mais ne devrait pas non plus l’exclure. Toutes les personnes ont les qualifications et compétences nécessaires ».</p>
<p>Il y a un an, le quotidien <i>National Post</i> avait fait un décompte semblable pour l’ensemble du Canada. À l’époque, 25 % des candidats conservateurs battus en 2011 avaient obtenu un emploi rémunéré au fédéral.</p>
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		<title>La fin d&#8217;une époque ?</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Apr 2013 22:20:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chantal Hébert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique de Chantal Hébert]]></category>
		<category><![CDATA[Bob Rae]]></category>
		<category><![CDATA[Jean charest]]></category>
		<category><![CDATA[L'actualité du 1er mai 2013]]></category>
		<category><![CDATA[parti libéral du canada]]></category>
		<category><![CDATA[parti libéral du québec]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>À la même date l’an dernier, Jean Charest et Bob Rae avaient des raisons d’imaginer un printemps différent de la saison qu’ils vivent actuellement.</p><p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/politique/chronique-de-chantal-hebert/la-fin-dune-epoque%e2%80%89/">La fin d&rsquo;une époque ?</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_86231" class="wp-caption aligncenter" style="width: 511px"><img class="size-full wp-image-86231" alt="Bob Rae (photo : John McNeill / The Globe &amp; Mail / PC) et Jean Charest (photo : Ron Poling / PC)" src="http://www.lactualite.com/wp-content/uploads/2013/04/Rae-Charest-PC.jpg" width="501" height="302" /><p class="wp-caption-text">Bob Rae (J. McNeill / The Globe &amp; Mail / PC) et Jean Charest (R. Poling / PC)</p></div>
<p>Si quelques sièges de plus avaient abouti chez les libéraux au scrutin du 4 septembre dernier, l’ex-premier ministre serait encore aux commandes du Québec, et si Justin Trudeau n’avait pas été dans la vitrine du PLC, Bob Rae serait sans doute à quelques jours de devenir le chef permanent du parti.</p>
<p>À la place, ils écrivent l’épilogue du long chapitre de la politique canadienne dans lequel ils ont joué des rôles de premier plan.</p>
<p>Personne ne dira jamais des Charest et Rae qu’ils ont été des étoiles filantes. Rares sont les épi-sodes marquants des 30 dernières années au Canada auxquels ils n’ont pas été associés. Mais sans le débat constitutionnel, leurs chemins ne se seraient peut-être pas croisés.</p>
<p>À l’origine, Bob Rae et Jean Charest semblaient destinés à passer leur vie dans des camps opposés, et même à se faire un jour la lutte pour le poste de premier ministre du pays.</p>
<p>Bob Rae a amorcé sa carrière à gauche de l’échiquier fédéral, comme député néo-démocrate. En 1979, c’est lui qui a présenté la motion de censure qui a causé la chute hâtive du gouvernement minoritaire de Joe Clark et chassé dans l’opposition le Parti progressiste-conservateur, au sein duquel Jean Charest commençait à militer.</p>
<p>Lorsque le nouveau député conservateur de Sherbrooke a débarqué à Ottawa, en 1984, Bob Rae n’y était plus. Devenu chef du NPD de l’Ontario, il s’est battu bec et ongles contre l’accord de libre-échange canado-américain, défendu par Brian Mulroney (et Jean Charest) au scrutin fédéral de 1988.</p>
<p>Il aura fallu l’épisode de Meech pour que les deux hommes se retrouvent du même côté des barricades, d’abord à l’occasion des négociations constitutionnelles de Charlottetown, et ensuite dans le camp du Non lors de la campagne référendaire de 1995 au Québec.</p>
<p>Ils vivaient alors tous deux une traversée du désert. Bob Rae venait de perdre le pouvoir en Ontario après un seul mandat ; et Jean Charest avait hérité de la direction d’un Parti conservateur décimé par l’électorat au scrutin de 1993. Hors des sentiers libéraux, il n’y avait, à l’époque, que de la terre brûlée.</p>
<p>Au fil de ces péripéties, Rae et Charest en sont venus à incarner la dualité canadienne en politique. Ils ont fait partie d’un très petit groupe d’élus qui avaient autant le Canada que le Québec dans le sang.</p>
<p>Il s’en trouve beaucoup pour croire que ces deux hommes emportent avec eux une conception dépassée d’un Canada où le Québec joue un rôle central.</p>
<p>Il est vrai que Jean Charest s’est lancé en politique fédérale à une époque où l’idée d’envoyer à Ottawa certains des meilleurs éléments québécois était plus répandue qu’aujourd’hui.</p>
<p>Il est vrai également que, dans le reste du Canada, la génération politique actuelle n’a jamais été aussi bilingue, mais qu’elle ne compte pas pour autant de personnages qui puissent se targuer, à l’instar de Bob Rae ou encore de Joe Clark, Sheila Copps, Ed Broad-bent et Jack Layton, d’avoir une sensibilité québécoise.</p>
<p>L’heure des départs, c’est souvent celle des regrets. À part celui de ne pas être devenus premier ministre du Canada — ambition à laquelle Jean Charest n’a peut-être pas complètement renoncé —, Bob Rae et l’ancien premier ministre du Québec en ont un autre en commun.</p>
<p>Au cours d’entrevues récentes, tous deux se sont désolés de l’échec des tentatives de réconciliation constitutionnelle auxquelles ils ont été associés. Ils croient encore qu’une telle réconciliation constitue un passage obligé pour le Canada</p>
<p>Ces temps-ci, Philippe Couillard est néanmoins presque le seul à parler ouvertement de l’absence d’adhésion formelle du Québec à la loi-cadre constitutionnelle canadienne comme d’un accroc qu’il faut s’efforcer de raccommoder. Et on peut se demander si son discours ne tient pas plus d’une certaine inconscience que de la détermination.</p>
<p>Chose certaine, parmi les caractéristiques qui distinguent le nouveau chef du PLQ de Bob Rae et de Jean Charest, il y a celle de ne pas avoir vécu en première ligne le traumatisme fédéraliste de la campagne référendaire de 1995.</p>
<p>Cet article <a href="http://www.lactualite.com/politique/chronique-de-chantal-hebert/la-fin-dune-epoque%e2%80%89/">La fin d&rsquo;une époque ?</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.lactualite.com">L&#039;actualité</a>.</p>]]></content:encoded>
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