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Le prix d'un Québec poids plume


30 Décembre 2009

Un Québec faible dans un Canada fort, surtout à l’ouest : c’est ce que les projections statistiques nous annoncent. Conséquences politiques à l’horizon...

Illustration : Alain Reno

Bonne nouvelle : le Québec connaît depuis deux ans un petit baby-boom. Mauvaise nouvelle : il survient trop tard et sera donc loin d'être suffisant pour contrer l'effet de l'arrivée à la retraite de la génération du « vrai » baby-boom. Quand les bébés qui sont aujourd'hui dans leurs poussettes intégreront le marché du travail, ils ne seront jamais assez nombreux pour payer les pensions et les soins de santé de ceux qui s'appuieront alors sur une marchette !

Les politiques natalistes du Québec, comme le congé parental ou les cen­tres de la petite enfance, ont un succès incontestable, mais elles n'auront un effet qu'à long terme. Dans l'immédiat, il n'y a rien à faire : les défis des années 2010 seront ceux du choc démographique. Et celui-ci se retrouvera au cœur des débats politiques.

Cet été, on avait pourtant de quoi se réjouir. À la surprise générale, le rapport annuel de l'Institut de la statistique du Québec sur les perspectives démographiques, publié en juillet, signalait que la population du Québec ne commencerait pas à diminuer en 2031, comme prévu. Ce ne serait pas avant 2056, disait le rapport, lorsque le Québec compterait entre 9,2 et 11 millions d'habitants.

Malgré cette embellie, l'avenir ne s'annonce pas vraiment plus rose. Car le début du déclin des 15 à 64 ans - ce que l'on considère généralement comme la population active - n'est décalé, lui, que d'un an, passant de 2013 à 2014.

Le problème du vieillissement de la population reste donc entier. Au cours des 15 prochaines années, la proportion de Québécois âgés de plus de 65 ans augmentera très rapidement, pour passer de 15 % à 25 %.

L'immigration ne peut constituer qu'un remède très partiel. Rien que pour stabiliser la population des 15 à 64 ans, le Québec devrait accueillir non pas autour de 45 000 immigrants par année, mais plutôt 300 000, ce qui est plus que le nombre total de nouveaux arrivants dans l'ensemble du Canada.

Si bien qu'en juillet dernier le Mouvement Desjardins sonnait l'alarme en précisant que si rien ne changeait, le Québec se dirigerait vers une situation ressemblant à celle du Japon, soit un appauvrissement collectif causé par une croissance économique très faible et un déclin de la main-d'œuvre. Ce que les économistes appellent une « diminution du PIB potentiel ». Dans leur vocabulaire, c'est une maladie grave...

Sur le plan politique, la démographie sera donc inévitablement au cœur des débats au cours des prochaines années. Simple question de chiffres bruts. Le poids politique du Québec ne cesse de diminuer au Canada, et avec lui sa force politique à la Chambre des communes. Le projet de loi C-56, déposé par le gouvernement Harper en 2007, veut changer la formule d'attribution des sièges de chaque province aux Communes. Ce qui en donnerait 5 de plus à l'Alberta, 7 à la Colombie-Britannique et 10 à l'Ontario.

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Commentaires (5)

Entre 2001 et 2006, la

Entre 2001 et 2006, la population du Québec a crû 4,3%, ce qui est supérieur à la croissance de 6 provinces! La CB n'a crû que de 5,3% et l'Ontario de 6,6%. Ensuite, plusieurs provinces et territoires jouissent d'un statut très particulier qu'on refuse au Québec.

Au recensement de 2006, les 505,469 Terreneuviens ne représentaient que 1,59% de la population canadienne (31,612,892) mais avaient droit à 7 sièges sur 308, soit 2,27%, pour une surreprésentation de 42%.

Les 135,851 habs de l'Ile-du-Prince-Édouard ne représentaient que 0,42% de la population canadienne mais avaient droit à 4 sièges à la Chambre des communes, soit 1,29%, pour une surreprésentation 207%

Les 30,372 citoyens du Yukon ne représentaient que 0,096% de la population canadienne mais avaient droit à un siège aux Communes, soit 0,032%, pour une surreprésentation de 200%. Idem pour les 41,646 hab des Territoires du NO et des 29,447 hab du Nanuvut.

Les 968,157 habs de la Saskatchewan ne représentaient que 3% de la population canadienne mais avaient droit à 11 sièges aux Communes, soit 3,6%, une surreprésentation de 20%

Pourquoi ce qui est bon pour 3 provinces et 3 territoires ne serait pas bon pour le Québec? Pourquoi 1,710,787 Canadiens (5,4%) auraient droit à 25 sièges, soit 8,1% des Communes, une surreprésentation de 50%!

Alors pourquoi les 7,546,131 Québécois, qui font 23,8% de la population canadienne et sont maintenant reconnus comme une nation, n'auraient pas droit à 25% des sièges, une surreprésentation d'à peine 5%.

Surreprésentation sans doute nulle si on ne considère que les citoyens canadiens par province en âge de voter. A l'élection de 2006, 80,8% de la population québécoise était inscrite comme électeur, contre seulement 75,4 dans le ROC. Les 5,852,528 électeurs québécois représentaient 25,3% des électeurs canadiens mais n'avaient droit qu'à 24,3% des sièges.

Bref, les Québécois sont SOUS-REPRÉSENTÉS aux Communes. Les endormis du Bloc doivent se réveiller et plaider le nombre d'électeurs et non le nombre d'habitants. Mais sont-ils assez allumés pour comprendre ça?

> http://www.elections.ca/scripts/OVR2006/defaultf.html
>
> http://www12.statcan.ca/francais/census06/data/popdwell/Table.cfm?T=101
>

Si le Québec sera

Si le Québec sera surreprésenté, qui est-ce qu'on devrait désigner comme "sous-représenté"?

On ne peut pas surreprésenté tout le monde.

Le Yukon a droit à un siège. L'IPE a droit à 4 sièges à cause des conditions de sont entrée en Confédération.

Qui va-t-on déposséder?

Si le Québec veut un gros poids démographique, que les Québécois fassent des enfants. S'ils ne veulent, qu'ils acceptent les conséquences de leur choix. L'avenir appartient à ceux qui ont le plus grand nombre d'enfants.

je vous cite en parlant de

je vous cite en parlant de la province de Quebec:......."....et sont maintenant reconnus comme une nation". Je m'excuse monsieur mais l'information que vous communiquez est fausse. La province de Quebec n'a jamais ete reconnue officiellement comme nation par qui que se soit a part les souverainistes et a titre symbolique par d'autres politiciens seulement pour gagner des votes. Donc il est important d'affirmer que le Quebec est toujours une province de Canada et n'a aucun status de nation.

@suzanneLes Québécoises ont

@suzanne

Les Québécoises ont un indice de fécondité supérieur à celui des Canadians!

Ce que je demande c'est que les ÉLECTEURS québécois soient représentés selon leur poids démographique (25,3%) et non les HABITANTS!

C'est au Bloc et à Jean Charest de plaider la représentation PAR ÉLECTEUR et non par habitant
Le Québec entier devrait se mobiliser

Parfaitement d'accord avec

Parfaitement d'accord avec toi Jacques, le Québec mérite beaucoup plus que ce qu'il a avec le Canada, Après tout, comment voulez vous vivre avec des Red necks qui nous ont conquéris et assimiller il y a 200 ans.

Jean Charest est lâche, il ne plaideras jamais envers une ''Cause perdue''.

Ca fait trop longtemps que ca dure, c'est une ''risé'' le Québec envers la fédération canadienne, et inversement.

Bref j'ai hate que les Québécois cessent de se faire avoir.....

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