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Les gagnants de l'automne


28 Octobre 2011
Chronique de Chantal Hébert : Les gagnants de l'automne
Photo : J. Woods / PC

Le NPD est comme un pissenlit. Une fois qu'il a poussé quelque part, il a tendance à s'enraciner pour de bon et à se propager. Cette observation d'un organisateur libéral de longue date consterné par la percée de Jack Layton au Québec, le printemps dernier, m'est revenue à l'esprit tandis que je contemplais le bilan de l'automne électoral dans les provinces canadiennes.

Sans qu'on puisse parler d'une deuxième vague orange, à l'image de celle qui a déferlé sur le Qué­bec au scrutin fédéral, on constate que le NPD a fait des gains en 2011, tandis que les libéraux, tous paliers confondus, ont subi des reculs en série. Au total, le NPD a gagné 81 sièges au fédéral et au provincial, alors que les libéraux en ont perdu 60 aux deux échelons de gouvernement. Cela inclut l'Ontario et l'Île-du-Prince-Édouard, où ils ont perdu des plumes même s'ils ont été réélus.

Ces résultats reflètent une tendance lourde qui s'amplifie d'un scrutin à l'autre. Depuis 10 ans, le NPD gagne du terrain sur les libéraux d'un bout à l'autre du pays. La plupart du temps, les conservateurs tirent profit de la guerre d'attrition qui se déroule sur leur gauche.

Dans les Prairies, où le NPD a vu le jour, la bannière libérale est tout simplement en voie de disparition. Sur les 254 sièges fédéraux et provinciaux du Manitoba, de la Saskatche­wan et de l'Alberta, seulement 12 sont libéraux (dont 9 à Edmonton).

Ce n'est pas la campagne en cours en Saskatchewan qui changera ce portrait. La lutte s'y fait surtout entre le Saskatchewan Party, du premier ministre conservateur Brad Wall - que les sondages donnent favori pour l'emporter le 7 novembre -, et le NPD. Les libéraux n'avaient aucun siège à l'Assemblée législative de Regina au déclenchement des élections.

Au Manitoba, le chef néo-démocrate Greg Selinger est le seul premier ministre à avoir été reporté au pouvoir cet automne sans perdre une partie de ses députés en cours de route. Les libéraux ont de nouveau dû se contenter d'un seul siège à l'Assemblée législative de Winnipeg.

Au Yukon, le NPD vient de rafler aux libéraux le titre d'oppo­sition officielle. En Ontario, le parti est passé de 10 à 17 sièges, tandis que les libéraux de Dalton McGuinty perdaient leur majorité à Queen's Park.

Les néo-démocrates étaient quasi absents de la région de l'Atlantique il y a encore une dizaine d'années. Aujourd'hui, ils talonnent les libéraux pour le titre d'opposition officielle à Terre-Neuve-et-Labrador. Un gouvernement néo-démocrate est au pouvoir en Nouvelle-Écosse depuis 2009.

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Commentaires (4)

Ils sont «capables de

Ils sont «capables de s'exprimer con­venablement en français».

On voit que ça progresse. Reste la haute fonction publique et la Supreme court.

Mais globalement tout cela est intéressant, dans la mesure ou on s'intéresse à la politique fédérale.

Les continents bougent. Le Canada idéal de madame Hébert est-il éternel...?

Le NPD a mordu la poussière

Le NPD a mordu la poussière hier en Saskatchewan, le berceau de ce parti... Le conservatisme progresse au pays, sans l'ombre d'un doute...

Ouais, mais là, ils viennent

Ouais, mais là, ils viennent de manger une dégelée en Saskatchewan...

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Le bilinguisme national de nos repésentant-e-s s'améliore pendant que le multilinguisme individuel augmente. Si être bilingue est un signe d'intelligence et de bonne gestion collective des langues officielles du Canada, c'est bien ! Mais la réalité est tout autre
Bilinguisme : Graham Fraser s'inquiète des compressions au fédéral
Mise à jour le mardi 18 octobre 2011 à 12 h 53 HAE
www.radio-canada.ca
Bilinguisme au Canada ??? Un Canada bilingue ? Vraiment ?
Désolé mes amis du ROC mais vous vivez dans un monde imaginaire. Très probablement le "Fédéralistan"
Le français est le dernier souci des anglophones du "Rest Of Canada". La réalité est beaucoup plus glaciale que les lunettes roses imaginaires de votre "Wishfull Thinking". [...]
Je passe ici la répartition provinciale du % de la population / Nombre de francophones
Total Canada --> 22,1 % / 7,233,593
Total Canada Moins le Québec 4,1 % / 1,058,543

1,058,543 francophones hors Québec chers amis ! 14.6 % de tous les francophones du Canada

Et Attention ! Nous parlons ici de langue maternelle.
Pour la langue réellement parlée, avec l'assimilation fulgurante vers l'anglais ailleurs au Québec vous divisez ces données par deux ! Minimum !

D'ailleurs, ce sont les francophones hors Québec qui affichent le plus haut taux de bilinguisme au niveau de l'ensemble du Canada : 84 % du nombre mentionné ci-haut.
Finalement, le nombre d'anglophones hors Québec qui ont une maitrise suffisante du français pour s'en servir efficacement au travail se situe à 250,053 citoyens ! 0,96 % de la population anglophone canadienne hors Québec !

84 % vs 0,96 % ! Méchant bilinguisme !

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