Revenu: 99% des Québécois font mieux que 99% des Américains

Depuis des années, le patronat et la droite en général affirment démontrer la médiocrité des Québécois en utilisant un argument canon: les Américains ont un niveau de vie d’au moins 21% plus élevé que les Québécois.

Ils ont raison lorsqu’ils parlent de 100% des Américains. Mais si on compare avec 99% des Américains, ils ont tort. Pourquoi ? Parce que le 1% des Américains les plus riches captent une portion absolument disproportionnée de la richesse produite chez nos voisins: 24%.

Dans des chiffres publiés ici pour la première fois, je présente trois graphiques, utilisant les calculs récents de l’économiste Pierre Fortin qui établit le revenu réel des Américains et des Québécois*.

Dans un premier temps, voici ce qui se produit lorsqu’on compare 90% des Américains à 90% des Québécois:

par  

Nous interrompons, comme chaque vendredi, le lancinant commentaire anti-modèle québécois des plumes économiques locales pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public, qui reprend le texte signé par Pierre Fortin et moi-même dans L’actualité de juin 2011.

Commentateur de droite apprenant que le taux de chômage est moins élevé au Québec

Commentateur de droite apprenant que son meilleur argument ne fonctionne que dans 1% des cas...

Depuis au moins une décennie, nous sommes régulièrement bombardés de chiffres affirmant que nous, Québécois, jouissons d’un niveau de vie considérablement plus faible que celui de nos voisins Américains. D’environ 20% de moins, disent les uns. De 45% de moins, affirment les plus hardis, comme François Legault.

Notre pauvreté serait telle qu’on lit dans les gazettes que les habitants de chaque État américain, y compris les historiquement pauvres Mississippi ou Louisiane, sont plus riches que les Québécois. Pour qui a voyagé dans ces États, ou dans le Michigan dévasté par la désindustrialisation, ou dans la plupart des villes moyennes, voilà une conclusion difficile à avaler.

Il ne nous viendrait pas à l’esprit de nier que la plus grande puissance économique mondiale génère, par personne, davantage de richesse que le Québec. Toutefois, ayant été attentifs aux nombreux articles et rapports sur les difficultés de la classe moyenne américaine, étranglée par les coûts exorbitants d’assurance médicale privée et de frais de scolarité et par un revenu stagnant, il nous a paru  louche que l’Américain moyen ait vraiment, dans ses poches, 20 à 45% de plus de sous que le Québécois moyen.

Nous savons également que, chez nos voisins du Sud et plus que partout en Occident, on a assisté depuis 30 ans à une alarmante montée de l’inégalité de la richesse. L’écart entre les super-riches et l’Américain moyen est revenu à son niveau des « années folles » ayant précédé la dépression des années 1930. Au Québec, nous avons su éviter ces excès.

Il nous est donc venu à l’esprit de poser une hypothèse simple. Se pourrait-il que l’immense majorité des Québécois soient au moins aussi riches que l’immense majorité des Américains, si on exclut du calcul les super-riches ?

C’est précisément le résultat que nous avons obtenu. En mettant de côté les 5% des contribuables américains les plus riches, (qui absorbent chaque année 39% du revenu national) ainsi que les 5% des contribuables québécois les plus riches, (qui en absorbent 25%), on obtient, pour 95% de la population, les revenus suivants, par habitant, selon le pouvoir d’achat québécois :

 

Un écart légèrement favorable au Québec.

C’est donc dire que le revenu moyen de 95% des Québécois est égal (en fait, supérieur d’un mince 0,3%) à celui de 95% des Américains. Notez, ce sont les chiffres de 2007, donc avant la crise économique qui a été beaucoup plus dure chez nos voisins du sud que chez nous.

Ce revenu moyen par contribuable tient compte des différences de coût de la vie aux États-Unis et au Québec, tel qu’estimé par Statistique Canada. Il ne soustrait pas les impôts payés, mais n’inclut pas les prestations reçues des gouvernements. Certes, les impôts sont moins élevés aux États-Unis, mais en échange les Américains paient davantage, au privé, leurs soins de santé, leurs garderies, leurs frais de scolarité. Et ils reçoivent beaucoup moins de services publics et de prestations de toutes sortes que les Québécois.

Et le temps de travail ?

Il y a d’importantes différences entre les Québécois et les Américains. L’une d’entre elles est le temps de travail. Globalement, les Québécois travaillent davantage d’heures que la plupart des Européens, mais moins que les Américains. En gros, les travailleurs américains travaillent 270 heures de plus par an que leurs confrères québécois, soit plus de cinq heures supplémentaires par semaine.

C’est essentiellement par choix. Lorsqu’ils le désiraient, avant le milieu des années 1970, les Québécois travaillaient bien davantage d’heures par an, plus même que les Ontariens. Aujourd’hui, ils favorisent le temps libre, choix parfaitement légitime. La proportion de Québécois qui travaillent à temps partiel, mais souhaiteraient travailler à temps plein, n’est pas plus élevée qu’ailleurs.

Bref, pour en revenir à notre premier résultat, il signifie qu’en moyenne 95% des Américains doivent travailler 270 heures de plus par année pour atteindre le niveau des Québécois qui, eux, ont cette richesse supplémentaire, mais non monétaire, d’avoir cinq heures par semaine de plus à consacrer à la famille, aux loisirs, aux amis, aux sports, à la lecture et à la culture.

Oui mais, à 99% ?

Nous avons prolongé notre calcul pour ne soustraire de l’équation que les super-riches, ceux qui forment le 1% de la population la plus riche. Historiquement, depuis la seconde guerre jusqu’aux années 1980, ces super-riches captaient, en Occident, environ 8% des revenus chaque année. Aujourd’hui, aux États-Unis, ils en empochent trois fois plus : 24%. Au Québec, à peine plus : 11%.

Voici ce que touchent en moyenne 99% des contribuables américains et québécois :

 

Bref, 99% des Américains travaillent 15% plus longtemps pour 4% plus d'argent.

Le revenu moyen de 99% des Américains n’est donc que de 4% plus élevé que celui de 99% des Québécois. On est loin des 20% ou des 45% de niveau de vie supérieur dont on entend si fréquemment parler.

Reste la question des heures travaillées. Pour arriver à ce 4% de niveau de vie supplémentaire, notre voisin Américain doit travailler presque 15 % plus d’heures par année. C’est beaucoup, pour avoir son 4% !

Reprenons le calcul autrement. Quel serait le revenu par habitant des deux groupes si les Américains travaillaient le même nombre d’heures que les Québécois:

 

Chacun sa richesse !

C’est net : à temps de travail égal, 99 % des Québécois ont un niveau de vie moyen de 10% plus élevé que 99% des Américains.

Lorsqu’on calcule correctement la richesse créée par l’économie québécoise et l’économie américaine, on doit admettre que l’américaine génère au total plus de richesse que la nôtre. C’est simplement qu’une petite minorité de nos voisins s’accapare de presque toute cette richesse supplémentaire et que l’immense majorité n’en profite pas. Et que si les super-riches du Mississippi, de Louisiane et du Michigan sont nettement plus riches que nos super-riches, il est absurde d’affirmer que « les habitants » de ces États sont plus riches que « les Québécois », comme si ces moyennes reflétaient la réalité des habitants ordinaires d’ici et de là-bas !

Si on veut savoir quelle société livre le mieux la marchandise – la qualité de vie – pour l’immense majorité de sa population, force est de constater que le Québec est largement gagnant.

Ces constats ne doivent pas que nous réjouir. Ils doivent nous motiver.

La clé de la réussite de la société québécoise, à l’avenir, est sa capacité à maintenir ses choix sociaux et son respect de l’environnement tout en relevant ses défis, notamment du vieillissement et de l’endettement.  Les Américains, mais plus encore les Français, les Néerlandais et d’autres Européens, montrent qu’il est possible de produire davantage de richesse par heure travaillée sans augmenter les cadences ou s’épuiser en heures supplémentaires, sans tricher avec l’environnement et sans gaver les super-riches.

Déjà, les Québécois sont plus productifs que les Ontariens et, depuis deux ans, ont dépassé le rythme de croissance de 1,5% de leur productivité nécessaire pour réussir. Avec un réel investissement dans les têtes – par l’éducation, la formation continue en entreprise, un grand chantier pour faire reculer le décrochage  et l’analphabétisme – et dans l’innovation dans les entreprises grandes et petites, il est possible de maintenir et de rehausser ce rythme porteur d’avenir.

Marier la solidarité québécoise avec la productivité des meilleurs occidentaux feraient de nous, pour vrai, un modèle québécois !

— Pierre Fortin et Jean-François Lisée, printemps 2011

*Les chiffres présentés ici diffèrent un peu de la première version de ce billet. Pierre a refait les calculs en mars en utilisant une base un peu différente:  Les revenus de 2007 plutôt que ceux de 2009 et les revenus avant impôts et transferts plutôt qu’après. Il s’explique:

Une comparaison basée sur le revenu APRÈS paiement des impôts et réception des transferts soulève plusieurs problèmes plus techniques. Notons aussi qu’en basant la présentation sur le revenu APRÈS, on se trouverait à défavoriser considérablement le Québec dans la comparaison, parce que la valeur des services publics serait omise et qu’elle est évidemment beaucoup plus importante au Québec. Il n’y a pas non plus de méthode évidente d’attribuer l’avantage des services publics aux diverses catégories de revenu.

Cela nous permettra, sur cette base, de mesurer la progression année après année.

Pour les pointilleux et les matheux, voici ce que ça donne, avec les sources:

Tableau 1. Revenu gagné par habitant, parts captées par les 1 %, 5 % et 10 % les plus riches, et revenu moyen des 99 %, 95 % et 90 % moins riches, États-Unis et Québec, 2007

Élément États-Unis Québec Écart
Population 301 580 k 7 687 423
Revenu gagné (monnaie locale) 8 275 979 M$US 184 255 441 k$CA
Revenu gagné/hab. (monnaie locale) 27 442 $US 23 968 $CA
Revenu gagné/hab. 29 292 $CA 23 968 $CA -18,2 %
Part captée par le plus riche 1% 23,9 % 10,7 %
Revenu moyen des moins riches 99 % 22 516 $CA 21 620 $CA -4,0 %
Part captée par les plus riches 5 % 38,6 % 24,7 %
Revenu moyen des moins riches 95 % 18 932 $CA 18 998 $CA +0,3 %
Part captée par les plus riches 10 % 49,8 % 37,4 %
Revenu moyen des moins riches 90 % 16 338 $CA 16 671 $CA +2,0 %

Sources : La population américaine est estimée par le U.S. Census Bureau; la population québécoise, par Statistique Canada. Le revenu gagné américain correspond au concept de adjusted gross income moins les prestations d’assurance-chômage et du régime de rentes public, tel que publié par le U.S. Internal Revenue Service (IRS). Le revenu gagné québécois est le revenu total tiré des Statistiques fiscales 2007 de Finances Québec, amputé lui aussi des transferts gouvernementaux (RQAP, AE, SV, RRQ, AS, SRG). Le taux de conversion de parité de pouvoir d’achat (PPA) est estimé à 0,937, ce qui signifie qu’il en coûtait 93,70 $US en 2007 pour acheter aux États-Unis un panier représentatif de biens et de services qui coûtait 100 $CA au Québec. En unités de pouvoir d’achat comparables, on a ainsi 27 442 $US = 27 442/0,937 = 29 292 $CA (PPA signifie « parité de pouvoir d’achat »). Le revenu gagné (aussi appelé revenu de marché par Statistique Canada) exclut les avantages sociaux, les bénéfices non répartis des sociétés, les taxes indirectes et les amortissements, tous éléments qui sont inclus dans le PIB. C’est un revenu qui est perçu avant réception des transferts gouvernementaux et paiement des cotisations sociales de l’employé (RQAP, AE, RRQ) et des impôts sur le revenu. Les parts du revenu gagné captées par les diverses tranches de richesse sont obtenues par interpolation des données de l’IRS et de Finances Québec pour l’année 2007. Le fait que les conjoints peuvent faire une déclaration d’impôt commune aux États-Unis nécessite un relèvement de 0,4 point de pourcentage des parts calculées pour les catégories de revenu élevé, afin qu’elles soient applicables aux individus plutôt qu’aux familles (voir E. Saez et M. Veall, American Economic Review, juin 2005, figure 5) et rendues comparables aux parts québécoises, qui sont basées sur les déclarations individuelles et non familiales. L’année 2007 est choisie parce qu’elle est la dernière année complète avant le début de la récession de 2008-2009, ce qui permet d’éviter les distorsions conjoncturelles. Explication du calcul du revenu moyen avec un exemple : 22 516 = (1 – 0,239)*29 292/0,99.

L’égalité entre le revenu moyen du Québec et celui des États-Unis est atteint pour les 95 % les moins riches. Aux États-Unis, il se crée au total plus de richesse qu’au Québec. Mais la richesse des 5 % les plus riches des Américains est tellement extrême qu’en les retranchant on trouve que le reste de la population est globalement aussi riche au Québec qu’aux États-Unis.

La comparaison des heures travaillées entre le Québec et les États-Unis s’effectue en deux étapes. La première consiste à calculer combien d’heures de plus les Américains travaillaient que les Ontariens en moyenne en 2007. Les données utilisées sont celles des feuilles de travail de Jean-Pierre Maynard, de Statistique Canada, qui étendent au Québec et à l’Ontario et prolongent à 2009 les estimations qu’il a déjà publiées dans l’annexe A de son étude intitulée Une comparaison du PIB par habitant au Canada et aux États-Unis de 1994 à 2005 (publication 11-624-MIF, no 16, Ottawa, 2007). Maynard estime que le nombre d’heures travaillées annuellement par emploi en 2007 était de 1 851 aux États-Unis et de 1745 en Ontario. Comme le rapport est 1851/1745 = 1,0607, le travailleur américain travaillait 6,07 % plus d’heures que le travailleur ontarien. Le taux d’emploi des 55-64 de l’Ontario n’était pas très différent de celui des 55-64 des États-Unis. C’était 59,5 % en Ontario et 61,8 % aux États-Unis.

La seconde étape consiste à calculer combien d’heures de plus les Ontariens travaillaient que les Québécois en moyenne en 2007. Deux groupes sont distingués : les 15-54 et les 55 et plus. Dans le cas des 15-54, on fait reposer l’excédent d’heures travaillées en Ontario uniquement sur le nombre d’heures annuelles par emploi qui plus élevé dans cette province qu’au Québec. Ce rapport était de 1,0673 en 2007. Dans le cas des 55+, l’excédent d’heures travaillées en Ontario découle à la fois d’un nombre d’heures annuelles par emploi qui est plus élevé en Ontario qu’au Québec et d’un pourcentage de la population en emploi qui est, lui aussi, plus élevé en Ontario qu’au Québec (en raison de départs à la retraite en moyenne à 60 ans plutôt qu’à 62 ans). Pour les heures par emploi, le rapport Québec-Ontario était de 1,0703; pour le taux d’emploi, il est estimé à 1,0886. Cette dernière estimation est le rapport entre le taux d’emploi que les 55 à 64 ans du Québec auraient affiché en 2007 s’ils avaient gardé le même rapport au taux d’emploi ontarien qu’ils avaient en 1997 lorsqu’ils avaient 45 à 54 ans, d’une part, et le taux d’emploi enregistré effectivement pour ces 55-64 de 2007, d’autre part. Au total, le rapport Québec-Ontario est une moyenne pondérée des rapports respectifs pour les 15-54 (poids = 0,8632) et les 55+ (poids = 0,1368), soit 0,8632 x 1,0673 + 0,1368 x 1,0703 x 1,0886 = 1,0807.

Si on multiplie le rapport USA/Ontario par le rapport Ontario/Québec, on obtient finalement 1,0607 x 1,0807 = 1,1463 pour le rapport USA/Québec. L’excédent américain sur le Québec est de 14,63 %, ou encore le rapport Québec/USA est de 1/1,1463 = 0,8724.

Deux raisons permettent de croire que le nombre d’heures travaillées moins élevé au Québec ne reflète pas un rationnement involontaire d’emploi plus important qu’ailleurs. Premièrement, la prévalence du temps partiel involontaire n’est pas plus importante au Québec qu’ailleurs. Deuxièmement, dans le passé (avant le milieu des années 1970), les heures travaillées par personne employée étaient plus élevées au Québec qu’ailleurs. Quand ils ont voulu travailler volontairement plus d’heures, les Québécois ont été capables de le faire. Tout cela laisse entendre que le nombre d’heures travaillées plus faible au Québec traduit surtout une préférence plus marquée pour le temps hors travail, un choix libre de travailler moins d’heures. La « joie de vivre » a évidemment un coût : un revenu monétaire plus faible.

Tableau 2. Incidence du nombre d’heures travaillées sur la comparaison du revenu moyen des moins riches 99 %, 95 % et 90 % aux États-Unis et au Québec en 2007

Région Les 99% Les 95% Les 90%
Québec, tel qu’observé ($CA de PPA) 21 620 18 998 16 671
États-Unis, avec le même nombre

d’heures travaillées qu’au Québec ($CA de PPA)

19643 16 516 14 253
Écart favorable au Québec avec le même

nombre d’heures dans les deux régions

+10,1 % +15,0 % +17,0 %
États-Unis, tel qu’observé (avec 14,6 %

d’heures de plus qu’au Québec) ($CA de PPA)

22 516 18 932 16 338
Écart favorable aux États-Unis avec

14,6 % d’heures de plus qu’au Québec

+4,0 % -0,3 % -2,0 %

Source : Tableau 2 et explications du texte.

Attention à l’interprétation : le fait que le revenu gagné moyen des 99 % moins riches soit plus élevé au Québec qu’aux États-Unis ne veut pas dire que chaque centile de Québécois dans ce groupe est plus riche que son pendant américain (à nombre d’heures travaillées égal), mais que, au total, il y a suffisamment de centiles où les Québécois sont plus riches (à nombre d’heures travaillées égal) pour que le résultat global indiqué s’ensuive.

En somme, il n’est pas douteux qu’au total les Américains soient plus riches que les Québécois. Nous en produisons globalement 18 % moins qu’eux. Mais la richesse est beaucoup moins inégalement répartie au Québec. Il y a tellement d’argent qui est capté par les 5 % les plus riches aux États-Unis que les 95 % les moins riches des Américains n’empochent pas plus d’argent que les 95 % les moins riches des Québécois, le fric restant par ailleurs toujours mieux réparti parmi ces 95 % de Québécois que parmi les 95 % correspondants d’Américains.

Bien noter que le calcul des parts porte sur le revenu gagné (avant impôts et transferts) et le non sur le revenu disponible (après impôts et transferts). Sur la base du revenu disponible, le revenu serait encore moins inégalement réparti au Québec qu’aux États-Unis parce que le système est plus progressif au Québec, mais l’écart entre le revenu disponible du Québec et des États-Unis serait plus grand, parce que les impôts nets des transferts (dépensés par l’État pour nous procurer des services publics) sont plus importants au Québec. Les Québécois ont plus de services publics, mais moins de revenu disponible privé en contrepartie.

PF, 28 mars 2011

Nous retournons maintenant à notre programme régulier.

Note en petits caractères :

Les billets du vendredi « Temps durs pour les détracteurs du modèle québécois » ne prétendent pas que tout est parfait au Québec, loin s’en faut. L’auteur a d’ailleurs proposé, dans ses ouvrages et sur ce blogue, des réformes nombreuses et importantes visant à surmonter plusieurs des importants défis auxquels le Québec est confronté. Cependant, la série permet de percer quelques trous dans le discours ambiant qui tend à noircir la situation globale du Québec qui, pourtant, affiche d’assez bons résultats comparativement aux autres sociétés semblables.

136 commentaires à propos de “Revenu: 99% des Québécois font mieux que 99% des Américains

  1. Comment les hargneux libertariens dretteux vont-ils « spinner » ça ?

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  2. Et ce doit être pour celà que 70% des Québécois sont malheureux et insatisfaits de leur gouvernement.

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  3. JF Lisée à raison.

    Tout le monde sait que le Québec est victime de l’immigration illégale de la part des Américains qui traverse la frontière en quête d’une meilleure vie…

    Sans blague…

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  4. Surprenant!

    Il serait intéressant de voir l’évolution des revenus moyens et taux de chômage québécois, face à ceux du Canada.( Pré-révolution-tranquile à aujourd’hui).

    Raphaël Erkoréka

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  5. Heureusement qu’on a des bretelles. On en serait réduit à péter d’la broue…!

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  6. Pouvez vous demander à Pierre Fortin de nous traduire en PPA les coûts salariaux des procureur de la couronne et autre victimes a 6 chiffres qui sont si malheureux de leur sort?

    Je vous suggère le petit tableau suivant pour ce qui est de la distribution des revenus dans le monde et la notion de « solidarité ». On y retrouve la part des revenus que se partage les 10% les plus pauvres versus ce que se partage les 10% les mieux nantis.

    (Attention, augmenter le niveau de sécurité de votre fureteur pour désactiver de petits problèmes avec java)

    http://www.statistiques-mondiales.com/part_du_revenu.htm

    Le Canada est dans la moyenne avec 2.6% pour les moins nantis.

    Les États Unis 1.9%.

    Ensuite, en tête, le Japon 4.8%, la Finlande 4%.
    Suivit de la Norvège, avec son fond pétrolier…, 3.9% et la Suède pas loin avec 3.6%.

    Bref, tout dépend avec qui on se compare!

    ps: on retrouve aussi sur ce site le palmarès de l’indice Gini.

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  7. Sans compter que nous avons l’assurance maladie pour tout le monde ce que les Américains n’ont pas. Ils doivent prendre une assurance privée, s’ils en ont les moyens et elle est moins performante que la nôtre. Nous avons certainement d’autres avantages sociaux qu’ils n’ont pas. Par contre, leur armée est de très loin la plus grande et la plus coûteuse mais pas nécessairement la meilleure côté qualité prix.

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  8. Je crois que c’est Chomsky (ou Krugman… ou Baillargeon) qui disait en parlant des chiffres et des statistiques:
    Il y a un bar ou 50 client ont une fortune moyenne de $50 000. Bill Gates entre dans le bar… Nous pouvons maintenant affirmer que la fortune moyenne des clients du bar est maintenant de 1 milliard de dollars!

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  9. @David

    Tout le monde sait que les États-Unis sert de tampon entre le Mexique et le Canada pour l’immigration illégal!

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  10. Est-ce que la méthode de calcul « parité du pouvoir d’achat » nous met complètement à l’abri de la fluctuation des devises?

    Autrement dit, la comparaison au niveau 90% aurait-elle donné le même résultat lorsqu’il fallait $1.70 CDN pour acheter 1$ US?

    Je suis porté à croire que non… c’est la dévaluation américaine qui nous fait bien paraître aujourd’hui. Non ?

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  11. @Georges Paquet

    Il ne faut pas confondre gouvernement actuel et modèle Québec qui est une somme de gouvernements.

    Rome ne c’est pas bâti en un jour… quoique pour sa chute….

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  12. Un autre exemple simple montre que nous sommes plus riches en tant que consommateurs qu’aux États-Unis : une voiture X peut coûter 35 000 $ ici mais seulement 28 000 $ aux États-Unis.

    Je l’explique naïvement comme suit : autant au Québec que chez nos voisins du sud, la loi du marché (et non une institution) dicte le prix de vente des objets (c’est le propre du capitalisme) : les vendeurs veulent vendre au prix fort et les acheteurs veulent acheter au plus bas prix possible.

    En fonction de la quantité de biens disponibles, on finit par trouver un prix d’équilibre où l’offre et la demande se rejoignent au même prix.

    Par conséquent, au Québec, on remarque que nous sommes prêts à payer plus cher un même bien qu’aux États-Unis : nous avons donc plus d’argent disponible pour la consommation.

    Sur le coup, c’est frustrant de payer plus cher. Sous un autre angle, si le prix était le même aux États-Unis qu’ici, les Étatsuniens seraient incapables de payer, ce qui ferait de toute façon une pression à la baisse sur les prix; phénomène observé en ce moment.

    Dois-je le répéter : nous ne sommes pas nés pour un petit pain et nous avons tous les éléments pour continuer de créer encore plus de richesses! Il faut juste arrêter de se plaindre et bâtir un projet de société. Il faut se responsabiliser, et ça demande un effort.

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  13. Vous dites:

    « 90% des Québécois ont un niveau de vie moyen supérieur de 2% à celui de 90% des Américains »

    Cela laisse croire que le niveau de vie de la classe moyenne au Québec est plus élevé qu’au États-Unis. C’est une interprétation que je ne partage pas. Je crois que les chiffres ne font que refléter une distribution différente de la richesse. Je dirais:

    Le niveau de vie moyen des 90% de Québécois les moins riches est supérieur de 2% à celui de la tranche comparable de revenus aux États-Unis.

    C’est que les Américains pauvres sont plus pauvres que les Québécois mais les Américains riches sont beaucoup plus riches qu’ici.

    Malheureusement ou heureusement, je dois constater avec vous, les Québécois à 95% travaillent moins pour gagner le même salaire que les Américains. Est-ce que c’est dû à une plus grande productivité, une plus grande richesse collective ou à une meilleure distribution de cette richesse? Difficile à dire, mais la qualité de vie moyenne pour 99% des Québécois est certainement meilleure que celle qu’ils auraient eu s’ils étaient nés de l’autre coté de la frontière.

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  14. Oui mais le 1% du dessus…il fait pic pic pas mal au Québec. Car chacun sait que c’est uniquement dans ce 1% que se crée de la richesse. Les autres, c’est toutte des profiteurs, des syndiqués ou des BS.

    @David. Y’a un bon petit paquet d’intellectuels américains qui se sont exilés au Canada sous l’ère Bush tout à fait légalement, en passant…

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  15. Non seulement nous sommes plus riches et travaillons moins qu’eux, mais je suppose que le coût de la vie est beaucoup moins élevé au Québec si l’on considère les soins de santé gratuits, les garderies à 7$ et tous les autres services sociaux qu’on a.

    Malheureusement, tout ça ne change rien. Québécor, avec leur nouveau pantin qu’est le RLQ, ainsi que La Presse continuera son lavage de cerveau en nous faisant croire que le Québec est dans le trou, que c’est la catastrophe et que pour y remédier, il faut prendre la méthode américaine.

    Pff…

    Kevin Charron

    Répondre

  16. Attention M. Lisée avec des affirmations comme:
     »le patronat et la droite en général affirment démontrer la médiocrité des Québécois  »…
    Ce que vous dites c’est que tout les entrepreuneurs (incluant ou excluant les partisants du coopératisme?) et les centre droite (dans laquelle je pense ce retrouve une grande part des québécois car on veut garder nos programmes sociaux qui sont essentiel a la lutte contre la pauvreté tout en étant réalistes sur la necessité de les rendre performants en réduisant les couts au minimum pour avoir les moyens de les assumer et en réduisant la taille de l’état ainsi que son contrôle dans certains domaines de l’économie pour laisser se développer aussi le privé). Donc, vous alléguez que tous ces gens considèrent que  »les Américains ont un niveau de vie d’au moins 21% plus élevé que les Québécoise ». Le vieux mythe du si tu veux développer une entreprise et faire travailler du monde avec profit tu n’es qu’un capitaliste fini a dont la couenne dure au québec. Pourtant le caractère innovateur et entreprenant des québécois est louangé mais il faut jouer dans l’ombre jusqu’à ce que tu sois assez imposant pour attirer l’admiration des étrangers avant d’obtenir l’assentiment de tes concitoyens car l’envie et le dénigrement de la réussite sont omniprésent. On se croirait au secondaire public. Tu es cool si tu coule, si tu copie sur ceux qui réussir et si tu taxe ceux qui sont mettent des efforts pour réussir.
    Je pense que la plus part des pro-américains ont déjà traversé la frontière. Ceux qui ne l’ont pas encore fait se retrouvent concentré en grande partie a Montréal (visitent souvent New-York et vont magasiner et prendre leurs vacances aux US) et son en général d,accord avec la séparation puisqu’ils rêvent de devenir un état américain et que sans la fédération canadienne ils se rapprocheraient drolement de leur objectif.
    On dit qui aime bien châtie bien. Autrement dit si on s,en foutait, si on ne croyait pas au potentiel de nos québécois on en parlerait même pas. C’est justement le fait de voir les effets dévastateurs de la mentalité de paresse qui fait son chemin a travers notre système d’éducation public et les syndicats, de voir tout ces talents et potentiels gâché alors qu’on sait qu’on peut faire mieux. Pourquoi on peut faire mieux car on assume collectivement l’éducation, la santé et que ceci rajouté au talents devrait nécessairement conduire au succès. Ça n’est pas le cas.
    @M.Campagna j’ai hâte de lire un commentaire plus étayé et une position qui nous fasse partager votre réflexion personnelle autre que vous avez toujours raison M. Lisée. J’en ai déjà lu de vous sur ce site et c’était autrement plus intéressant.
    Les américains M. Lisée viennent acheter nos entreprises et nos innovations, ils veulent développer leurs programmes sociaux car ils voient bien que de ce côté ci de la frontière il fait mieux vivre. Ils avaient un plus grand marché (quand ces gens consommaient ce qu’ils fabriquaient) maintenant ils viennent en grand nombre s’établir ici car nous avons encore de l’argent pour acheter. Mais si on continuent d,acheter ailleurs et de vendre nos fleurons québécois et de laisser nos richesses être exploitées par d’autres on verra pousser les bidonville ici aussi. Ça n,est pas ce qu’on veut. On est tous conscients que ça n’enrichit pas une société de laisser décrocher les gens du systèmes. Et c,est dans le développement de coopératives et la compétition avec le privé ici dans le développement durable et la transformation de nos matières premières que notre avenir se trouve. Mais pour ça il faut mettre fin a cette attitude négative fasse au patronat et la droite. De l’argent ça se fait avec de l’argent. Et la lutte contre la pauvreté a besoin d’argent. Exploiter et transformer nos richesses s’est s’enrichir. Laisser les autres les exploiter et acheter leur produits s,est s’apauvrir. Ça coutera toujours plus cher de manger ua restaurant que de ce faire sa bouffe soi-même.

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  17. Intéressant!
    L’exercice devrait tout de même aussi considérer le revenue net après impôt et toutes autres charges (taxes, assurance santé, etc…). Là nous aurions pu vraiment comparer leurs pommes (pouvoirs d’achat) et les nôtres….

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  18. Faut croire que le fédéralisme fonctionne hein monsieur Lisé?

    Après tout beaucoup de cette richesse nous vient du ROC qui avec ses transferts nous aide à financer notre état….

    D’ailleurs je serais curieux de voir la même comparaison faite avec les autres provinces Canadiennes, s’il est vrai que le Québec à un niveau de vie supérieur aux américain alors que dire des autres Canadiens. C’est le pactole! Pourtant à ce que je sache la migration des cerveaux va plutôt vers le sud.

    En réalité je soupçonne que beaucoup de choses clochent dans ces calculs. A-t’on réellement tenu compte de tous les impôts, tarifs et taxes, y compris les taxes à la consommation? Puis il y a le $CAN dont le pourvoir d’achat, même avec les devises à parité ne représente que 85% du USD.

    Aussi si nous sommes si riches comment expliquer le délabrement de nos infrastructures et de quasiment tous les services publics dont la santé? (Ex: cette semaine on nous apprend que les procureurs veulent aller en grève pour sou) Se peut-il qu’une bonnes partie des revenus des Québécois se font aux dépens de tous ces investissements qui devraient se faire mais ne se font pas? Un cercle vicieux.

    Il y a aussi la phrase de M Fortin sur la productivité qui devrait vous faire réfléchir. En effet comment peut-on être à tel point moins productif mais plus riche? Et même si c’est le cas ponctuellement comment une telle situation peut rester viable?

    Un autre élément est le contexte économique, les américains sont en ce moment en plein « deleveraging » (désendettement): http://scottgrannis.blogspot.com/2011/01/households-continue-to-deleverage.html

    Cela crée chez nos voisins beaucoup de chômage et le revenu des ménages en est sûrement affecté. En même temps cela ramène l’économie vers une situation plus saine où il y aura moins d’endettement, plus d’épargne donc plus d’investissement.

    Par contre ici pas l’ombre d’un changement, les Canadiens et les Québécois continuent de s’endetter et de surconsommer (notamment dans l’immobilier résidentiel). Cela peut créer à court terme une situation qui semble favorable mais attention car une bonne partie de cette richesse et de la vigueur économie est basé sur une fondation artificielle: l’endettement croissant des ménages.

    Bref à long terme le nerf de la guerre c’est la productivité, pour être réellement plus riches que nos voisins c’est ce combat là qu’il faut gagner et ça on en est très loin.

    Il ne faut pas nier les effets que la redistribution peuvent avoir dans la société mais il faut aussi voir tout ça dans la durée et dans un contexte de viabilité, or la viabilité du « modèle » Québécois est pour le moins discutable.

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  19. David

    Pour que les Américains traversent la frontière en quête d’une meilleure vie, il faudrait pour ça qu’ils soient dans la misère comme les Mexicains.

    Ce n’est pas le cas et ce n’est pas ce que J-F Lisée prétend. Ton commentaire est vide de sens, on appelle ça un sophisme.

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  20. « Revenu: 99% des Québécois font mieux (sic)que 99% des Américains»

    ÉcLAIREZ-MOI ou … CORRIGEZ-VOUS!

    «Faire mieux» c’est faire un effort(Le Petit Robert) mais d’aucune manière «connaitre une situation économique meilleure». Alors?

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  21. Voila ce que produit le libéralisme économique débridé qui produit un petit pourcentage d’extrêmement riche ……Pour répondre a Georges Paquet qui s’interroge pourquoi 70% des électeurs du Québec sont insatisfaits de leur gouvernement , cela n’a pas d’incidence car c’est le modèle Québécois qui est favorisé et l’insatisfaction des citoyens envers leur gouvernement est la résultante de plusieurs autres raisons dont la corruption …..

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  22. Bonjour,

    Sans vouloir critiquer quoi que ce soit dans cette « étude », je me demandais si l’on parle du salaire brute ou bien du salaire net des Québecois versus les Américains. De plus, à moins que j’aille mal lu le tout, est-ce qu’il est possible de faire une comparaison face au coût de la vie « générale », du pouvoir d’achat et ainsi de suite ?

    C’est vraiment une question de curiosité !

    Merci si quelqu’un a des réponses à ces questionnements.

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  23. M. Georges Paquet,

    Si il y a un si haut d’insatisfaction des citoyens face au gouvernement Charest c’est que plus de 70% des citoyens soupçonnent ce Gouvernement d’être pourri, corrompu et voleur.
    Ça devrait pas être difficile à comprendre M. Paquet. Mais semble-t-il que vous refusez de le voir.

    «Le gouvernement s’occupe de l’emploi. Le Premier ministre s’occupe personnellement de l’emploi. Surtout du sien.» [Coluche]

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  24. Je tiens à faire remarquer que les taxes sont d’environ 10% inférieures aux USA. C’est une augmentation indirecte du revenu.

    Le coût de la vie est aussi légèrement inférieur là-bas, de même que les impôts qui sont moins élevés.

    Donc, bien que cet article ne soit pas faux, Il ne prend pas compte de toutes les données.

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    • @Lavoie et autres
      Comme c’est indiqué au début du billet, les chiffres sont après impôts et transferts. Donc c’est bien pris en compte.
      Merci JF

      Répondre

  25. Très intéressant! : )

    Répondre

  26. Donc, pour suivre le fil des commen⊥aires, 1% de chacune des deux socié⊥és encour⊥ les risques de leur corrup⊥ion par l’argen⊥. ⊥ou⊥efois, j’aimerais lire une bonne comparaison en⊥re ces deux sur les pourcen⊥ages de vivre en bonne san⊥é pour les 99% des deux, e⊥ aussi pour les deux 1%.
    Par exemple, le ⊥aux de réussi⊥e san⊥é des végé⊥aris⊥es versus celui des carnivores.

    Répondre

  27. Très intéressant, mais les américains sont en chute libre!

    Répondre

  28. Vous avez probablement raison sur ce que vous avancez, mais il ne faut pas oublier que les plus pauvres ont des revenus plus intéressant au Québec qu’au États-Unis. Et ceux-ci modifieront davantage le portrait économique de ce que vous avancez.

    Par contre, je serais bien curieux de voir ce qui arriverait si l’on faisait le même graphique mais en partant du 1 % les plus riches, du 5 % les plus riches et du 20 % les plus riches, on aurait probablement une lecture totalement différente de ce que l’on a. Et ainsi, des conclusions totalement différentes.

    Car la différence salariale se noie complètement dans ces statistiques. Il faudrait également regarder les État ayant des niveau d’éducation similaire, avant de réaliser une telle comparaison. Car encore une fois, les endroits plus pauvres et moins éduquer faut encore fondre les différences et permettent également une conclusion fort différente.

    Étant donné qu’une bonne partie de la population est en déca du salaire médian et moyen, il y aurait probablement tout un autre portrait sur votre commentaire.

    Vous dénoncé la démagogie de la droite et vous avez parfaitement raison, mais il faudrait également ne pas utiliser les mêmes stratagèmes qu’eux.

    Il faudrait également comparer les dépenses gouvernementale en enlevant la péréquation pour voir la vrai valeur du Québec comparativement aux États-Unis.

    Il ne faut pas se leurrer, l’argent Albertaine permet d’augmenter substantiellement le niveau de vie du Québec, et le portrait en serait autrement sans cette source de revenue extérieur.

    Comme quoi, en choisissant les éléments que je voudrais inclure, le portrait serait totalement différent, tous comme ce que vous faites.

    Répondre

  29. Entendu hier à la radio: »A chaque 8 secondes, aux États-Unis », un citoyen tombe en faillite en raison de ses dettes trop onéreuses pour les soins de santé ».

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  30. Combien de fois avons-nous entendu, au cours des dernières années, les imbécilités de la droite québécoise reprises par l’un et par l’autre de ces commentateurs. Le texte de Lisée (et Fortin) doit absolument être lu par le Cirano, par l’instut économique de Montréal, par Lucien Bouchard qui reprochait aux Québécois leur paresse alors que ce ne sont que les 10% les plus riches qui travaillent moins et gagnent moins que les 10% des Américains les plus riches. Et par tous ces commentateurs et chroniqueurs pisse-vinaigre…

    Ce texte, au contraire, fera plaisir à Bernard Landry et combien d’autres.

    Répondre

  31. Mais alors comment se fait-il que votre gouvernement a besoin des sommes distribuées par le programme de péréquation?

    Qu’aurait l’air le même table si l’on substituait les chiffres du Canada vs USA?

    Entretemps, si le coeur vous en dit, allez voir le texte de votre cousin John Geddes chez Maclean’s concernant le classementdu système de santé au Canada par rapport aux autres, selon l’OCDE.

    http://www2.macleans.ca/2011/01/27/oecd-quality-of-care-data-how-canada-ranks/

    Répondre

  32. PIB du Québec: 318 milliards
    PIB per capita; 40,250$

    http://www.stat.gouv.qc.ca/princ_indic/princ_indic_accueil.htm

    PIB de la Floride per capita: 37,780$
    PIB du Texas per capita: 36,484$
    PIB du Michigan per capita: 34,025$

    http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_U.S._states_by_GDP_per_capita_(nominal)

    Oh qu’il fait bon vivre au Québec, surtout qu’on vit trois ans de plus qu’aux États-Unis. En fait,il n’y a qu’un seul État américain où l’on vit plus longtemps qu’au Québec, c’est Hawai.

    81,2 ans au Québec
    http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/demograp/pdf2010/Bilan2010.pdf (page 45)

    Seul Hawai nous bat!
    http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_U.S._states_by_life_expectancy

    Répondre

  33. À tous les David, François 1 et John Bull de ce monde:

    On sait bien que les gens ne se ruent pas aux portes du Québec pour y trouver une vie meilleure à cause de la Loi 101.

    On sait bien que la terre d’accueil par excellence dans le monde, c’est « le plus meilleur pays du monde », soit le Canada (Je vais cessé là mon commentaire sur notre « phoney bilingual country » pcq mon commentaire ne passera pas la rampe de la censure Lisée-enne).

    Dans toute statistique qui se respecte les données faisant partie de chacune des deux extrémités du spectre sont retranchées. Ceci pour faire échos aux propos de Benton avec son exemple de Bill Gates dans un bar.

    De toute façon, il est démontré que c’est une infime minorité de la population qui possède la majorité des richesses. Alors, il faut comparer la plèbe de l’un avec la plèbe de l’autre.

    Très bel essai et très instructif M. Lisée.

    Répondre

  34. Très bon article M. Lisée. Ça démontre clairement les limites de mesures statistiques, telle que la moyenne, qui ne tiennent pas compte de mesure extrêmes.

    Il serait intéressant de refaire l’exercice avec 80% de la population, en enlevant le 10 % de plus riche ET de plus pauvres. J’ai l’intuition que le revenu de la classe la plus pauvre aux USA tire la moyenne vers le bas. (je suis très fier qu’au Québec on est un filet social qui évite cette situation. Selon moi, il y a un lien avec ça, et la criminalité relativement très basse ici)

    P.S. c’est statistiquement abusif de dire que le modèle Québécois amène un revenu moyen supérieur dans 99% des cas… (ou que l’argument anti-système québécois est bon seulement pour 1 % des cas)

    Répondre

    • @Jean-Michel Leblanc
      Vous avez probablement raison. Je vais en parler à Pierre Fortin.
      jfl

      Répondre

  35. encore des cheveux fendus en quatre. Y’a un gros marché pour ça?

    Répondre

  36. Ca montre qu’on peut faire dire n’importe quoi avec des statistiques.

    « Il y a 3 sortes de mensonges, les petits, les gros, et les statistiques  » —Mark Twain

    Répondre

  37. Depuis quand on utilise des statistique avec un 99% me semblais quon utilisais le 100%…le 1% de population americaine est de combien million personne….et combien milluion personne pour le 1% qui manque…ses du niesage utiliser donc le 100% des resultat en place de faire dire nimporque quoi a des chiffre pour les mettre en votre faveur

    Répondre

  38. @ P.Lavoie

    Il faut tenir compte des coûts en santé, des frais de scolarité très élevés comparativement à ceux du Québec.

    D’autre part, le Québec a des mesures sociales importantes: assurance-médicaments, garderies, congés parentaux notamment.

    Répondre

  39. @Lorraine King

    En effet si l’Ontario ou l’ensemble du Canada était comparé aux USA, le portrait serait autant sinon plus favorable au Canada.
    Vive le Québec et vive le Canada!
    Si les Américains se réjouissent que la réduction d’impôt accordée aux riches par George Bush a été reconduite par Obama, tant pis pour la majorité de la population. Voilà un indice de l’aliénation de ce peuple et de la désinformation que la droite réussit à y mener.

    La péréquation à la canadienne est aussi une très bonne chose. Nous n’avons pas à nous en priver.

    Répondre

  40. Un grand merci aux Albertains qui travaillent fort pour nous transférer des montants de péréquation qui permettent à 99 % d’entre nous, selon M. Lisée, d’être, par heure travaillée, plus riches que les Américains.

    Je souhaite cependant peu de succès à M. Lisée dans sa démarcher, car si sa démarche est véridique et si elle devient connue hors de l’univers clos et obscur des blogues, ce pourrait signifier la fin de la généreuse péréquation dont nous profitons depuis au moins 38 ans.

    Message à tous, donc: prière de ne pas faire la publicité du bloque de M. Lisée en Alberta ou à Ottawa. Sinon, les conséquences pourraient être, à moyen et long terme, douloureuses pour notre portefeuille.

    Les Albertains sont bons, mais si on se met trop à leur dire qu’ils sont bonasses…

    Répondre

  41. Ne faudrait-il pas aussi comparer les coûts de la vie au Québec et aux États-Unis?

    L’article de M Lisée montre que le québécois gagne plus d’argent qu’un américain pour un travail égal. C’est un point intéressant. Toutefois, cet argument me semble dénudé de sens si on ne considère pas le coût de la vie ici et aux USA. Ainsi, on constaterait que le coût de l’essence, de la nourriture, des produits électroniques, des automobiles pour ne nommer que ceux-ci sont beaucoup plus bas partout aux USA.

    Je ne parle pas ici de produits de luxe. Par exemple, au Québec, le prix du lait minimum fixé par la loi est de 5.65$/4L alors que le Québec est un grand producteur de lait. En comparaison, au Wisconsin, principal producteur laitier américain, le gallon de lait se détaille en moyenne 2.86$. Ce n’est ici qu’un exemple simple qui illustre bien mon point. Nous gagnons un légèrement plus de dollars annuellement, mais nous devons en dépenser plus pour vivre ici.

    Au final, le texte de M Lisée pour venir à la rescousse du modèle québécois est faussé car il ne prend qu’une statistique et la sort de son contexte pour protéger un modèle, celui de la social-démocratie québécoise, qui est désuet depuis trop longtemps.

    Répondre

    • @Jean-René Rodrigue
      L’intérêt de ce calcul est justement qu’il tient compte du coût de la vie, des impôts et des transferts gouvernementaux.
      jfl

      Répondre

  42. @honorable

    Selon les prévision du budget 2010 du gouvernement Harper, le Québec coût 50 milliard au fédéral et envoie 46 milliard au fédéral. Donc en principe, nous somme recevons 4 milliards de plus.

    En principe seulement.
    Parce que sur le 50 milliard, il y a 7 milliards attribués à la dette. (23% du 30 milliards au service à la dette. Comme selon le budget le déficit prévu est de 40 milliards, si on enlève 30 milliards, le déficit réel est de 10 milliards)

    En réalité, pour l’année 2010, en excluant le paiement de la dette passée, Le Québec a déboursé 3 milliards de plus qu’il en reçoit du fédéral!

    Reste a savoir quel est notre part réelle à la dette…

    Répondre

  43. Cela démontre bien que le véritable débat que la droite veut créer c’est le pillage de l’état comme le font les américains. Ce sont les compagnies les plus riches qui ont été sauvées avec les impôts des 99%.

    Prouvons ce que j’avance avec un fait: La droite québécoise s’est mis à dire que les logements sociaux étaient maintenant un gros risque financiers pour l’état. C’est un parc immobilier de 4,5 milliards de dollars que nous possédons collectivement depuis 30 ou 40 ans, soit la durée d’une hypothèque. Ces logements sociaux sont payés! C’est sûr qu’ils devraient maintenant revenir à l’entreprise privé et ses leaders de droite. Puisque nous les avons payés collectivement et qu’il n’y a plus de risques maintenant.

    Mon oeil!

    Répondre

  44. Honorable

    Tu répètes de véritables inepties à propos de la péréquation. Tiens, fais un effort intellectuel et va lire ça :

    http://www.vigile.net/Le-mythe-du-Quebec-pauvre-7

    Si l’Alberta ne reçoit pas de péréquation, c’est parce que le fédéral dépense plus en programmes divers qu’au Québec.

    L’Alberta ne paie rien au Québec, c’est un mythe véhiculé par les fédéralistes.

    Répondre

  45. Mon commentaire précédent s’adresse aussi à Lorraine King qui semble elle aussi s’être fait « remplir » à propos de la péréquation, qui est un programme faisant partie de la Constitution à Trudeau.

    Extrait de l’article mis en lien dans mon autre message :

    La péréquation n’est pas un cadeau ! L’idée que l’Alberta ou la Colombie-Britannique paient de la péréquation, sous prétexte qu’elles n’en reçoivent pas, est aussi absurde que de dire que le Québec paie pour le Nord (90% du budget du Nunavut vient d’Ottawa, plus de 36k par habitant contre 2,2k pour le Québec !) sous prétexte qu’il ne reçoit rien évidemment de tous les programmes nordiques du Gouvernement canadien. http://www.fin.gc.ca/fedprov/mtp-fra.asp

    L’Ontario reçoit donc 7% de l’enveloppe de 14G de la péréquation (et 16% l’an prochain), le Manitoba 14% et le Québec 57%. C’est un fait. L’an prochain le Québec, qui fait 24% du Canada, va tomber à 52%, un peu plus de deux fois son poids démographique, mais le Manitoba, qui ne fait que 3% de la population canadienne va recevoir 12% de l’enveloppe, quatre fois son poids démographique. Mais les Feds ne parlent jamais du Manitoba (les nuits sont trop longues…)

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  46. 1) Sur le cout de la vie:
    Ce me fait rire de voir certains parler des choses qui sont moins chères aux States, comme le lait, l’alcool et l’essence, mais faire abstraction du cout du logement, des garderies à 800$ par mois, de l’électricité le quadruple du nôtre (en Californie) ou de l’assurance-santé à 10k pour une petite famille de 4, sans handicap! Parce que là ca monte. Il y a quelques semaines, Maisonneuve interviewait un Franco-Américain, dans la quarantaine, cardiaque, avec une femme et un enfant. Ca lui coutait 15k par année pour assurer sa petite famille! Et la couverture était loin d’être complète.

    2) Sur la péréquation. Les 8 millions de péréquation que le Québec reçoit ne viennent pas du tout de l’Alberta ou du Canada. C’est une légende urbaine inventée par Éric Duhaime. Edmonton n’envoie pas une cenne noire au Québec. La péréquation vient d’Ottawa. C’est notre argent qui nous revient via ce programme plutot que la Défense où on a que 15% du budget de 20 milliards, les Affaires indiennes où on n’a que 9% du budget de 7 milliards ou l’agriculture où on n’a que 9% du budget de 6 milliards.
    Cette année, la pauvre Ontario va recevoir 3,2 milliards de péréquation. A Toronto, on sait très bien que l’Alberta n’envoie pas une cenne noire à l’Ontario. Mais à Québec, on continue à nous remplir avec la péréquation qui viendrait de l’Alberta. Un Tim Horton avec ça?

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  47. Surprenant comme il y a toujours des chiqueux de guenilles

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  48. honorable, ces calculs prennent déjà en compte les effets de la péréquation.

    Et puis faut quand même pas charrier avec l’impact de la péréquation. Per capita, le québécois reçoit 5 822$ du fédéral, toutes dépenses incluses (y compris la péréquation), alors qu’il y envoie 5 540$, une différence de 282$.
    (source:http://www.statcan.gc.ca/pub/11-010-x/00207/9586-fra.htm)

    Faites maintentant l’opération suivante: divisez le montant per capita reçu du ROC par le PIB per capita du Québécois: 282$/38 801$= 0.0073. Les Québécois reçoivent donc 0,7% de leur PIB per capita de ces transferts.

    Ce n’est donc pas la mer à boire, ça représente moins de 6 mois de croissance économique, et en supposant que celle-ci soit très lente. La morale de cette histoire: sans l’Alberta, vous seriez tellement moins riches que votre revenu serait égal à celui que vous aviez il y a moins de six mois !

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  49. Bonjour,

    Auriez-vous un lien au document original de Pierre Fortin? Vous nous donnez un lien pour l’autre blogpost sur l’Ontario, mais pas pour les calculs originaux.

    Je me demande ou M. Fortin a trouve les donnees pour comparer le cout de la vie aux Etats-Unis et au Canada. Dans le cas Ontario-Quebec, c’etait des donnees de StatCan, mais je ne crois pas qu’ils produisent des donnees comparatives Canada-US.

    Si on ajuste le revenu moyen americain avec le cout de la vie NYC et le revenu moyen canadien avec le cout de la vie MTL, ces resultats ne sont pas trop surprenants…

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  50. Ouais.

    ON est pas mal riche si on oublie, commodément pour les fins de cet article, la dette réelle du Québec.

    C’est vrai qu’on a un carte de crédit avec avec une grosse limite on se sent riche.

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  51. @ Phazon

    Ton commentaire ne tient pas la route.

    Aux USA il n’y a pas d’état dans « la misère » par rapport à leur voisin, or on a appris suite au dernier recensement qu’il y a une intense migration vers les état républicains parce que les condition économique sont meilleur.

    http://washingtonexaminer.com/politics/2010/12/census-fast-growth-states-no-income-tax

    Si le Québec était un paradis, on verrait des gens qui immigrent pour venir y vivre. On sait tous que ce n’est pas le cas.

    @ Raymond Campagna

    On peut remercier Obama !

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  52. En plus, pour l’année 2008 le fédéral envoie l’équivalent de 2 086$ par habitant au Québec (net).

    On dit merci au ROC !

    En passant, pourquoi aucun lien qui mène vers l’étude en question histoire qu’on puisse la lire pour faire quelques vérification ?

    Répondre

  53. Le gros merci aux Albertains est, en fait, double:

    1) pour la péréquation qui nous enrichit.

    2) pour la valeur élevée du dollar canadien. Sans le pétrole albertain, le $ canadien vaudrait sans doute 80 cents US et, dans les tableaux de M. Lisée, 99 % des Québécois se retrouveraient, par heure travaillée, 15-20 % plus pauvres pour cette seule raison (notre dollar 25 % plus élevé que « normal » nous enrichit globalement, mais pas en proportion directe).

    En somme, les Québécois sont relativement riches parce qu’ils sont Canadiens.

    Répondre

  54. Honnêtement, tant qu’à aller brailler pour l’argent de l’Alberta, j’aime aussi ben être plus pauvre mais au moins mes enfants pourraient vivres au lieu de mourrire de toute la pollution si payante!

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  55. Monsieur Lisée,

    A quand un billet de votre part pour expliquer une fois pour toutes à tous ceux qui font des boutons avec la PÉRÉQUATION ce que c’est réellement.Ainsi, vous pourriez leur expliquer que:
    -ce n’est pas l’Alberta qui verse de l’argent au Québec, mais bien le fédéral, argent recueilli partout au Canada, incluant le Québec.Nous contribuons donc pour environ 22% à notre propre paiement ainsi qu’a ceux versés aux autre provinces.La contribution de l’Alberta équivaut à quel pourcentage?

    -L’Alberta ne pourrait certainement pas se ¨ »tanner » de contribuer à la péréquation comme l’affirment des commentaires mal informés puisque ce programme est inscrit dans la Constitution de 1982 ( que le Québec n’a d’ailleurs pas signée)et qu’il faudrait donc modifier la Constitution ( des années de plaisir en perspective)

    -si le Québec a reçu d’importantes sommes de péréquation au fil des années, que dire des milliards d’argent fédéral transférés à l’Ontario pour l’industrie nucléaire ou à l’Alberta pour l’industrie gazière et pétrolière et pour lesquels le Québec a contribué malgré lui à hauteur de 22-25% ?

    L’ignorance doit être combattue.

    Répondre

  56. @Jean-René Rodrigue, l’acronyme PPA c’est pour «Parité au Pouvoir d’Achat», donc il doit y avoir contrepartie au bas coût des objets de consommation usuels. Quelque chose comme les soins de santé ou je ne sais quoi. En fait il faudrait voir la feuille de conversion en PPA pour le Québec faite par P. Fortin puisque généralement ces conversions sont faites pour des pays, et non pour des provinces.

    Un lien intéressant sur la page du Maclean donné par Loraine King qui mène sur « Panorama de la santé » de l’OCDE. On y retrouve plein de choses dont les coûts par habitants des différents pays membres pour les soins de santé, les É.U. sont clairement en tête.

    http://www.oecd-ilibrary.org/fr/social-issues-migration-health/panorama-de-la-sante-2009_health_glance-2009-fr

    Répondre

  57. Le 10 % que Jean-François Lisée exclus dans son billets représente des Américains qui gagnent environ 120 000$. C’est un bon salaire mais rien d’extraordinaire.

    Tout ce que ce billet prouve c’est qu’il y a plus de riches aux États-Unis. Mais ça je le savais déjà : le Québec est riche en pauvres et pauvre en riches.

    Autre point faible du billet, on inclus les transferts du gouvernement. On sait qu’au Québec ces transferts sont financés par la carte de crédit.

    Selon le MFQ,la dette du Québec c’est 94 % du PIB alors que pour les États-Unis c’est 70 %.

    (http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201002/26/01-4255828-dette-le-quebec-au-5e-rang-dans-le-monde-industrialise.php)

    Je ne suis pas très impressionné par la démonstration. Il y a beaucoup de raccourcis.

    Répondre

  58. Phazon,

    Tu dis (au commentaire 9) que l’immigration se fait quand il y a une situation de misère insoutenable. Tu donnes l’exemple du Mexique et des États-Unis.

    Quand on voit le solde migratoire interprovincial du Québec qui est négatif depuis que Statistique Canada compile des chiffres, est-ce que ça veut dire que le Québec est le <> du Canada?

    Moi je pense que si le Québec de Jean-François Lisée existaient vraiment, notre bilan migratoire serait positif.

    Si un Américain ou un Ontarien voyait au Québec l’espoir d’une vie meilleure, ils seraient plus nombreux à venir vivre ici.

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  59. @ Jean M Paradis (# 60):

    Le Québec reçoit $ 8 Milliards par année DE PLUS qu’il n’envoie à Ottawa et ceci, grâce à la généreuse péréquation canadienne et ce, depuis plus de 40 ans!!!

    Même le P.Q. ne conteste pas cette donnée; d’ailleurs, on attend toujours son « Budget de l’an 1 » et ce, depuis des lustres…peut-être que Monsieur Lisée pourrait leur mettre un peu de pression?

    Compte tenu de la situation des autres provinces canadiennes qui vivent dans le même Canada que le Québec, la majeure portion de ces $8 Milliards par année que reçoit généreusement le Québec provinet tout droit des sables bitumineux albertains.

    Le Québec est un gros BS du système canadien. Même Terre-Neuve n’est plus accro à la péréquation. C’est dire…

    Pourtaant, Monsieur Lisée continue de prétendre que tout est nickel au Québec… On vait que l’économie n’est pas sa matière forte…

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  60. Petite question Monsieur Lisée: est-ce que ces statistiques tiennent compte de l’endettement endémique du Québec (i.e.: le Québec s’endette à TOUS les ans pour pouvoir conserver ce pseudo-avantage!)?

    Ça me fait penser au gars qui vit confortablement dans une maison luxueuse, meublée richement, qui va au resto régulièrement, etc. mais qui accomplit tous ces prodiges À CRÉDIT!

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  61. @David

    Dans ta référence, l’Office de la statistique a fait le calcul à partir d’un dollar américain qui valait 1,19$

    Alain Dubuc, dans son livre qui placait le Québec au 54e rang en Amérique, avait aussi fait le calcul à partir de ce taux de change
    Le paysage change complètement à partir d’une piasse à parité.

    Au sujet de l’immigration, à ceux qui se demandent pourquoi on ne débarque en masse au paradis.

    Le Québec reçoit 55,000 immigrants par année. Les Américains, avec une population 39 fois plus élevé, devrait en accueillir 2,145,000 par année. Ils en accueillent à peine 1,1 million

    http://en.wikipedia.org/wiki/Immigration_to_the_United_States

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  62. @Rod et Jean M. Paradis: merci de votre aide. Grâce à vous tout s’éclaire: « la péréquation vient du fédéral », l’argent vient du guichet automatique, le pétrole vient de la station-service et les oeufs viennent du réfrigérateur ou de l’épicerie…

    A ceux qui sont englués dans l’ornière du premier degré ou désorientés par toute métaphore: dans mes précédents commentaires, « Alberta » symbolisait les provinces riches (présentement Alberta, Saskatchewan, Colombie-Britannique et Terre-Neuve, si je ne m’abuse). Car si on doit en nommer une qui est plus que représentative de ces provinces généreuses envers nous, c’est l’Alberta, dont les surplus per capita sont habituellement les plus gros et depuis longtemps. D’où leurs « dons » péréquationels dont nous profitons abondamment depuis 38 ans, et qui permettent à M. Lisée de construire des tableaux lénifiants dont le mérite revient, au final, à la fois au modèle québécois et à notre statut provincial à l’intérieur d’un Canada riche et généreux qui nous ouvre des horizons.

    Par exemple, certains Québécois, au lieu d’être comptés comme chômeurs ou récipiendaires de bien-être social au Québec, sont maintenant des travailleurs en Alberta, ce qui enrichit à la fois le Québec et l’Alberta.

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  63. Le panier d’épicerie est aussi moins cher aux E-U.

    En tout cas, je serais curieux de savoir ce qu’en pense Luc Godbout, par exemple; M. Lisée ne cite généralement que M. Fortin, comme s’il était le seul à avoir le pas.

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  64. Il me semble que la péréquation qu’on obtient de l’Alberta ne provient pas tant de leurs heures de travail incroyables que des ressources produites par le territoire, qui relèvent d’une responsabilité fédérale. Il faut aussi comprendre que les Albertains sont aussi libres que nous. Si nous avons tout tenté de faire pour avoir une société plus juste et humaine, ils ont quant à eux voté depuis 40 ans pour ne pas avoir de programmes sociaux en votant conservateur. Qui s’aime s’aide, ou quelque chose ça. Si ils n’en veulent pas, d’une meilleure qualité de vie, on ne peut pas la leur imposer. Mais on peut tout de même avouer quelle en est la cause, et ne pas faire semblant que c’est grâce aux régimes de droite qu’on en a.

    Répondre

  65.  » Car chacun sait que c’est uniquement dans ce 1% que se crée de la richesse.  »

    Faux très faux.

    Ils appauvrissent les gens.

    Une telle affirmation est totalement fausse. Ces gens appauvrissent les autres et ceux qui créent de la richesse sont uniquement les travailleurs à l’huile de bras, les petits entrepreneurs qui deviennent productifs, les ingénieurs, ceux qui les supportent etc.

    Le 1% de riches se contente de jouer financièrement pour ramasser l’argent des autres. Depuis deux ans ils se sont enrichis plus que jamais et en plus nous sommes en crise et il se crée moins de richesse.

    Ils se crée moins de richesse et ce 1% s’enrichit.

    Ce 1% crée de la richesse… He hum, he hum, he hum!

    Les libertariens droiteux!!!

    Répondre

  66. Notre cher David cherche quelque chose chose d’intéressant à répondre au fait que 99% des Québécois aient un revenu réel supérieur (en PPA) à 99% des Américains tout en travailant moins et tout ce qu’il trouve à répondes c’est:

     » PIB/habitan (PPA)
    USA: 46 371$
    Québec: 33 956$
    Un écart de 12 415$ !!!  »

    Il pourrait peut être nous expliquer la pertinence de la mesure alors que le PIB par habitant de l’Irlande était en 2007-2008-2009 le plus haut d’Europe après le Luxembourg. Ça donne quoi d’être le champion du PIB quand on fait faillite ?

    http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=98&ref_id=CMPTEF08145

    Par contre lorsque observe la disparité de revenus (indice de Gini) au sein des pays de l’Union européenne (2007), on remarque que l’Irlande a un indice supérieur à la moyenne de l’UE ce qui veut dire que c’est une société plus inégalitaire que la moyenne des pays de l’UE.

    Répondre

  67. Mais soyons honnête…

    J’avoue (la main sur le cœur) que je crois pas que l’Irlande a fait faillite à cause de son faible rendement dans la redistribution de la richesse (et de son coefficient gini élevé). Je crois plutôt qu’elle a fait faillite à cause de sa déficience en ce qui a trait au contrôle et à la réglementation de son secteur financier… ce qui fait qu’elle a fini au premier rang en Europe (après la Suisse – secret bancaire oblige) au « concours » de liberté économique de Fraser Institute entre 1995 et 2008.

    Bravo au Fraser (et à David) pour nous indiquer la voie à ne pas suivre.

    Répondre

  68. @ Pierre Brasseur

    Revenus du Québec 2009-2010 = 62 650milliards.

    http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/Budget/2010-2011/fr/documents/PlanBudgetaire.pdf

    Compte tenu que le Québec est 25% du Canada, le Québec contribue à 25% pour la péréquation et c’est normal de payer notre part.

    Donc M. Brasseur 25% de 8 milliards donne au moins deux milliards, ce qu’il faut soustraire du 8 milliards de péréquation reçu du Canada, il reste donc 6 milliards.

    L’an prochain moins de 9% de plus de taxes et d’impôts et le Québec est clair de péréquation encore moins dans deux ans. Théoriquement, bien entendu. En réalité le différence est moindre.
    =========================

    “Après tout beaucoup de cette richesse nous vient du ROC qui avec ses transferts nous aide à financer notre état….” (Pierre Brasseur)

    L’Ontario et le Québec reçoivent de la péréquation des autres provinces et elles sont 75% de l’économie du Canada.

    Donc M. Brasseur les autres provinces qui représentent 25% de l’économie du Canada feraient vivre 75% du Canada selon nos mélangeurs de peurs de droite et libertariens.
    M. Brasseur. Y font de l’argent en simognac Terre-Neuve, le Nouveau Brunswick, la Nouvelle Écosse ,Nunavut, Saskatchewan et le Manitoba.

    Si l’Ontario et le Québec se séparaient le Canada deviendrait un pays très riche sans la charge du Québec et de l’Ontario.
    ==================================

    « Pourtant à ce que je sache la migration des cerveaux va plutôt vers le sud.” (Pierre Brasseur)

    Pour une fois, donnez nous la preuve de ce que vous savez.
    ==================

    D’après les gens de droite M. Brasseur les USA sont très riches, très très riches. Pourtant leurs infrastructures sont passablement délabrés eux aussi, particulièrement les pont et les viaducs.
    ===========

    « Un autre élément est le contexte économique, les américains sont en ce moment en plein “deleveraging” (désendettement):” (Pierre Brasseur)

    Pourtant on arrête pas de parler de la crise qui arrive bientôt ou qui recommence aux USA.
    =========

    « Bref à long terme le nerf de la guerre c’est la productivité, pour être réellement plus riches que nos voisins c’est ce combat là qu’il faut gagner et ça on en est très loin.”

    Le Québec vient de dépasser les USA pour le PIB par citoyen M. Brasseur.

    Répondre

  69. @ Rod

    Mon pauvre Rod…

    Tu as pris le temps de lire le document de l’ISQ que je t’ai donné en lien ?

    Probablement pas parce qu’on spcifie que les chiffre tiennent compte des taux de change:

    « Nous utilisons ici les données converties en paritéde pouvoir d’achat (PPA) avec le dollar américain, lesquelles tiennent compte des différences entre les niveaux de prix des économies de chaque pays, ce qui évite les distorsions dues aux taux de change. »

    Meilleure chance la prochaine fois ;-)

    Répondre

  70. @ Youlle

    Tu dis que les riches (le fameux 1%) appauvrit les gens. Ce raisonnement que l’on sait fallacieux se base sur l’idée discrédité voulant que l’économie soit un « zero-sum game ».

    Je vais t’expliquer.

    Le salaire moyen des employés de Bill Gates est de 49 000$ et Microsoft compte 89 000 travailleurs. Autrement dit, chaque année, Microsoft verse environ 4,4 milliards de dollars en salaire. La fortune de Bill Gates, qui s’élève à 54 milliards de dollars, a été amassée sur une période de 35 ans, ce qui représente un revenu moyen de 1,5 milliard de dollars par année. En bref, les salaires versés par Microsoft sont supérieurs aux revenus de Bill Gates ! Et le portrait serait encore plus frappant si je tenais compte des dividendes versés aux actionnaires.

    Et l’on voudrait nous faire croire que le monde serait meilleur si Bill Gates n’avait jamais vu le jour, parce que sa fortune serait illégitime ou indécente. Bill Gates n’est pas devenu multi-milliardaire en volant les gens, il est devenu multi-milliardaire en enrichissant des centaines de milliers de gens.

    Répondre

  71. @ Marc-André

    « Il ne faut pas se leurrer, l’argent Albertaine permet d’augmenter substantiellement le niveau de vie du Québec… » (Marc-André)

    Quel est ce montant d’argent Albertaine qui augmente si substantiellement notre niveau de vie?

    Répondre

  72. @ koldo

    J’adore que tu parles de l’Irlande.

    Malgré la récession, l’Irlande demeure l’un des pays champions de l’OCDE sur le plan de la productivité du travail, alors que le Québec accuse un grave retard à ce chapitre.

    Quant au niveau de vie des Irlandais, mesuré par le PIB par habitant, il demeure supérieur à celui du Québec par plus de 10 000 $.

    Répondre

  73. « Il serait intéressant de refaire l’exercice avec 80% de la population, en enlevant le 10 % de plus riche ET de plus pauvres. J’ai l’intuition que le revenu de la classe la plus pauvre aux USA tire la moyenne vers le bas. (je suis très fier qu’au Québec on est un filet social qui évite cette situation. Selon moi, il y a un lien avec ça, et la criminalité relativement très basse ici) » (Jean-Michel Leblanc)

    Et certainement le cas au Québec.

    Le revenu des pauvres tire la moyenne vers le bas ici. Une partie du salaire de ces pauvres vient des plus riches pas des mesures sociales. En enlevant 10% des plus pauvres les USA seront avantagés puisqu’il y a moins de partage par ces mesures.

    Répondre

  74. Bonjour Jean-François pourriez-vous me donner un lien direct vers les résultats de cette études?

    Répondre

  75. Que dit l’étude au sujet des autres provinces du Canada? On se compare comment? Si on ne divulgue pas ses infos doit-on conclure qu’elles dérangent?

    Et pourquoi l’étude ne compare pas le Québec aux 50 états américains? Le Québec est une province il serait plus juste de comparer à des états, pas à un pays.

    Répondre

  76. @ honorable (# 68):

    Et les poissons, Monsieur honorable, vous pensez qu’ils viennent d’où? De la mer peut-être?

    Et bien non. Viennent directement des frigos de Loblaw et sont pêchés comme ça…tout emballés!

    BRAVO pour votre intervention. L’ai trouvé truculente mais malheureusement criante de vérité!!!

    Répondre

  77. @honorable

    Les 8 milliards que le Québec reçoit en péréquation viennent de NOS poches. Pas des sables bitumineux, de NOS taxes et impôts

    En 2007, Ottawa a collecté 45,725 milliards au Québec. Officiellement, il a dépensé 50,541 milliards; un écart de 4,816 milliards donc.

    Mais les Québécois n’ont jamais reçu ces 50,5G puisqu’on a inclu, dans ce 50,5G, une « facture » de 7,363 milliards pour le financement de la dette canadienne. Une sorte de cotisation pour faire partie du club du Canada

    http://www.statcan.gc.ca/pub/13-018-x/2009002/t/tab0724-fra.htm

    En ARGENT RÉEL donc, le Québec n’a reçu 43,170 milliards d’Ottawa pour une perte réelle de 2,555 milliards. Voilà pour le grand mythe de la péréquation, du pauvre Québec qui vit sur le bras des sables bitumineux.

    Mais peu de Québécois connaissent cette réalité parce que jusqu’ici, les totos du bloc et du PQ ont été incapables de l’expliquer au bon peuple. Alors la plupart des Québécois continuent à croire que les Albertains leur envoient un beau chèque de 8 milliards par année, par pure charité canadienne.

    Répondre

  78. Dire que c’est le 1% qui créer la richesse c’est comme dire que sur une galère, c’est celui qui bat la mesure qui fait avancer le navire… et non les galériens qui rament!

    Pour le reste, avant de dire que le Québec est sur le BS, allez donc consulter les données du fédéral pour avoir l’heure juste et arrêtez de faire une fixation sur la seule péréquation.

    Répondre

  79. Honorable

    La péréquation n’a rien à voir avec la « richesse » d’une province.

    Ça a simplement à voir avec les dépenses fédérales. Si une province n’en reçoit pas, c’est que le fédéral dépense plus dans cette province que dans les autres.

    Et une province qui ne reçoit pas de péréquation n’en paie pas non plus. Tu dis n’importe quoi.

    Répondre

  80. David

    Va relire mon commentaire, t’as rien compris.

    Répondre

  81. L’Alberta ne paie pas de péréquation
    La Saskatchewan ne paie pas de péréquation
    La CB ne paie pas de péréquation
    TN ne paie pas de péréquation
    Ottawa paie la péréquation, à peine 14 milliards sur un budget de 280

    La prochaine fois que quelqu’un vous dira que l’Alberta paie 8 milliards de péréquation au Québec,traitez-le d’Éric Duhaime, de pur ignorant.

    Répondre

  82. @Phazon (#85): il est embarassant à quel point vous vous couvrez de ridicule. Vous faites certainement partie de ceux qui croient que les oeufs viennent du réfrigérateur…

    « Equalization payments do not, technically, involve wealthy provinces making payments to poor provinces, although in practice this is what happens, via the federal treasury. »

    http://en.wikipedia.org/wiki/Equalization_payments_in_Canada

    Répondre

  83. Cette étude économique montre bien la réalité de ces deux sociétés.Que tous les Elvis Graton du Québec en prennent pour leur rhume car j’en ai marre de cet aveuglement de droite envers nos voisins que l’on montre toujours en exemple.Non je ne suis pas complexé d’être caadien(Québécois) mais j’ai mauditement peur de leur influence sur notre pays.Si je devais changer de pays le premier exclu serait les U.S.A. IL y a beaucoup de sociétés plus intéressante dans le monde dont le Canada,moins riche mais socialement plus acceptable. Franc B.

    Répondre

  84. @Youlle

    la péréquation permet de transférer de l’argent Albertaine vers le Québec, ainsi on augmente le pouvoir de dépenser du Québec pour offrir des programmes sociaux.

    Le Québec profit des revenus des sable bitumineux pour augmenter l’argent disponible pour les québécois.

    On est donc plus riche grace au sable bitumineux et on se permet d’affirmé que le pétrole est sale. C’est bien vraie qu’il est sale, mais il faudrait avant tout cesser de prendre cette argent pour critiquer. Il faudrait également transférer une proportion de la quantité de pollution faites par les sables bitumineux au prorata pour le Québec pour avoir le vrai visage de notre pollution collective. Mais cela, c’est un autre débat.

    Répondre

  85. honorable

    C’est toi qui se couvre de ridicule en répétant comme un perroquet des faussetés éculées. Fais un effort intellectuel et va lire le lien de mon 1er message, tu vas trouver ça instructif.

    Si l’Alberta ne reçoit pas de péréquation, c’est parce que le fédéral dépense plus dans cette province que dans les autres.

    Tu penses qu’ils ont développé leur industrie du pétrole comment? Avec les subventions du fédéral!

    Répondre

  86. Honorable

    Aussi, si tu veux qu’on te prenne au sérieux, trouve autre chose qu’une source wiki. La péréquation est inscrite dans la Constitution de 1982. C’est un programme fédéral qui permet d’équilibrer les investissements du fédéral dans les provinces.

    Ceux qui reçoivent de la péréquation, c’est pas parce qu’ils sont pauvres, c’est parce que le fédéral a moins investit chez eux.

    Me semble que c’est assez simple à comprendre… Trop dur pour toi?

    Répondre

  87. @ david qui répond: « Quant au niveau de vie des Irlandais, mesuré par le PIB par habitant, il demeure supérieur à celui du Québec par plus de 10 000 $ ».

    Comme réponse à un commentaire qui se lisait: « Il pourrait peut être nous expliquer la pertinence de la mesure alors que le PIB par habitant de l’Irlande était en 2007-2008-2009 le plus haut d’Europe après le Luxembourg. Ça donne quoi d’être le champion du PIB quand on fait faillite? » tu avoueras que c’est pas très fort.

    Mais bon, venant d’un groupie de la dérèglementation financière et du concept (tout à fait risible) de liberté économique, on ne peut évidemment pas demander beaucoup…

    Répondre

  88. @ Rod

    Tu dis que la péréquation viens de « nos poches ».

    Donc si demain matin l’Alberta quittait le Québec tu pense qu’il n’y aurait aucun effet sur la péréquation reçu par le Québec ?

    Pourquoi l’Alberta ne reçoit pas de péréquation ?

    Tu dis que c’est Ottawa qui paye la péréquation, mais d’où vient l’argent d’Ottawa ?

    Si l’Alberta ne paye pas de péréquation, alors pourquoi quand Ottawa a décider d’inclure les revenu pétrolier de l’Alberta dans la formule, le Québec a reçu plus d’argent (le montant a doublé) ?

    @ Phazon

    C’est ton analogie qui ne tient pas la route. Les gens n’attendent pas d’être dans la misère pour décider de migrer.

    Répondre

  89. @ David #76

    Tu n’as simplement rien compris, mais absolument rien.

    Répondre

  90. @ Marc-André

    Toujours le même discourt fédéraliste simpliste entendu et lu des milliers de fois.

    DES CHIFFRES.

    Quel est ce montant d’argent Albertaine qui augmente si substantiellement notre niveau de vie.
    .
    LE MONTANT.
    .
    PS Faut pas s’en faire pour les pauvres Albertains la facture de nettoyage nous parviendra plutôt que nous le pensons.

    Répondre

  91. À lire les salmigondis économiques farfelus de David, on comprend pourquoi le Parti Libertarien n’a pas obtenu plus de votes que le Parti Marxiste-Léniniste du Canada, aux dernières élections générales fédérales !

    Très révélateur de leur confusion dogmatique.

    Répondre

  92. @ koldo

    Vois-tu, c’est le gouvernement irlandais qui est dans la dèche, pas les irlandais.

    Même après la faillite de leur gouvernement, ils restent (selon TES stats) les 2e plus riche d’Europe, derrière le Luxembourg.

    Donc, selon TES stats, même après la récession, les irlandais font tout aussi bien.

    Répondre

  93. David

    Bien sûr que oui la misère est le plus grand facteur de migration. Surtout quand vient le temps de quitter son pays pour un autre où la langue est différente. Tu vis sur quelle planète?

    Si au Mexique les citoyens avaient un minimum décent, ils resteraient chez eux.

    Répondre

  94. David

    Si le Québec fait si piètre figure comparé aux USA (selon toi), alors pourquoi les Québécois ne se ruent-ils pas à la frontière? Selon ta logique c’est ce qui devrait se passer.

    Mais ça n’arrive pas car pour qu’un peuple quitte son pays en masse, ça prend un point critique d’incomfort. Et ce point est vraiment bas. Regarde en Égypte, ils restent dans leur pays malgré la misère. Ils préfèrent se révolter plutôt que de partir.

    Même chose aux USA. Les gens sont mécontents mais restent dans leur pays.

    Répondre

  95. @david,

    Ton commentaire 99 est tellement cruche que nous en sommes désolés pour toi.

    Avec un PIB par habitant aussi élevé que les USA, le revenu médian des ménages irlandais (en parité du pouvoir d’achat) était en 2005 grosso modo égale à ceux des habitants de la Virginie occidentale. En 2008 il reste bien en deçà des revenus médians des ménages canadiens, australiens, hollandais, chypriotes et même israéliens. Tu disais donc « qu’ils (les Irlandais) restent les 2e plus riche d’Europe, derrière le Luxembourg » et que « c’est le gouvernement irlandais qui est dans la dèche, pas les irlandais. »

    Mon pauvre david…

    Et ici, on ne parle même pas des services donnés à la population devant être compensés en Irlande par des dépenses privées.

    Je répète donc ma question: ça donne quoi être champion du PIB si on fait faillite ?
    et je répète également mon commentaire: merci David (et merci au Fraser) de nous indiquer la voie à ne pas suivre.

    http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=98&ref_id=CMPTEF04264

    Répondre

  96. @ Phazon

    Tu ne prends pas le temps de lire ce que j’ai écrit.

    Les gens n’attendent pas d’être dans la misère pour décider de migrer.

    Regarde le bilan migratoire du Québec ! Contrairement à ce que tu dit, les Québécois se ruent à la frontière. Mais il préfère le ROC car l’émigration y est plus facile.

    CQFD.

    Répondre

  97. @ koldo

    Le commentaire 99 est cruche et c’est pas moi qui l’ai écrit :-p

    Pour le reste, c’est TON lien (celui qui tu ad donné au commentaire #72) qui dit que l’irlande est toujours la 2e plus riche.

    http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=98&ref_id=CMPTEF08145

    Même après la faillite de leur gouvernement, ils restent (selon TES stats) les 2e plus riche d’Europe, derrière le Luxembourg.

    Et c’est pas moi qui le dit, c’est le lien que tu m’as donné !

    Répondre

  98. En regardant les statistiques sur 99% comparativement à 100%… je me dit: on est pauvre en riche au Québec!

    surement que la taxation pour les riches est supérieur au Canada et au Québec comparativement aux USA…

    Ceux qui déménagent sont ceux ayant une qualitfication ou des études particulières/supérieurs qui sont recherchés et qui ont en général des revenus supérieurs.

    Répondre

  99. @ 105 Qqun

    « Ceux qui déménagent sont ceux ayant une qualitfication ou des études particulières/supérieurs »

    Êtes-vous capable d’expliquer avec des données pour appuyer vos affirmations.

    Oups! sans copier coller.

    Répondre

  100. @ David

    Je pense que le terme cruche est parfait.

    Un PIB colossal sans profits, c’est comme un chiffre d’affaires sans profits.

    Les deux sont dans la dèche juste avant la faillite.

    Donc le PIB et le chiffre d’affaire sa ne veut rien dire.

    Moi je connais ici une petite entreprise qui a un chiffre d’affaires de quelques millions et qui, il y a deux ans, a fait énormément plus de profits que GM et Chrysler réunis ensemble.

    On dirait que les libertariens ont énormément de misère à comprendre ce fait.

    Répondre

  101. Commentaire 103:
     » le revenu médian des ménages irlandais (en parité du pouvoir d’achat) était en 2005 grosso modo égale à ceux des habitants de la Virginie occidentale. En 2008 il reste bien en deçà des revenus médians des ménages canadiens, australiens, hollandais, chypriotes et même israéliens. »

    Réponse 105:
     » Même après la faillite de leur gouvernement, ils restent (selon TES stats) les 2e plus riche d’Europe, derrière le Luxembourg. »

    Faut-il chercher l’erreur ?

    Répondre

  102. Autre point intéressant: non seulement est-on plus riche dans 90% des cas, mais on en profite aussi plus longtemps.

    En effet (source CIA World Factbook, via Wikipedia) l’espérance de vie au Canada est de 80,34 ans, tandis qu’aux États-Unis elle n’est que de 78,00 ans.

    Cela nous laisse deux ans de plus pour profiter de notre richesse ! Serait-ce un effet positif d’une vie plus équilibrée: plus de loisirs et moins de travail?

    Répondre

  103. Pour être tout à fait honnête, je pense qu’il aurait fallu aussi éliminer de l’étude les 10% moins riches de chaque état.

    J’ai l’impression que le revenu moyen québécois en prendrait pour son rhume car de la même façon que leurs riches sont atrocement plus riche que nos riches, leurs pauvres sont aussi bien plus pauvres que les nôtres. Ce qui fait en bout de compte que la classe moyenne américaine est, je pense, légèrement plus riche que la classe moyenne québécoise à travail égal.

    Si on fait ça, que les chiffres donnent-ils?

    Répondre

  104. @ Guy La Vergne

    Non seulement on n’en profite plus longtemps qu’eux parce que l’on vit plus vieux, mais aussi en ayant une bien meilleure santé pendant les dix dernières années de notre vie selon l’OCDE.

    À tout cela il faut ajouter que nous profitons de quelques années de plus, probablement 5 et pour plusieurs 10 ans, parce qu’une grande partie des Américains à petit salaire doivent travailler jusqu’à 75 ans, voir jusqu’à leur mort, n’ayant pas les mesures sociales pour les protéger comme ici.

    Des personnes âgées 75 ans, même plus, travaillent encore. On les voit souvent dans les hôtels à la réception des valises et dans les dépanneurs, ou ramasser les mégots et les papiers dans les endroits publics.

    Après les conservateurs et libertariens et les lulu cidres viennent nous dire que nous sommes paresseux, travaillant moins d’heures.

    Répondre

  105. La méthode de Fortin est bonne mais il y a un gros problème, l’utilisation de 2 échelles spatiales différente pour comparer une seule et même chose, ce qui rend la comparaison un peu bancal. Je m’explique: La comparaison que Lisée fait est entre les USA, qui est un pays, et le Québec, qui est une province, est comme comparer la température de l’eau dans un lac et dans une piscine. La probabilité statistique que l’eau soit plus chaude dans la piscine sous le même soleil est aussi grande que le ratio entre la piscine et le lac.

    Dans la population, la probabilité que l’écart de richesse soit plus grand dans le pays ayant le plus d’habitant est d’autant plus grand que le nombre d’individus que comporte l’échantillon.
    Pour vraiment faire une comparaison, il faudrait y aller au niveau des états et séparer les états les plus populeux d’une manière à avoir des unités spatiales les plus semblables possibles.

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  106. David

    Ha oui? Les Québécois se ruent à la frontière? Va au Mexique, tu vas voir c’est quoi se ruer à une frontière. T’es vraiment dans le champ.

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  107. @david,

    J’ai trouvé.

    http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=98&ref_id=CMPTEF04264

    c’est celui-là qui était en référence à mon commentaire 103. Tu parlais bien des irlandais, non ? Qu’est-ce qui est important pour les irlandais le PIB ou leur revenu disponible ?

     » Par exemple, l’Irlande et les Etats-Unis ont un PIB semblable par habitant, des personnes supposent parfois que leurs revenus de ménage sont également semblables, quand aux USA de réalité les revenus sont beaucoup plus hauts quand des ajustements pour parité de pouvoir d’achat sont faits. La raison principale de la disparité est que la consommation de ménage compose seulement environ 43% du PIB de l’Irlande, tandis que la consommation de ménage compose environ 67% du PIB de l’Amérique »

    http://www.worldlingo.com/ma/enwiki/fr/Median_household_income

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  108. @ koldo

    J’aimerais pouvoir te suivre.

    Es-tu en train de dire que le revenus des irlandais serait plus élevé si leur PIB était plus bas ?

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  109. Ca fait peur de voir autant de travail pour essayer de trouver quelque chose qu’on a de mieux que les autres….

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  110. Il est moins fort en math qu’il ne le pense… (!)

    Si la MOYENNE de 90% des québécois font mieux que la MOYENNE de 90% des américains, ça ne veut pas dire qu’automatiquement, 90% des québécois font mieux que 90% des américains!!!

    Pour se faire, il faudrait que le québécois le plus pauvre du 90% en question soit lui-même mieux payé que le mieux payé que 90% des américains – ce qui est loin d’être le cas!!

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  111. @ Jon Kirkenshrir

    Je crois ici que c’est toi qui n’est pas fort en compréhension et non l’auteur qui n’est pas fort en math!

    Si le plus pauvre « bat » le plus pauvre et ainsi de suite jusqu’au plus riche, on peut affirmer que 90% des Québécois font mieux que 99$ des Américains.

    Mais si tu préfère que l’auteur rajoute plus clairement pour toi que la moyenne bat l’autre moyenne, dit-le simplement au lieu de l’insulter en disant qu’il ne sait pas compter!

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  112. 113 lotusteam52 :
    février 1, 2011

    bon commentaire que le vôtre, par exemple Isard a montré dans ses anciens livres d’économie régionale que les coefficients de concentration industrielle ne sont pas neutres versus l’échelle spatiale sur la base desquels ils sont mesurés (district, ou état, ou national). Quoi qu’il resterait à voir dans quelle mesure cet effet de taille influe sur le coefficient de concentration et biaise de manière significativement importante les écarts calculés par Pierre Fortin.

    Il s’agirait pour Mr Fortin (que je remercie pour avoir fait ces calculs) pourrait recommencer l’exercice dans son chiffrier excel avec ces règles de trois savamment ordonnées, en comparant cette fois le Québec à certains états américains d’une population comparable au Québec (et d’un même niveau d’aisance approximative), ce qui éliminerait le problème de «l’effet de taille». Et en outre nous donnerait un ordre de grandeur de la variabilité de ces ratios de concentration, pour mieux apprécier les écarts observés Qc-ÉU entre les PIB/hab tels que calculés par la méthode de Mr Fortin.
    Sous réserve que cette méthode sélective de comparabilité ne cache à son tour quelque défaut auquel on ne pense pas…

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  113. 109 Guy La Vergne :
    février 1, 2011;
    « l’espérance de vie au Canada est de 80,34 ans, tandis qu’aux États-Unis elle n’est que de 78,00 ans.
    Cela nous laisse deux ans de plus pour profiter de notre richesse ! »

    Le fait de vivre plus vieux (par exemple 2 ans), bien que percu généralement comme désirable, a malheureusement comme conséquence économique de plomber (diminuer) notre richesse, puisqu’on ne produit plus à cet âge. A moins qu’on élève aussi dans à peu près la même quantité (à 85%) l’âge de la retraite (par exemple de 65 ans à 66,7 ans). Cela se comprend sur une base individuelle (on est obligés de dépenser moins par année de vie en plus, donc d’années de retraite en plus, à qté d’économies de retraite égales), et se comprend aussi au niveau aggrégé (une proportion plus grande de retraités improductifs dans l’économie d’un état ne peut que diminuer le PIB/hab de cet état, à PIB égal et population totale égale avec un autre état).

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  114. 83 Rod :
    janvier 30, 2011 :
    «En 2007, Ottawa a collecté 45,725 milliards au Québec. Officiellement, il a dépensé 50,541 milliards; un écart de 4,816 milliards donc.
    Mais les Québécois n’ont jamais reçu ces 50,5G puisqu’on a inclu, dans ce 50,5G, une “facture” de 7,363 milliards pour le financement de la dette canadienne.»

    Et alors? chaque province pourrait aussi formuler la même plainte et revendiquer l’ajustement du calcul que vous proposez. Chaque province a recu une telle facture de X $ pour sa participation au financement de la dette can (en % probablement de son PIB ou pop etc). Retranchez cettte facture à chaque autre province qui a aussi recu de la péréquation, et ajouter là dans le cas des provinces qui en ont payée… Il y a des provinces où cela augmenterait l’écart (déjà en leur défaveur) entre les sommes versées au fédéral en impôts et les sommes recues par leur même gouvernement provincial au titre des transferts de prérquation, donc qui auraient aussi à se plaindre au même titre que le Québec.

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  115. Eric :
    janvier 29, 2011 à 10:45
    «Le panier d’épicerie est aussi moins cher aux E-U.»
    C’est exact, il faut ajuster le résultat par le niveau général des prix (panier de biens d’un ménagé du revenu médian).
    Mais je crois que c’est déjà fait dans les calculs de P. Fortin, quand il dit avoir transférer les chiffres dans la même devise avec l’indice de PPA.

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  116. Quel serait le résultat si on faisait un exercice similaire, mais avec cette fois si le 10% des américains les plus pauvres (pour des raisons historiques et sociales qui n’ont probablement pas rien à voir avec les politiques des 50 dernières années) était enlevées au même titre que les plus riches ? Bref si on tasse les beaucoup trop riches, il faut aussi enlever les beaucoup trop pauvres. La distribution normale serait t’elle la même que si l’on enlève rien ?

    Répondre

  117. J’ai demandé aux Québécois de retour de leur périple de plusieurs annnées aux USA et ils sont confortables avec la perspective d’une éventuelle régression de leur pouvoir économique alors qu’aux USA, ils étaient terrorisés.

    Pour ceux qui y restent toujours, j’ai un cas qui aimait Bush et très heureuse d’avoir sa business de… ménage ! Contente de faire du ménage et croire encore au vieux american dream (un jour la chance me sourira et la richesse foisonnera parce que Dieu bénit USA donc moi aussi!

    Eh bien, c’est bien à ce genre ridicule que nos amis de l’IEM voudrait bien qu’on ressemble mais heureusement, la vague orange des dernières élections prouvent bien que les Québécois sont solidaires et que les personnes en difficulté sont des personnes à aider parce qu’ils aideront à leur tour, un jour.

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  118. M. Lisée, vous êtes véritablement un phare. Plus je vous lis, plus je cherche à vous lire. Merci pour vos lumières et le courage de les projeter.

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  119. Faudrait ressortir ça lors de la prochaine campagne électorale provinciale. Peut-être pourrions-nous dire au PQ la même chose qu’on vient de dire au Bloc: ON vous a assez vu, vous dites toujours la même chose et il ne se passe rien.

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  120. C’est drôle que l’institut ne reconnaisse pas que plus de temps = plus de richesse. Même lorsque c’est involontaire. En économie, ça s’appelle le coût d’opportunité. Plus on a de temps, plus en maximise son argent. On peut courir les spéciaux, cuisiner au lieu d’aller au restaurent,etc.

    Aussi, contester l’exclusion des plus riches est aberrant. C’est normal en statistique de vouloir enlever les valeurs extrêmes pour mieux comprendre un groupe d’individus.

    Répondre

  121. Simplifions le problème:
    Faisont abstraction de la dimension strictement pécunière de la notion de « richesses ».
    La réponse ne s’impose-t-elle pas d’elle mème ?
    (pour nous, « richesses » conserve encore un sens)

    NB:Je sais, je suis parfois acrimonieux,surtout envers les USA et depuis le 119 et la suite.

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  122. Ce serait intéressant de refaire cet exercice avec l’ontario. Le problème des études économiques et l’absence de la joie de vivre, le bien-être, après tout nous travaillons pour améliorer notre qualité de vie. Nous apprenons que nous travaillons pour enrichir le 10% de l’humanité: où est la démocratie dans tout cela? J’oubliais: jack arrangera tout cela sur les bancs de l’opposition grâce à la pensée stratégique des québécois.

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  123. Point de vue et données fort intéressants. Reste à nous instruire sur le rapport entre le surplus d’impôt et le surplus de service: on y gagne encore ou on y perd?

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  124. J’ajouterais au commentaire 113 de lotusteam52 que le territoire économique des US dépasse largement ses propres frontières et s’étend sur une large part de la planète avec comme conséquence qu’on y retrouve aussi une grosse part des plus riches du monde.

    Au final le 1% les plus riches ne tirent pas les avantages de leur richesse que de la population américaine mais bien du monde entier.

    —–

    Petits chiffres dignes de réflexion sur le partage de la richesse qui dépassent nos frontières…

    Un rapport de l’ONU en 2009 conclut que

    -> 2 % de l’humanité détient 50 % du patrimoine des ménages,

    -> 50 % de l’humanité détient 1 % du patrimoine des ménages.

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  125. Intéressante recherche. Suggestion: expurger le titre de son méchant anglicisme:

    Revenu: 99% des Québécois font mieux que 99% des Américains

    =>

    Revenu: 99% des Québécois s’en tirent mieux que 99% des Américains

    Raymond @beloamigo Roy

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