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Par ici la relève !


21 Novembre 2011

Y a-t-il des jeunes qui sont encore assez fous pour s'engager en politique au Québec ? La réponse : oui ! Voici 25 visages de cette relève.

Par ici la relève !
Photos : Martin Laprise

La relève foisonne. Au Témiscamingue, en Gaspésie, au conseil municipal de Mont­réal et à l'Assemblée nationale, il suffit d'ouvrir l'œil et de tendre l'oreille pour la découvrir.

Voici 25 visages de cette relève. Les 13 hommes et 12 femmes que nous vous présentons incarnent chacun à leur façon un visage de la nouvelle génération de politiciens au Québec.

Certains travaillent dans l'ombre, d'autres sont à l'avant-scène. Certains sont connus du public, d'autres non.

Nous n'avons pas la prétention de présenter la liste définitive des membres de la relève. Il s'agit plutôt d'un instantané révélateur de ces jeunes hommes et femmes qui sautent dans l'arène pour changer leur quartier, leur ville, leur région ou leur province.

Ils ont tous un long curriculum, malgré leur jeune âge. Avant de se lancer en politique, certains ont été avocat, entrepreneur, agent immobilier, commissaire industriel, économiste ou joueur de baseball.

Ils placent tous l'éthique et l'intégrité au sommet de leurs valeurs. Les récents scandales de corruption ont renforcé leur détermination à faire de la politique propre.

« Des enveloppes brunes, j'en achète pour mettre les factures de ma ferme ! » dit Stéphane Billette, 40 ans, député libéral et agriculteur de Huntingdon, en Montérégie.

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De gauche à droite : Jean-Martin Aussant, Yolande James, Patrick Huot, Véronique Hivon,
Pascal Bérubé, Guillaume Simard-Leduc, Martine Ouellet, Stéphane Billette, Alexandre Cloutier,
Flavie Trudel, Émilie Guimond-Bélanger, Nicolas Girard. Absent : Sébastien Proulx

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JEAN-MARTIN AUSSANT
Les deux choses qu'il veut faire avant de mourir : de la musique... et la souveraineté du Québec !

Jean-Martin Aussant est prêt à tout pour faire l'indépendance du Québec. Même à démissionner du Parti québécois et à fonder son propre parti, voué à la promotion « sincère et engagée » de la souveraineté !

« Le jour où je ne serai pas convaincu qu'il y aura un référendum, je quitterai la politique », dit Jean-Martin Aussant, 41 ans. Le député de Nicolet-Yamaska a l'énergie contagieuse de son mentor, Jacques Parizeau. Bardé de diplômes en économie, il parle comme si l'indépendance du Québec était inévitable.

Certains le voient déjà premier ministre, lui s'imagine en vedette rock. Dans son studio, chez lui, à Nicolet, le politicien a composé 60 chansons sur ses huit synthétiseurs. Ses idoles : Depeche Mode, Nine Inch Nails, Strange Advance et... Bach. « Il y a deux choses que je veux faire avant de mourir : de la musique et la souveraineté du Québec. » M.F.

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PASCAL BÉRUBÉ
Il fait mentir l'adage « grand parleur, petit faiseur ». Le député de Matane cause et compte !

Pascal Bérubé est le Denis Coderre du Parti québécois : il aime les caméras et les caméras l'aiment. Le député de Matane distribue les formules-chocs à l'Assemblée nationale, dans les journaux, à la télé et à ses abonnés sur Twitter. « Le PQ a ses belles-mères, le PLQ a son Bellemare », a-t-il déclaré, en mars 2011, à propos du témoin-vedette de la commis­sion Bastarache.

Le député Bérubé est plus qu'une grande gueule. Nommé président de la campagne de financement de 2010 du Parti québécois, cet hyperactif de 36 ans a atteint l'objectif - deux millions de dollars - quatre mois avant la fin de l'année !

Proche de l'aile « lucide » du PQ - il a travaillé au cabinet ministériel de François Legault en 2000 et 2001 -, Pascal Bérubé a applaudi quand Pauline Marois a démantelé le club syndical SPQ Libre, au printemps 2010. Il affirme que les Québécois devraient tous être bilingues et clame son admiration pour Israël, un « peuple de résistants ». M.F.

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STÉPHANE BILLETTE
Il milite pour redonner ses lettres de noblesse à l'agriculture.

Stéphane Billette, le député libéral de Huntingdon depuis 2008, est reconnu comme un défenseur infatigable du Québec rural à l'Assemblée nationale.

Il a pris la relève de la ferme familiale à l'âge de 16 ans, quand son père, Roger, est décédé d'une tumeur au cerveau. Le député de 40 ans cultive toujours la terre, avec de l'aide pour les semences et les récoltes. « Mon père m'a appris à travailler fort et à m'enga­ger dans mon milieu », dit-il.

À neuf ans, il faisait campagne pour le Non au référendum de 1980 auprès de ses petits copains de l'école de Howick, près de Châteauguay, encouragé par son père, organisateur libéral.

Stéphane Billette a fait une maîtrise en administration des affaires (MBA) aux universités d'Ottawa et de Reims, en France. Il a ensuite exploité une entreprise de machinerie agricole et un service de distribution de matériaux de construction, puis a été commissaire industriel pendant 10 ans. Tout en continuant de travailler la terre !

Comme commissaire industriel, Stéphane Billette en a organisé des cocktails pour souligner des investissements faits par des entreprises. « L'achat d'une moissonneuse par un producteur agricole, c'est un investissement de 400 000 dollars. Pourtant, personne ne publie de communiqué de presse ! » dit-il pour illustrer un de ses buts comme député : redonner ses lettres de noblesse à l'agriculture. M.F.

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ALEXANDRE CLOUTIER
L'inspiration de ce pilier de l'équipe péquiste ? Un juge de la Cour suprême du Canada !

La maturité et la rigueur de cet avocat de 34 ans que le Parti québécois envoie sur toutes les tribunes pour parler du « projet de pays » ne passent pas inaperçues. Alexandre Cloutier affirme que c'est son travail comme clerc auprès du juge à la Cour suprême du Canada Charles Gonthier qui lui a « donné le goût du travail bien fait, de l'effort et de la discipline ».

« J'étais rarement d'accord avec lui, non seulement en tant que souverainiste, mais aussi sur les questions sociales, comme le mariage gai [auquel le juge s'oppo­sait]. Mais il était extrê­me­ment rigoureux », dit le député péquiste de Lac-Saint-Jean.

Le ton des débats fait tiquer ce diplômé en droit constitutionnel de l'Université de Cambridge, au Royaume-Uni. Il rêve d'une réforme des institutions qui mènerait à moins d'attaques partisanes et à plus de transparence, de clarté, d'intégrité. Il imagine les sièges de l'Assemblée nationale disposés en demi-cercles, comme au parlement écossais, pour « favoriser le consensus ». « Les Québécois disent aux élus : essayez donc de vous entendre pour répondre aux besoins de la population ! Il faudra bien un jour affronter le sujet. » M.F.

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NICOLAS GIRARD
Il est parvenu à faire congédier le ministre de la Famille sans sourciller... et sans s'engueuler.

Si la politique était un match de hockey, Nicolas Girard aurait gagné le trophée du meilleur marqueur l'an dernier au Parti québécois. Le député de Gouin a fait congédier le ministre de la Famille Tony Tomassi en menant une enquête minutieuse sur l'attribution de places et de permis de garderie à des donateurs du Parti libéral du Québec.

Pour mettre au jour le « scandale des garderies », Nicolas Girard a posé plus de 150 questions au gouvernement dans le climat surchauffé de l'Assemblée nationale. Il s'est fait traiter de pas mal de noms, mais a toujours répliqué avec calme.

« Je suis straight, convient le député de 39 ans. J'aime m'en tenir aux faits. C'est ma façon de combattre le cynisme et l'hyper-partisanerie. » M.F.

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ÉMILIE GUIMOND-BÉLANGER
Jeune, féministe, allumée... elle incarne le nouveau visage de Québec solidaire.

Émilie Guimond-Bélanger, 22 ans, est devenue en avril dernier « co-porte-parole » de Québec solidaire pendant quatre mois, à la demande de Françoise David, qui se retirait temporairement pour écrire un essai.

« J'ai envie de défendre les droits des personnes sans voix : les immigrants, les femmes assistées sociales, les gens qui ont besoin de logement social », dit d'un ton passionné la militante altermondialiste originaire de Charlesbourg.

Cette étudiante en travail social à l'Université Laval a eu un coup de cœur pour Québec solidaire lors d'une conférence d'Amir Khadir, en 2008. Elle est devenue porte-parole du parti sur le campus, puis candidate dans Beauce-Nord aux élections de 2008. Elle est responsable de la Commission nationale des femmes du parti depuis 2009.

En 2010, Émilie Guimond-Bélanger et une centaine d'activistes ont été appréhendés par la police de Toronto en marge des sommets du G8 et du G20. « La démocratie, c'est fragile. Depuis le G20, je suis encore plus motivée à me battre pour la liberté d'expression. » M.F.

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PATRICK HUOT
La mission du député 2.0 : revoir la gestion des ordis de l'État.

On l'a décrit comme le « geek de l'Assemblée nationale ». Pour revoir de fond en comble la gestion des ordinateurs de l'État - une affaire de 2,6 milliards de dollars par an -, la ministre Michelle Courchesne a appelé en renfort le député de Vanier, Patrick Huot.

Ce sportif de 36 ans - il a joué au baseball d'élite avec les Diamants de Québec et les Patriotes de Sainte-Foy - a ainsi été promu adjoint parlementaire de la présidente du Conseil du Trésor en février. Sa mission : aider à économiser 200 millions par an.

Patrick Huot a été un des premiers élus québécois à miser sur les réseaux sociaux. Il tenait déjà un blogue quand il représentait l'arrondissement de Duberger, de 2005 à 2008. À l'Assemblée nationale, il se sert de Twitter pour faire passer son message, mais aussi pour écouter les gens. « Le métier de député, c'est de se rendre disponible pour le monde, dit Patrick Huot. Facebook et Twitter sont des outils qui me rapprochent des gens. » M.F.

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YOLANDE JAMES
Jeune, femme et noire : elle savait que cela lui vaudrait des critiques. Les sceptiques ont été confondus.

Yolande James se souvient des sombres prédictions des ana­lystes quand elle a été nommée ministre, à 29 ans, en avril 2007 : « Tout le monde disait que j'allais me planter ! »

La benjamine du Conseil des ministres, et première femme noire à siéger à l'Assemblée nationale, a fait taire les sceptiques. Elle a traversé la tempête des accommodements raisonnables à la tête du ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles, puis a succédé à Tony Tomassi à la Famille en plein scandale d'attribution des permis de garderie.

Cette fille d'immigrants antil­lais, née à Pierrefonds, a travaillé cinq ans comme attachée politique de Russell Williams, député de Nelligan. Quand celui-ci a pris sa retraite, en 2004, il considérait Yolande James comme sa dauphine, mais la diplômée en droit était effrayée à l'idée de se lancer en politique.

À 26 ans, elle décide de se jeter à l'eau après avoir rencontré Claire Kirkland-Casgrain, première femme élue à l'Assemblée nationale, en 1961. « Elle m'a confié qu'en début de carrière elle ne pensait jamais faire tout ce qu'elle a accompli », dit Yolande James.

Ce qui la motive : prendre des décisions en fonction des « intérêts supérieurs du Québec ». En 2009, Yolande James a ainsi expulsé d'un cours de francisation une cégépienne qui refusait d'enlever son niqab en classe. « Je trouvais important qu'on voie le visage de l'étudiante dans la salle de cours », dit-elle. M.F.

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SÉBASTIEN PROULX
Il dit avoir tourné la page sur l'ADQ... mais pas sur ses idées !

Sébastien Proulx a gagné ses galons en politique dans des conditions difficiles : à 32 ans, sans avoir jamais siégé à l'Assemblée nationale, il a été propulsé leader parlementaire des 41 députés de l'ADQ de Mario Dumont, qui ont formé l'opposition officielle en 2007.

Il a défendu les positions de l'ADQ sur toutes les tribunes, puis il a été emporté par la vague qui a décimé le parti en 2008. « On était "en probation" et on a raté notre examen », dit l'ex-député de Trois-Rivières, circonscription où il a grandi.

Sébastien Proulx affirme avoir tourné la page sur l'ADQ, mais il reste intarissable lorsqu'il parle des idées qu'il a défendues aux côtés de Mario Dumont : responsabilité individuelle, décentralisation, lutte contre le décrochage scolaire des garçons...

Il dit avoir reçu des offres, tant au fédéral qu'au provincial, et ne ferme pas la porte à un retour « à moyen terme ». Pour l'instant, il se donne à fond comme avocat au bureau trifluvien de Heenan Blaikie. M.F.

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GUILLAUME SIMARD-LEDUC
Il met Facebook au service de la droite.

Le décollage réussi du Réseau Liberté-Québec, il y a un an, s'est appuyé sur une campagne virale dans Facebook, Twitter et YouTube conçue par Guillaume Simard-Leduc, 26 ans, militant de la « droite décomplexée » de la région de Québec.

« Facebook, Twitter et les blogues ont une importance comparable à l'arrivée de la télé au temps de Duplessis », dit-il, lui qui vient de terminer son mémoire de maîtrise à l'Université Laval sur l'incidence des réseaux sociaux sur la politique québécoise.

Avec le Réseau Liberté-Québec, « on voulait lancer un débat d'idées ; c'est mission accomplie », dit l'attaché de presse de l'aile parlementaire de l'ADQ. Et ça ne fait que commencer : « Les Québécois vont aussi redécouvrir une ADQ pertinente, efficace et nécessaire. » M.F.

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VÉRONIQUE HIVON
Elle se consacre à la cause souverainiste depuis... le grand
love-in fédéraliste de 1995 !

La députée péquiste de Joliette, Véronique Hivon, pourrait bien incarner ce renouveau dont rêvent les nostalgiques des années 1960 et 1970, quand la politique attirait les intellectuels, les grands commis de l'État et autres brillants diplômés.

Calme, timide, cette députée de 41 ans rappelle sa formation sans la moindre prétention : diplôme en droit de l'Université McGill, maîtrise en analyse et planification des politiques sociales à la London School of Economics and Political Science, études de troisième cycle à l'École nationale d'administration publique (ENAP)...

Rentrée au Québec à la veille du référendum de 1995, le jour même du love-in (grande manifestation fédéraliste organisée à Montréal), elle a éprouvé, à la vue de cette marée d'unifoliés, un désir irrépressible de se consacrer davantage à la cause souverainiste.

Durant une dizaine d'années, Véronique Hivon fut attachée politique et directrice de cabinet adjointe du ministre de la Justice, puis avocate au Ministère. Élue depuis 2008, elle souhaite aussi contribuer à instaurer un climat dans lequel il y aurait « plus de civilité et de respect ».

Elle a déposé la motion visant à créer la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, qui présentera bientôt son rapport. « Voilà le genre de grand débat de société dans lequel je tiens à m'investir », dit-elle. P.C.

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MARTINE OUELLET
Il faut être convaincue pour quitter un poste de cadre et devenir députée de l'opposition...

Martine Ouellet, députée de Vachon (au sud de Montréal) depuis l'élection partielle de 2010, a des convictions environnementales profondes. Assez pour avoir renoncé à un poste de très haut niveau à Hydro-Québec afin de devenir députée de l'opposition. « Le militantisme a ses limites. On a beau dénigrer le travail des parlementaires, les décisions se prennent à l'Assemblée nationale », dit l'ingénieure de 42 ans, mère de deux enfants. Et cette diplômée du MBA de HEC Montréal sentait l'urgence de contribuer davantage au « mieux-être collectif » et d'aider à « faire la différence ».

La critique péquiste en matière de développement durable, d'envi­ronnement, de parcs et d'eau a longtemps présidé la coalition Eau Secours !, grand lobby en faveur d'une gestion responsable de l'eau. Elle a aussi été l'une des âmes dirigeantes du mouvement SPQ Libre (Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre), l'aile gauche du Parti québécois. Elle a rédigé en 1999 le mémoire du PQ présenté à la commission parlementaire sur la gestion de l'eau - dont l'essentiel s'est retrouvé dans la Politique nationale de l'eau, adoptée en 2002.

C'est pour les enjeux environnementaux que Martine Ouellet tient tant à la souveraineté. « Les Québécois ne se reconnaissent pas dans le discours du gouvernement fédéral, qu'il s'agisse de la question des gaz à effet de serre ou des sables bitumineux. Un Québec souverain aurait des politiques beaucoup plus progressistes et respectueuses de l'environnement », dit-elle. P.C.

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FLAVIE TRUDEL
Elle veut montrer aux jeunes qu'on peut changer le monde. Eh oui, ça existe encore !

Deux fois candidate de Québec solidaire, présente dans tous les débats qui touchent la circonscription de Joliette, déterminée à insuffler à ses élèves une plus grande conscience sociale et le goût de l'engagement... Qu'est-ce qui fait courir Flavie Trudel ?

Cette femme de 51 ans affirme que c'est beaucoup pour ses deux adolescents qu'elle se donne à ce point à la vie politique et communautaire. « Je veux leur montrer qu'on peut contribuer à changer le monde par le militantisme. » Tout comme à ses étudiants du cégep de Joliette, où elle enseigne la sociologie depuis 20 ans.

Engagée en politique « pour défendre la justice sociale et combattre les inégalités entre les riches et les pauvres », Flavie Trudel a l'intention d'être à nouveau candidate. « Les citoyens comprennent de plus en plus l'importance de Québec solidaire dans le paysage politique. Nos idées ne font plus peur, au contraire. » P.C.

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Commentaires (2)

Ayant vu ayant le titre, je

Ayant vu ayant le titre, je m'attendais à voir des gens de 30 ans et moins. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que plusieurs avaient en fait passé le cap de la quarantaine! Remarquez, j'ai 40 ans moi-même. Ce n'est pas que je me considère "vieux", mais je me sentirais un peu imposteur et peut-être même attardé de me considérer dans ma prime jeunesse!...Probablement le reflet de notre hantise collective vis-à-vis l'acte de vieillir qui au lieu d'être perçu comme une évolution sereine vers la maturité dont on est souvent cruellement dépourvu lorsque jeune, est plutôt vue comme une espèce de décrépitude inévitable mais plutôt honteuse...

Bref, il me semble qu'on étire la définition de la jeunesse de manière artificielle et un peu risible...

Vive la relève et attendons

Vive la relève et attendons de voir ce qu'ils vont vraiment changer. On fait une gageure?

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