Les dossiers et les personnalités qui retiendront l’attention au cours des prochains mois en politique fédérale

1) Le budget fédéral 2010 et les finances publiques de l'après-crise économique
Le gouvernement de Stephen Harper affichera, à la fin de l'année financière 2009-2010, le pire déficit de l'histoire du pays : 56 milliards de dollars, selon ses dernières prévisions. Le gros du déficit de cette année et de l'année 2010-2011 s'effacera dès qu'auront pris fin les coûteuses mesures de relance économique annoncées dans le budget de 2009, qui ciblaient entre autres les infrastructures. Il restera cependant un manque à gagner.
En fait, les comptes fédéraux continueront de figurer à l'encre rouge pour encore cinq ans, sinon plus. Le pire est que le Canada renouera avec un déficit structurel, selon certains économistes et le directeur parlementaire du budget, Kevin Page. Cela veut dire que l'équilibre entre les revenus et les dépenses est en train de disparaître et qu'une hausse des taxes, ou une réduction des dépenses, ou une combinaison des deux, s'imposera pour qu'on puisse le rétablir.
Les conservateurs ont toujours dit qu'ils n'augmenteraient pas le fardeau fiscal ni ne réduiraient les transferts aux provinces et aux particuliers. Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a averti que si des compressions étaient nécessaires, elles toucheraient le reste des dépenses. Lesquelles ? Le prochain budget, attendu en mars 2010, lèvera-t-il enfin le voile sur les intentions des conservateurs ? Et quelle sera la réponse des libéraux, qui ne souhaitent plus défaire le gouvernement à brève échéance ?
Pour en savoir plus :
Les études de l'économiste Dale Orr (en anglais)
Les études de la banque TD (voir en particulier celle publiée le 10 octobre)






