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Trudeau vu par...


3 Juillet 2010

Dans la tradition britannique, les ambassadeurs qui quittaient leur poste se vidaient le cœur dans une dernière lettre au Foreign Office. En 1984, avant de rentrer à Londres après trois ans passés au Canada, le haut-commissaire lord Moran (John Wilson), diplomate de carrière, ne déroge pas à la règle.

Trudeau vu par...
Photo : Chuck Mitchell/PC

Pierre Trudeau ? « Un drôle de numéro et son propre pire ennemi », écrit-il. Il rappelle que Londres a toujours reproché à l'ex-premier ministre son passé de « riche hippie » et son refus de se battre pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le haut-commissaire craint que Trudeau, dans la guerre froide qui oppose alors Occidentaux et Russes, ne manque de conviction...

Il est peu impressionné par sa politique intérieure. « Je suis d'avis que son influence sur le Canada au cours des 16 dernières années a été néfaste. » S'il admire sa gestion de la crise d'Octobre (1970) et son rôle dans la campagne référendaire de 1980, il critique son penchant « extrêmement » centralisateur. « Il traite les premiers ministres provinciaux avec mépris et les gouvernements provinciaux comme des conseils municipaux. »

L'absence de différences idéologiques entre conservateurs et libéraux - tout le contraire de la guérilla idéologique que se livrent conservateurs et travaillistes en Grande-Bretagne - laisse le diplomate perplexe. Les deux grands partis, constate-t-il, partagent toutefois une même conception du favoritisme, phénomène qu'il résume à sa façon : « Jobs for the boys. » Cela explique probablement la médiocrité des débats aux Communes, pense-t-il. « La plupart des ministres canadiens sont peu brillants, ajoute-t-il, et quelques-uns sont franchement bizarres. »

Il trouve que les Canadiens passent leur temps à s'encenser les uns les autres. « Quiconque réussit modérément bien dans son domaine, qu'il s'agisse de littérature, de théâtre, de ski, etc. [...], reçoit vite des louanges et l'Ordre du Canada. » Cela ne l'empêche pas de trouver les Canadiens accueillants et chaleureux, sauf les hauts fonctionnaires fédéraux, qu'il considère comme « difficiles, irritables et renfrognés ».

Le texte complet de la lettre, obtenu par la BBC en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, est en ligne.                             

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Commentaires (2)

«Il trouve que les Canadiens

«Il trouve que les Canadiens passent leur temps à s'encenser les uns les autres"
Sapristi je croyais que c'était un mal québécois.

Je ne crois pas que

Je ne crois pas que l'influence de P-E T a été néfaste.Mais il a fait sa carrière politique en dupant tout le monde pour arriver à ses fins.Il disait aux Canadians ,''je vais mettre le Qc à sa place'' ,et aux Québecois ; ''je vais défendre les intérêts du Qc à Ottawa.Son but était que les Canadiens Anglais coupent les liens avec la Grande-Bretagne et que les Québecois coupent les liens avec l'église catholique et avec la France.Cette dernière avait pris de l'emprise sur le Qc avec le général De Gaule Il voulait aussi que le Canada puisse faire des échanges commerciaux avec d'autres pays comme les USA sans avoir le consentement de Londre.Et la pièce maîtresse pour atteindre son objectif est le rapatriement de la constitution.Il a manipulé un pays tout entier quel génie! Il a sûrement eu de l'aide de ses frères chasseurs mais quand même!! Le précurseur du NWO? Pourquoi pas...

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