Politique »

Un géant chez les verts


2 Février 2011

Georges Laraque pourra-t-il aider le Parti vert à gagner un premier siège à Ottawa ?

Georges Laraque pourra-t-il aider le Parti vert à gagner un premier siège à Otta
photo : Parti Vert

Dans YouTube, le verdict est sans appel : c'est le Georges Laraque qui laisse tomber les gants qui plaît le plus. Les montages des « meilleures » bagarres du hockeyeur au fil de ses 12 saisons dans la Ligue nationale cartonnent, avec des centaines de milliers de visionnements. À côté, les quelque 270 personnes qui ont vu la vidéo de son discours au congrès que le Parti vert du Canada (PVC) a tenu en août, à Toronto, font figure de marginaux. Dans ce clip, le nouveau chef adjoint du parti a l'air métamorphosé. Même s'il agrippe solidement le pupitre, l'homme en chemise blanche, gilet noir et nœud papillon qui s'adresse avec douceur aux militants paraît bien loin du « gorille » qui intimidait ses adversaires sur la patinoire !

Une chose n'a toutefois pas changé chez le colosse de 33 ans : la confiance. Georges Laraque n'a aucune expérience politique, mais il plonge. « Ce n'est pas différent de Ken Dryden [ancien gardien maintenant député libéral] ou de Jacques Demers [ex-entraîneur devenu sénateur conservateur]. Ce sont des gens populaires qui suscitent de l'intérêt pour leur parti », fait valoir l'ancien homme fort des Oilers d'Edmonton et du Canadien (61 matchs de 2008 à 2010).

Congédié par le directeur général Bob Gainey en janvier 2010 - on le considérait comme une « distraction » dans l'équipe -, Georges Laraque n'a pas mis de temps à réorienter sa carrière. Impliqué chez les verts depuis février 2010, il a remplacé le 31 juillet l'ex-journaliste de la SRC Jacques Rivard, passé au Bloc québécois.

La nomination de Laraque comme chef adjoint du parti dirigé par Elizabeth May - un poste bénévole - en a laissé plus d'un sceptique. « Ce n'est pas une embauche lourde de conséquences d'un point de vue politique, dit le professeur Nelson Wiseman, politologue à l'Université de Toronto. Je ne dis pas s'il voulait se présenter aux élections, mais ce n'est pas le cas. »

Georges Laraque, qui vit principalement à Edmonton, l'a répété à maintes reprises : la politique active ne l'intéresse pas, et il a trop d'engagements caritatifs pour songer à faire le saut. Construction d'un hôpital en Haïti, conférences sur le végétalisme et l'environnement, campagne contre le syndrome du bébé secoué ou contre la chasse aux phoques, l'homme milite large !

Cette situation ne dérange pas Elizabeth May. Elle a recruté Georges Laraque pour sa notoriété et sa capacité d'attirer l'attention des médias, pas pour qu'il soit candidat. « Il a une réputation nationale. Il va aider à faire passer le message du Parti vert à des gens qui, autrement, ne s'intéressent pas à la politique », dit-elle.

Bookmark and Share

Évaluez cet article

Moyenne : 1.5 (2 votes)

Commentaires (8)

Ben voyons! Laraque était,

Ben voyons! Laraque était, en langage de hockey, un ''goon'', mais à la fin il ne voulait plus gooner, même s'il était grassement payé pour ce faire. Mme May a démontré son évident manque de jugement et son opportunisme politique en recrutant le gros Georges et en le nommant chef adjoint. Ça fait aussi sérieux que Stephen Harper qui nomme Jacques Demers au Sénat. Soyons un peu plus sérieux.

J'ai souri en lisant le titre

J'ai souri en lisant le titre de votre article. Je me suis rappelé la vieille phrase qu'on attribue à De Gaulle.

Parlant d'un personnage public, il aurait dit qu'il fallait faire une différence entre un grand homme et un homme grand. Lui-même était l'un et l'autre remarquez.

C'est comme les sauveurs. Il y en a qui sauvent les autres et d'autres qui se sauvent des autres. Avec la cagnotte comme on l'a vu récemment.

Après la prochaine déconfiture électorale, monsieur Laraque se contentera de manger sa verdure. Faut dire qu'en politique c'est vraiment un vert. Dans tous les sens du terme...

Bonne journée

Georges Laraque se presente

Georges Laraque se presente mieux que Jacques Demers.

La Colombie-Britannique a deja elu a Vancouver un ancien joueur de football comme depute.

L ancien maire de Vancouver et ancien Premier ministre de la Province a ete Van der Zalm, un ancien jardinier sans diplome collegial.

George Laraque peut aider Mme May dans les milieux sportifs , la province des gens qui adorent le plein air et les animaux de compagnie.

Ken Dryden avait pris une

Ken Dryden avait pris une année sabbatique du hockey pour retourner aux études et plonger en politiques quelques années plus tard.

Dryden étais le pilier de son équipe à l'époque. Laraque était le cancre de son équipe et il veut se lancer en politique......

Au moins, le type est

Au moins, le type est sympathique et s'engage vraiment dans la(les) cause(s), faudrait lui donner cà quand même.

C'est quoi ça, une grosse

C'est quoi ça, une grosse blague un ex-batailleur peureux comme représentant politique d'un parti il devrait prendre sa retraite il serait temps...

Une chose est certaine, c'est

Une chose est certaine, c'est que Laraque à d'avantage l'envie d'un pays vert que Harper. Et ca, ce n'est pas rien pour les gens lucides et informés.

Est-ce que vous vous rendez

Est-ce que vous vous rendez compte de ce que M. Laraque dit? En continuant a invité des personnes qui n’ont aucune expérience en politique, notre société va adopté des mesures qui n’ont aucun sens, et à la fin, ce sera rendu que nous pourons nous battre gratuitement dans la rue comme dans le hockey.

Envoyer un commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage