La pandémie n’aura-t-elle été finalement qu’une « grippette » sans conséquence ? Les scientifiques n’ont encore qu’un aperçu très sommaire de son ampleur réelle.

Les États-Unis sont pour l'instant les seuls à avancer des chiffres, même approximatifs, sur le nombre de gens ayant été contaminés par le virus A (H1N1). Les Centers for Disease Control (CDC) ont élaboré une méthode statistique qui permet d'estimer le nombre réel de cas de grippe survenus dans la population à partir de divers indices, dont le nombre de tests positifs effectués dans les hôpitaux, le nombre d'hospitalisations et bien d'autres facteurs, comme la disponibilité des médecins aux États-Unis.
Selon les estimations les plus récentes des CDC, une saison grippale « normale » ferait en moyenne 36 171 morts aux États-Unis, le pic de la saison survenant selon les années en janvier, février ou mars. Le A (H1N1), lui, a surtout frappé au printemps et en octobre, ce qui fait dire aux chercheurs qu'il est encore trop tôt pour comparer ses répercussions à celles des virus habituels.
Tout comme l'Organisation mondiale de la santé, le ministère de la Santé du Canada ne s'avance pas sur le nombre réel de cas de grippe A (H1N1). Les deux organismes s'en tiennent aux nombres de cas confirmés en laboratoire, bien inférieurs aux nombres de gens réellement grippés, puisque de nombreux malades ne sont pas diagnostiqués. Depuis le début de la pandémie, 426 décès ont été officiellement attribués au virus A (H1N1) par Santé Canada, dont 108 au Québec (en date du 6 février 2010).
LA GRIPPE EN CHIFFRESNombre d'Américains ayant contracté Nombre de personnes hospitalisées aux Nombre de décès dus au virus aux États-Unis : |
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