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Je mange, donc je m'empoisonne ?


29 Juin 2011

Les produits chimiques qui entrent dans la fabrication de nombreux aliments sont-ils nocifs pour la santé ? Une journaliste présente les résultats de son enquête dans un livre-choc. Pas rassurant...

Je mange, donc je m'empoisonne ?
Photo : Lester Lefkowitz / Getty Images

Notre poison quotidien est le fruit d'une conviction que j'aimerais faire partager : il faut se réapproprier le contenu de notre assiette, reprendre en main ce que nous mangeons pour qu'on cesse de nous infliger de petites doses de poisons qui ne présentent aucun avantage.

Comme me l'a expliqué Erik Mill­stone, un universitaire britannique, dans le système actuel, « ce sont les consommateurs qui prennent les risques et les entreprises qui reçoivent les bénéfices ». Mais pour pouvoir critiquer les (multiples) failles du « système » et exiger qu'il soit revu de fond en comble, il faut comprendre comment il fonctionne.

Je dois admettre qu'il ne fut pas aisé de décrypter les mécanismes qui président à l'établissement des normes régissant l'exposition à ce que le jargon édulcoré des experts appelle les « risques chimiques ». Ce fut par exemple un véritable casse-tête que de reconstituer la genèse de la fameuse « dose journalière acceptable » - ou « admissible », dite DJA - des poisons auxquels nous sommes tous exposés.

Je soupçonne même que la complexité du système d'évaluation et de réglementation des poisons chimiques, qui fonctionne toujours derrière des portes closes et dans le plus grand secret, est aussi une manière d'assurer sa pérennité. Qui va en effet mettre son nez dans l'histoire de la DJA, ou des « limites maximales de résidus » ?

Et si, par hasard, un journaliste ou un consommateur trop curieux osent poser des questions, la réponse des agences de réglementation est généralement : « Ça marche grosso modo. Et puis, vous savez, c'est très compliqué, faites-nous confiance, nous savons ce que nous faisons... »

Le problème, c'est qu'il ne peut pas y avoir de grosso modo quand il s'agit de données toxicologiques dont l'enjeu est la santé des consommateurs, y compris ceux des générations futures. C'est pourquoi, persuadée à l'inverse que « le diable est dans les détails », j'ai décidé de prendre le parti contraire. J'espère donc que le lecteur me pardonnera ce qu'il pourra considérer parfois comme un souci exagéré de la précision ou de l'explication, la multiplication des notes et des références. Mais mon objectif, c'est que chacun puisse devenir, s'il le désire, son propre expert. Ou, en tout cas, que chacun dispose d'arguments rigoureux qui lui permettent d'agir autant que ses moyens le lui permettent, voire d'influer sur les règles du jeu qui gouvernent notre santé. Car savoir, c'est pouvoir...

[...]

Depuis sa création, l'Institut [Ramazzini, institut privé italien de recherche en cancérologie environnementale] a testé quelque 200 polluants chimiques, comme le benzène, le chlorure de vinyle, le formaldéhyde et de nombreux pesticides. Ses études ont souvent contribué à la baisse des normes d'exposition en vigueur, car leurs résultats sont inattaquables.

D'abord, contrairement à la grande majorité des études industrielles, celles de l'Institut sont conduites sur des méga-cohortes, comprenant plusieurs milliers de cobayes, ce qui bien sûr renforce leur pouvoir statistique. Lors de ma visite, le 2 février 2010, j'avais été impressionnée par l'étendue du laboratoire, qui couvre 10 000 mètres carrés. D'énormes installations circulaires abritaient alors 9 000 rats soumis à différents niveaux d'ondes électromagnétiques pour une expérience que le docteur Morando Soffritti, qui a succédé à Cesare Maltoni [fondateur de l'Institut Ramazzini], m'avait présentée comme « top secret » avec un large sourire entendu.

« La deuxième caractéristique de notre Institut, m'avait-il expliqué, c'est que contrairement aux recommandations du guide des "bonnes pratiques de laboratoire", nos études expérimentales ne durent pas deux ans, mais nous laissons vivre nos animaux jusqu'à leur mort naturelle. En effet, 80 % des tumeurs malignes détectées chez les humains le sont après l'âge de soixante, soixante-cinq ans. Il est donc aberrant de sacrifier les animaux expérimentaux à la cent quatrième semaine, ce qui, rapporté à l'espèce humaine, correspond à l'âge de la retraite, où la fréquence d'apparition des cancers ou des maladies neurodégénératives est la plus élevée. »

« C'est la principale force des études de l'Institut Ramazzini, m'a confirmé James Huff [directeur adjoint de la cancérogénèse chimique du National Institute of Environmental Health Science]. Quand on interrompt arbitrairement une étude au bout de deux ans, on risque de passer à côté des effets cancérigènes d'une substance. »

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Commentaires (9)

En méditant sur la situation

En méditant sur la situation sur la qualité nutritive des aliments dans les
hopitaux mondiaux, je me disais que certain patient pouvaient avoir besoins de supplément vitaminés afin d'améliorer et d'accélerer le traitement médical.En prenant exemple sur la naturopathie, moins de virus ou de pesticides.Et économique peut-être si bien étudier.

En fin de la lumière sur la

En fin de la lumière sur la multiplication du cancer chez les femmes, les enfants et les hommes! En nous attaquant à la source de cette multiplication des cancers qui se trouve «dans notre alimentation», il y a des chances que nous allons enfin arrêter ce fléàu.

Il est pourtant facile

Il est pourtant facile d'éviter la plupart de ces poisons: il suffit d'apprendre à cuisiner.

Malheureusement non même si

Malheureusement non même si vous savez cuisiner, tout les additifs alimentaires potentiellements dangereux ce retrouve a peut près partout dans les cannages, les fruits et légumes (pesticides), les sodas.... j'en passe parce que la liste est longue il y a même de l'aspartame dans les tylenols enrobé. Pour les évité il faudrait que vous cultivez vous même votre propre potager et acheter des aliments bio c la triste réalité.

D'abord qu'elles font de

D'abord qu'elles font de l'argent, les multinationales sont prêtes à nous faire gober à peu près n'importe quoi. Oui les produits bio ou naturels sont plus chers actuellement sur notre portefeuille mais nous encourons moins de risque pour notre santé. Si plus de gens s'y mettent et en consomment, ces compagnies n'auront pas le choix de reviser leur mise en marché et le contenu de ce qu'ils offrent. La chimie le dit: produit issu de manipulations en laboratoire, donc pas très naturel et sain.

D'accord qu'en cuisinant

D'accord qu'en cuisinant nous-mêmes nos propres plats, nous n'échappons pas aux pesticides qui ont servi aux cultures et à l'alimentation des animaux mais au moins, on réduit énormément cet apport dans notre assiette. Pourquoi ? parce qu'on peut cuisiner avec de bons gras d'abord, qu'on lave soigneusement les fruits et légumes qui entrent dans la composition des plats, qu'on peut diminuer le sel, etc... Bannir les plats cuisinés en industrie, voilà un moyen à notre portée pour améliorer notre santé. Même très occupés, on a toujours le temps de se cuire une omelette et de croquer une pomme ensuite. D'ailleurs, on devrait aussi cuisiner pour nos animaux... pourquoi développent-ils eux aussi des cancers si tôt dans leur vie ? Bon appétit !

Sur le même sujet, ce

Sur le même sujet, ce documentaire: Sweet misery: a poisoned world. Décidément lorsque nos gouvernements décident de se faire complices des "fabricants de maladie", ils ignorent LA solution aux problèmes de notre système de santé.

En 1992, l'aspartame

En 1992, l'aspartame apparaissait dans plus de 4 200 produits alimentaires aux États-Unis : certaines marques de crème glacée, yogourts, puddings, confitures, desserts préparés, céréales à déjeuner, vinaigrettes et dîners surgelés en contiennent. Les pires: les boissons gazeuses « diète », les sachets de sucre Égal et la gomme à mâcher sans sucre. Les médicaments peuvent aussi en contenir, de même que le psyllium sucré « sans sucre » et les suppléments de vitamines croquables pour enfants. Surveillez les étiquettes.

L'aspartame est peu stable dans les liquides et se décompose après une exposition à des températures élevées - ce qui se produit lorsqu'on fait chauffer l'aspartame, qu'on l'ajoute à des liquides chauds (café) ou lorsqu'il est entreposé durant de longues périodes à la température de la pièce.

La dégradation du produit entraîne, entre autres, la formation de méthanol, qui se décompose par la suite en formaldéhyde (carcinogène connu), en acide formique et en diketopiperazine (DKP), tous responsables de tumeurs au cerveau.
Ressources
Plusieurs groupes de pressions, dont Mission Possible International, tentent depuis plusieurs années de faire interdire l'aspartame, dont ils dénoncent la nocivité. Cet organisme possède un site Internet rempli de données et de témoignages de médecins et de victimes. L'adresse : http://www.dorway.com/possible.html

Dans le domaine de la

Dans le domaine de la restauration, l'échange interculturelles entre l'Asie et l'Amérique du Nord semble très profitable, Certains restaurants chinois peuvent rentabiliser leurs commerces en baissent leurs coût de productions de msgs, graisses,fritures pour être plus conforme à la l'équilibre des saveurs originaux de la cuisine chinoise originel.La cuisine ete le goût des épices(trécarré ;quebecor media).

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