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Le financement de la télésanté


1 Juin 2010

La télésanté coûte cher et chacun a été témoin de l’échec de projets pour cause de financement interrompu. Paradoxalement, c’est souvent en faisant miroiter des économies possibles que les champions de la télésanté vendent leurs projets. « Il faut mettre l’accent sur l’augmentation de la qualité des interventions cliniques et la continuité des soins. On ne sait pas dans quelle mesure nous pourrons réaliser des économies et des gains de productivité », lance le Pr Guy Paré.

Le financement de la télésanté

Le Dr Michel Bureau, directeur général des services de santé et médecine universitaire du MSSS, soutient que la télésanté coûte trop cher si elle n'apporte pas de valeur ajoutée à ce qui se fait déjà. « Notre engagement financier doit être à la mesure du véritable besoin. C'est à l'usage que les coûts bénéfices deviendront évidents. À ce moment, on investira davantage. »

Financement récurrent

En attendant, les pionniers ont appris des erreurs passées. « Bien des projets technologiques n'ont pas survécu à la phase pilote. Lorsqu'on a planifié les projets des RUIS (Réseaux universitaires intégrés de santé), on a prévu des budgets récurrents », souligne Johanne Desrochers, directrice associée pour les programmes de télésanté de l'Université McGill qui, après les engagements verbaux du Dr Bureau, attend maintenant une confirmation écrite de Québec à propos du financement qui assurera dans l'avenir la viabilité des nouveaux services concernés.

Jean Boulanger, coprésident du RUIS de l'Université Laval, n'est pas inquiet même si l'annonce officielle tarde. « Il nous faut maintenant un centre de coordination pour assurer la pérennité de nos projets, en faire la valorisation et du développement pour d'autres spécialités. Ça va se faire avec l'appui du Ministère qui le souhaite aussi. » Là encore, on attend de recevoir les lettres officielles qui confirmeront les sommes investies par Québec pour assurer la prochaine étape de développement des programmes mis en place par le RUIS. « Ce centre fera certainement avancer la télésanté au Québec. Mais attention, il faudra aussi fournir des ressources pour les régions », ajoute le Dr Jean-Paul Fortin, professeur titulaire au Département de médecine sociale et préventive de l'Université Laval.

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