Santé »

À nous deux, H1N1!


17 Août 2009

Des millions de doses d’antiviraux en stock, 600 000 poules pondeuses à l’œuvre, un nouveau vaccin en préparation… Au Canada, rien n’est épargné pour combattre une grippe pas comme les autres.

Photo : Greg Baker / AP/PC
Photo : Greg Baker / AP/PC

Sur la ligne de front : 600 000 poules et 60 000 coqs. Mobilisés par les responsables de l'Agence de la santé publique du Canada, ils devront contre-attaquer le virus de la grippe A (H1N1), qui menace de passer à l'offensive cet hiver, lorsque les conditions seront propices aux infections. Car la meilleure tactique pour combattre la grippe reste le vaccin, qu'on produit toujours en suivant la bonne vieille recette à partir d'œufs embryonnés.

«Nous n'avons jamais été aussi bien préparés pour faire face à une pandémie», assure le Dr Alain Poirier, directeur de l'Institut national de santé publique du Québec. La grippe porcine, qui avait frappé la base militaire de Fort Dix, au New Jersey, en 1976, a ouvert les yeux des autorités canadiennes sur l'importance de se doter d'un plan d'urgence. En 2003, le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a de nouveau tiré la sonnette d'alarme. La menace de grippe aviaire, en 2004, a enfoncé le clou.

Aujourd'hui, le Canada est l'un des seuls pays capables de produire sur son territoire suffisamment de vaccins contre la grippe en cas de pandémie. L'usine GlaxoSmithKline (GSK) de Sainte-Foy, agrandie ces dernières années grâce à l'appui du gouvernement fédéral, s'est engagée à répondre en priorité à la demande canadienne en temps de crise. Cinq producteurs d'œufs québécois et deux de l'Ontario sont aussi sous contrat, prêts en tout temps à fournir 360 000 œufs embryonnés par jour à GSK.

Leurs «poules de luxe» - qui pondent déjà les œufs nécessaires à la production du vaccin concocté chaque année pour combattre les virus saisonniers - n'ont eu aucun répit depuis le printemps. Les grandes entreprises pharmaceutiques sont engagées dans une furieuse course contre la montre dans l'espoir de fournir les premières doses dès septembre ou octobre.

À l'usine de Sainte-Foy, comme dans la trentaine d'autres laboratoires dans le monde qui participent à ce sprint, on inocule dans des millions d'œufs de poule une souche virale fournie par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les cocos servent d'incubateurs, offrant au virus un environnement propice pour se multiplier par millions en l'espace de quelques jours. Les techniciens récupèrent ensuite les virus, qui baignent dans le liquide allantoïque - l'équivalent du liquide amniotique chez l'humain -, les purifient et les fractionnent. Injectés dans notre sang, ces fragments de virus A (H1N1) alerteront notre système immunitaire, qui produira des anticorps prêts à nous défendre en cas d'infection.

Ce procédé existe depuis des décennies. Pourtant, les grandes sociétés pharmaceutiques ont des sueurs froides ces jours-ci. Car la souche A (H1N1) ne «pousse» pas aussi bien dans les œufs que les virus de la grippe qui nous assaille normalement chaque hiver. Les quatre centres collaborateurs de l'OMS, de grands laboratoires situés à Atlanta, Londres, Melbourne et Tokyo, ont dû se retrousser les manches et produire des souches hybrides. «On a utilisé une souche de la grippe qui pousse bien dans les œufs et on lui a greffé les gènes "H" et "N" du virus pandémique», résume Eric Frost, microbiologiste et professeur à l'Université de Sherbrooke.

Bookmark and Share

Évaluez cet article

Moyenne : 4.3 (3 votes)

Commentaires (2)

oui...svp... prenez le temps

UNE PANDEMIE DE PROFIT
Quels sont les intérêts économiques derrière cette grippe porcine ou grippe AHN1 dont on nous rabat les oreilles ?

1 million de personnes par an meurent dans le monde de la MALARIA, qui pourrait être prévenue avec un simple moustiquaire. Les journaux n’en parlent pas!

2 millions d’enfants par an meurent dans le monde de la DIARRHÉE, alors que l’on pourrait l'éviter avec un banal sérum pour 0€25 la dose. Les journaux n’en parlent pas!

10 million de personnes par an meurent de la ROUGEOLE, PNEUMONIES et INFIRMITÉS, que l’on pourrait les guérir avec de simples vaccins. Les journaux n’en parlent pas!

Mais il y a de cela 10 ans, quand la fameuse grippe aviaire est apparue... Les journaux mondiaux nous on inondés d’informations à ce sujet... :
Une épidémie, la plus dangereuse de toutes... Une PANDEMIE !
On ne nous parlait que de la terrifiante maladie des volatiles.
Et pourtant, la grippe aviaire a causé la mort de quelques 250 personnes en 10 ans... 25 morts par an.
La grippe commune, tue un demi-million de personnes par an, dans le monde. Un demi-million contre 25 !
Un moment... Un moment s’il vous plaît !

Alors, pourquoi un tel remue-ménage - un scandale- autour de la grippe aviaire? Parce que derrière les poulets il y avait un “Coq”, un coq à grande crête. L’entreprise pharmaceutique internationale ROCHE avec son fameux TAMIFLU vendu à des millions de doses aux pays asiatiques. Bien que l’efficacité du Tamiflu soit douteuse, le gouvernement britannique en a acheté pour 14 millions de doses pour protéger sa population.
Grâce à la grippe aviaire, ROCHE et RELENZA, les deux des plus grosses entreprises pharmaceutiques qui vendent les antiviraux, ont obtenues des millions de dollars de bénéfices.

Eh oui! Maintenant commence la psychose avec la grippe porcine. Et tous les médias du monde ne parlent que de çà.

L’entreprise nord-américaine Gilead Sciences détient le brevet du Tamiflu. Le principal actionnaire de cette entreprise n’est autre que le sinistre, Donald Rumsfeld, secrétaire d’état à la défense de Georges Bush, l’artisan de la guerre contre l’Iraq...

Les actionnaires des entreprises pharmaceutiques ROCHE et RELENZA doivent se frotter les mains, ils doivent être heureux avec les millions de nouvelles ventes du Tamiflu.

La véritable pandémie est celle de l’argent, les énormes bénéfices de ces mercenaires de la santé.

Je ne nie pas les précautions nécessaires qui sont entrain d’être prises par tous les Pays du globe.
Mais si la grippe porcine est une pandémie aussi terrible que l’annonce les médias. Si l’OMS se préoccupe tant de cette maladie, pourquoi ne la déclare-t-on pas cette pandémie comme un problème mondial de santé publique.

Pourquoi ne pas autoriser la fabrication de médicaments génériques pour la combattre ?
Se passer momentanément des brevets des entreprises ROCHE et RELENZA et distribuer les médicaments génériques gratuitement à tout les pays, et plus particulièrement aux pays les plus pauvres.

Ne serait-ce pas la meilleure solution. Ou alors c'est une farce et aucune menace réelle ne pèse sur le genre humain !!!

Lorsque j’ai lu cet article,

Lorsque j’ai lu cet article, j’ai été bien soulagé qu’ici au Canada nous avons se qu’il faut pour contrer cette pandémie jusqu’à ce que je me rende compte que les pays plus pauvres ne pourront se battre adéquatement contre ce virus.
Est-ce qu’on va faire quelque chose pour les aider ou nous allons tous fermer les yeux... encore une fois!!!!

Envoyer un commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage