Santé »

Télésanté au quotidien : l’exemple de deux services de santé du RUIS McGill


1 Juin 2010

Au Réseau universitaire intégré de santé (RUIS) McGill, comme dans les trois autres RUIS québécois, la télésanté, c’est du concret. Vous en doutez ? L’an dernier seulement, le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) a comptabilisé plus de 1500 visioconférences.

Télésanté au quotidien : l’exemple de deux services de santé du RUIS McGill

C'est encore peu, mais ces visioconférences ont été réalisées grâce à un seul établissement pourvoyeur, affirme la directrice associée des programmes de télésanté de l'Université McGill, Johanne Desrochers. Le défi « est de passer d'un mode d'activité à petite échelle à l'implantation de services qui seront durables, accessibles à d'autres populations ou à d'autres spécialités médicales ».

Actuellement, le RUIS McGill mène de front deux projets dans ce domaine : l'implantation de nouveaux services de télévisites avec des spécialistes dans leur centre universitaire et des patients à domicile, et la mise en place d'un hôpital virtuel qui recevra les demandes des médecins ou des professionnels en région qui souhaitent que leurs patients soient vus en spécialité.

Le Programme national d'aide ventilatoire à domicile (PNAVD)

Le PNAVD permet à des patients avec respirateur de pouvoir se faire suivre sans se déplacer. « Nous transmettons les paramètres physiologiquesen temps réel, en même temps que des échanges de visioconférence entre le patient et le professionnel. »

Ce programme, déployé durant l'hiver, concerne 26 patients. « Nous comptons environ 350 patients sur respirateur à domicile sur notre territoire. Nous avions décidé de cibler les 10 % d'entre eux dont la situation était plus instable afin de leur fournir un lien quotidien ou aussi fréquent que nécessaire. » Il n'est donc plus nécessaire pour ces patients de faire la tournée des hôpitaux de Montréal afin de rencontrer les différents spécialistes qui les prendront en charge. En revanche, sur le plan de l'organisation, il faut jouer serré : « Nous voulons avoir en même temps, lorsque c'est nécessaire, le neurologue, le pneumologue, l'inhalothérapeute et l'infirmière. Il faudra s'assurer que tous ceux qui doivent être présents à la consultation sont présents auprès du patient. »

Le Centre virtuel de santé et de services sociaux (CVSSS)

Le déploiement de l'hôpital virtuel, ou CVSSS, a commencé. Il s'agit de mettre en place 125 nouveaux sites de visioconférence et un centre de coordination destiné à offrir des services ultraspécialisés dans quatre disciplines : oncologie, cardiologie, obstétrique et psychiatrie. « Nous le faisons déjà avec un seul établissement pourvoyeur, mais le défi actuel est de disposer d'un réseau d'établissements qui répondent aux demandes des patients et des professionnels du RUIS McGill. » Chaque médecin en région pourra envoyer des requêtes électroniques selon un gabarit (avec des questions précises selon la discipline), assorti de l'information clinique nécessaire. « À terme, nous aurons deux ou trois coordonnatrices d'événements pour recevoir les demandes, les acheminer au bon endroit et décider de la vitesse de réponse. »

UNE HISTOIRE DE FINANCEMENT >>

Bookmark and Share

Évaluez cet article

Commentaires (2)

Il ne faut pas se méprendre

Il ne faut pas se méprendre lorsque l'on entend le personnel de la santé déclarer que la télé-médecine occasionne des frais exorbitant et est inefficace je dirais attendons la venu des jeunes médecins qui auront eu la chance de comprendre et travaillé avec cette nouvelle technique alors nous aurons des résultats positif puisqu'ils n'auront pas peur d'utiliser les nouvelles techniques. Nous devons comprendre que la médecine est une profession où les membres sont des plus conservateurs et ils ont bien de la misère à s'acclimater aux nouvelles techniques révolutionnaires. Preuves,lorsque qu'un nouveau procédé est découvert un délais d'au moins dix ans est requit pour en faire l'application.

Il y a de la résistance au

Il y a de la résistance au changement dans tous les domaines! Ce n'est ni pire, ni mieux en médecine! En ce qui concerne le délai d'une dizaine d'années avant l'implantation d'une nouvelle technologie, ceci est uniquement dû au processus d'homologation qui est extrêmement rigoureux pour tout ce qui touche au domaine de la santé.

Envoyer un commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage