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Un espoir pour les trisomiques


24 Octobre 2007

Jusqu’ici, la médecine n’avait aucun traitement à offrir aux personnes atteintes de trisomie 21, anomalie génétique qui frappe un bébé sur 700 au Canada. Mais dans les laboratoires de l’Université Stanford, en Californie, l’équipe du Dr Craig Garner pense avoir réussi l’impossible pour ceux qui sont condamnés à être marginalisés par des troubles permanents du langage, de l’apprentissage, de la mémoire et de la perception de l’abstraction. Elle a découvert qu’une simple molécule, le pentylénététrazol (PTZ), pouvait réduire certains de ces symptômes.

Les chercheurs ont fait boire quotidiennement à des souris trisomiques du lait dans lequel ils avaient introduit le fameux PTZ. Après deux semaines à peine, les souris ont commencé à reconnaître de nouveaux objets, à mieux réussir les tests d’apprentissage et à retrouver plus rapidement leur chemin dans un labyrinthe.

Le PTZ bloque l’action d’une substance produite en quantité excessive par l’organisme des personnes trisomiques, le GABA, qui atténue l’activité des neurones intervenant dans le processus d’apprentissage. Le PTZ était prescrit aux États-Unis jusque dans les années 1950 afin de stimuler le système nerveux de patients souffrant de dépression ou de psychose. Le médicament provoquait toutefois des crises d’épilepsie. Il s’agit donc, pour l’équipe du Dr Garner, de mieux comprendre le mécanisme d’action et les effets indésirables du PTZ ainsi que de trouver le dosage approprié.

La découverte a fait sensation dans la communauté médicale, même si la route est encore longue avant que les chercheurs puissent prouver que le PTZ fonctionne aussi bien chez les humains que chez les souris. Au moins sait-on à présent qu’il existe des pistes pour améliorer les conditions de vie des trisomiques.

Du tabac dans les gènes

Voici un nouvel avertissement qu’on devrait imprimer sur les paquets de cigarettes : le tabagisme peut altérer le fonctionnement de vos gènes de façon irréversible. Les chercheurs du Centre de recherche sur le cancer de Colombie-Britannique ont observé que, même chez d’anciens fumeurs, des gènes jouant un rôle dans la réparation des voies respiratoires et dans la lutte contre le cancer du poumon restaient désactivés de façon permanente. Ce phénomène pourrait expliquer pourquoi les ex-fumeurs courent un plus grand risque d’être touchés par un cancer du poumon que le reste de la population.

Mauvaise nouvelle

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