L’ambiance est morose parmi les scientifiques à la recherche d’un vaccin contre le virus du sida. Après 20 ans de travaux, ils ne voient même pas l’ombre d’une réussite. Lorsqu’en septembre 2007 la société pharmaceutique Merck a annoncé l’échec des essais cliniques du V520, un des vaccins candidats les plus prometteurs, des spécialistes ont comparé l’ampleur du désastre à celui de l’explosion de la navette de la NASA Challenger, en 1986.
Ces essais, menés sur quatre continents, ont non seulement révélé que le vaccin était inefficace, mais qu’il rendait certains sujets plus susceptibles de contracter la maladie. À la suite de cet échec, sept autres séries d’essais faits sur des vaccins du même type ont été suspendues. « Pour le moment, aucun des vaccins en cours d’expérimentation n’a de chances raisonnables d’être efficacesur le terrain. Nous ne savons tout simplement pas comment fabriquer un vaccin contre le VIH », a conclu le généticien Ronald C. Desrosiers, de l’Université Harvard, lors d’une conférence sur le sida tenue à Boston en février dernier.
Pour faire le bilan de sa stratégie de recherche après l’échec du V520, le National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID), chargé du financement de la recherche sur les vaccins anti-sida, a réuni 200 chercheurs reconnus dans le domaine lors d’une rencontre exceptionnelle d’une journée, à la mi-avril. Anthony Fauci, directeur du NIAID, y a annoncé un virage important : « Dorénavant, les essais de vaccins ne seront plus une de nos priorités. » L’argent sera dirigé vers la recherche. Car les scientifiques ont rudement besoin de nouvelles idées avant de se lancer dans de nouveaux essais cliniques.
Du placenta en capsules!
Le placenta humain n’est pas un supplément alimentaire. C’est ce qu’a décrété la Food and Drug Administration avant d’ordonner le retrait du Seng Jong Tzu Tong Tan, aliment naturel préparé en Chine et distribué par l’entreprise Herbal Science International. D’où venait le placenta contenu dans ce produit ? Un autre mystère chinois…
Infirmière à roulettes
Ubot-5 a deux bras, est capable de ramasser de petits objets et sait se servir de son stéthoscope. Il peut détecter si quelqu’un est tombé, faire le 911 en cas d’urgence et indiquer à son propriétaire quand celui-ci doit prendre ses médicaments. Il fait même le ménage et les courses. Ce robot-infirmier a été conçu par l’Université du Massachusetts pour affronter la crise qui se dessine en raison du vieillissement de la population. Le robot R2D2 lui-même jalouserait sa webcam, son microphone, son écran tactile et sa connexion Internet, qui serviront, entre autres, à faire des rencontres virtuelles avec un médecin. Le prix du robot, qui en est encore au stade du prototype, sera de quelques milliers de dollars et devrait être moins élevé que le salaire d’une infirmière à domicile pendant quelques mois.
Dossiers sous surveillance





