Depuis près de 40 ans, le piratage informatique permet aux hackers du monde entier de fouiner, de détruire, voire de s'enrichir. Même les fondateurs d'Apple s'y sont essayés !
Le phone phreaking / John Draper, Steve Wozniak
C'est grâce à un sifflet trouvé dans une boîte de céréales de la marque Cap'n Crunch que John Draper (photo : Jdunck / CC 3.0)
s'est rendu célèbre. Ce jouet lui a permis de pirater les lignes
téléphoniques de la compagnie AT&T au début des années 1970.
Comment ? En utilisant la fréquence sonore du sifflet, soit 2 600 hertz,
ce qui correspond à celle émise par le système pour indiquer la
disponibilité d'une ligne, l'Américain est parvenu à faire croire au
central téléphonique qu'il avait raccroché. Ce faisant, il a pu passer
des appels internationaux sans débourser le moindre sou.
Mis au courant de cette pratique de piratage (le phone phreaking) grâce à un article paru dans le magazine Esquire
en 1971, Steve Wozniak, qui cofondera quelques années plus tard Apple,
s'est mis à la recherche de John Draper pour en apprendre davantage. Il
perfectionnera la technique pour créer, avec son ami Steve Jobs, une blue box,
un appareil capable de reproduire toutes les fréquences utilisées par
les compagnies de téléphone et ainsi passer gratuitement des appels. Une
anecdote célèbre veut que Wozniak ait utilisé une de ces blue box pour appeler le Vatican et demander au pape une confession en se faisant passer pour le secrétaire d'État Henry Kissinger.
(Photo : Jobs et Wozniak / Ballistik Coffee Boy / CC 2.0)






