Après les pyramides, Arvida ?

Arvida voit grand. Ce secteur de Saguenay rêve de voir son nom figurer sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, aux côtés des pyramides d’Égypte, de la muraille de Chine et de quelque 900 autres sites et biens ayant « une valeur universelle exceptionnelle ».

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Après les pyramides, Arvida ?

Photo : Guillaume St-Jean

La ville a été fondée – et baptisée – en 1926 par ARthur VIning DAvis, président d’Alcoa, pour loger les ouvriers de cette aluminerie (et plus tard ceux d’Alcan). « Arvida est le concept urbain intégré le plus achevé de l’Occi­dent du 20e siècle », dit Lucie K. Morisset, professeure d’études urbaines à l’Université du Québec à Mont­réal et auteure d’un livre à ce sujet. Avec ses rues incur­vées pour ralentir la circulation et ses nombreux parcs et espaces verts, Arvida se démarquait des autres villes d’entreprise.

Carl Dufour, conseiller municipal de Saguenay, souligne aussi le rôle central – et méconnu – joué par Arvida pendant la Deuxième Guerre mondiale. Protégé par des canons antiaériens, le complexe Alcan était la plus importante aluminerie au monde et fournissait les constructeurs des avions militaires des Alliés. « Sans Arvida, les Allemands auraient peut-être gagné la guerre », lance-t-il.

Arvida devra d’abord soumettre son projet à Parcs Canada, qui enverra ensuite une liste de candidatures à l’Unesco. Une quinzaine de sites canadiens sont reconnus par cette orga­nisation, dont les Rocheuses et le Vieux-Québec.

 

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