Éducation : la Finlande première de classe !

Depuis plus d’une décennie, la Finlande est la championne occidentale de la réussite scolaire des enfants. Son secret ? En fait, elle en a plus d’un…

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Si un enfant a besoin de soutien dans son apprentissage, on le lui fournit tout de suite. Mais pas question de l’accabler de tests incessants ou d’heures de tutorat après la classe. – Photo : Olivier Morin/AFP/Getty Images

La Finlande est reconnue pour ses chefs d’orchestre (Esa-Pekka Salonen), sa vodka (Finlandia), ses entreprises à la fine pointe de la technologie (le géant Nokia, mais aussi Rovio Entertainment, qui a créé le jeu Angry Birds) et ses joueurs de hockey (Saku Koivu, Teemu Selänne).

Ce ne sont toutefois pas ces grands noms qui attirent chaque année une cinquantaine de délégations étrangères. Elles s’y rendent parce que, depuis 2000, ce pays de 5,3 millions d’habitants est le premier de classe en Occident dans l’enseignement au primaire et au secondaire, selon le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves de 15 ans en mathématiques, sciences et lecture (connu sous le nom de PISA). Ses méthodes peu orthodoxes et l’importance accordée au bien-être de l’enfant laissent pantois les « pèlerins de l’éducation », comme les Finlandais désignent les visiteurs qui s’intéressent à leur système d’éducation.

Dans les couloirs du ministère de l’Éducation et de la Culture ainsi qu’au Conseil national finlandais de l’éducation, agence rattachée au Ministère, j’ai croisé plusieurs membres de délégations allemande, américaine et chinoise, qui échangeaient passionnément sur les secrets de la réussite du pays en matière d’éducation. Réussite qui, en apparence, semble avoir légèrement fléchi, selon la publication des derniers résultats PISA, en décembre dernier : des pays asiatiques, notamment la Corée du Sud et Singapour, devancent désormais la Finlande.

Or, la nation scandinave, toujours la seule en Occident à réellement rivaliser avec les « tigres asiatiques », compte les élèves parmi les moins stressés au monde : leur vie au jour le jour se trouve à des années-lumière de celle de trop d’enfants asiatiques, accablés par d’incessants tests et des heures supplémentaires de tutorat («Corée du Sud : l’enfer, c’est l’école !», L’actualité, décembre 2013). La réalité des élèves-ermites, très peu pour la Finlande…

« Pourquoi changer ce qui fonctionne bien ? » demande d’entrée de jeu Pasi Sahlberg, cadre au ministère de l’Éducation et de la Culture, ambassadeur international du système d’éducation finlandais et auteur de l’essai Finnish Lessons : What Can the World Learn From Educational Change in Finland ? « Le système d’éducation mis en place dans les années 1970, puis amélioré dans les décennies suivantes, est aujourd’hui simplement consolidé », dit-il.

En plein centre d’Helsinki se trouve l’immense parc Kaisaniemen, qui comprend des terrains de soccer et des courts de tennis, et où on présente l’été des concerts en plein air. À l’orée du parc se dresse l’école primaire Kaisaniemen, superbe bâtiment couleur crème datant des années 1920. Nous sommes dans un quartier aisé de la capitale où les parents, comme les décrit la directrice de l’école, Varpu Sivonen, sont « cosmopolites et exigeants ».

Situé à proximité de prestigieuses écoles de musique (héritage de la renommée mondiale du compositeur Jean Sibelius), l’établissement offre un programme de musique reconnu partout au pays. D’un point de vue nord-américain, on se croirait dans une école privée. Or, la Finlande a aboli les écoles privées dans les années 1970. « Si vous permettez l’existence de l’école privée, vous ne pouvez garantir l’égalité des chances, principe qui tient à cœur aux Finlandais et qui sous-tend tout notre système d’éducation », estime Pasi Sahlberg.

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On prend le jeu très au sérieux en Finlande. Entre chaque période de 45 minutes, les enfants enfilent manteaux et bottes pour aller jouer dehors. – Photo : Juhani Niiranen/Galbe.com

Varpu Sivonen nous fait visiter plusieurs classes de son école : dans chacune, une vingtaine d’élèves sont supervisés par un professeur et un assistant, qui vont et viennent entre les rangées de pupitres. En sortant d’une des classes, la directrice baisse le ton comme pour me faire une confidence : « Un point pour moi fondamental, c’est la formation des enseignants. » Et elle rappelle que tous les professeurs et assistants du primaire ont une maîtrise en poche.

Ils seront nombreux à le souligner au cours de mon séjour en Finlande : l’enseignant, s’il n’est pas aussi bien rémunéré que le médecin ou l’avocat, bénéficie d’un prestige comparable à ces deux professions. « Voilà pourquoi les facultés d’éducation reçoivent parmi les meilleurs étudiants du pays », estime Kristiina Volmari, responsable de la collaboration internationale au Conseil national finlandais de l’éducation.

Le Ministère impose le contenu des cours, mais les professeurs jouissent d’une très grande liberté dans le choix des méthodes d’enseignement employées. « Ils se sentent donc très valorisés. Et non surveillés, comme c’est malheureusement le cas dans certains pays », dit Kristiina Volmari.

Quand la sonnerie retentit, une marée d’enfants se déverse dans la cour de l’école. Cela se répète plusieurs fois au cours de ma visite. Entre chacune des cinq périodes de 45 minutes, les enfants enfilent leurs bottes et leur manteau pour aller jouer dans la neige. « On prend le jeu très au sérieux, en Finlande, dit Varpu Sivonen, sourire en coin. Ça améliore la concentration pendant les cours et ça fait aimer l’école aux enfants, surtout aux garçons. »

Dans un petit local au rez-de-chaussée de l’école Kaisaniemen, un professeur s’occupe de six enfants de différents niveaux. Ils ont pris un léger retard, alors ils y viennent une heure ou deux par jour pour le « soutien général » et ensuite retournent dans leurs classes respectives. « À mon avis, le secret de la réussite finlandaise, c’est la prévention, dit Varpu Sivonen. Dès que les résultats d’un élève baissent, nous réagissons très rapidement. Les professeurs se consultent, on prend rendez-vous avec les parents et, au besoin, on fait intervenir un spécialiste. L’idée est de ramener le plus vite possible l’élève vers la réussite. »

Presque tous les enfants finlandais bénéficieront d’un « soutien » à un moment ou à un autre dans leur parcours scolaire, selon Pasi Sahlberg. « Il n’y a donc aucune honte à avoir obtenu de l’aide au primaire ou au secondaire. C’est le pari tenu par la Finlande : n’abandonner personne en chemin. »

Depuis deux ans, le « soutien », avec ses trois niveaux (général, intensif et spécial), est devenu une norme nationale. Déjà très présent depuis une décennie, il a été systématisé, pour permettre aux écoles de l’appliquer avec encore plus d’efficacité. « Étant donné la nature très décentralisée de notre système d’éducation, qui laisse beaucoup de latitude aux écoles, il est normal que le Ministère insiste parfois a posteriori sur des façons de faire qui ont fait leurs preuves », explique Pasi Sahlberg.

Cette mesure a été prise parce que le Ministère s’est aperçu que le taux de diplomation au secondaire avait légèrement baissé, passant de 97 % en 2010 à 95 % en 2011. Lorsqu’on fait remarquer à Pasi Sahlberg que ce dernier chiffre est tout de même impressionnant, si on le compare à celui d’autres contrées (81 % au Canada, 88 % au Québec, la moyenne des pays membres de l’OCDE étant de 84 %), il se raidit et rappelle que cette légère baisse a donné lieu à un débat national. « Le Ministère s’est mis en mode panique ! »

« Le soutien au primaire, c’est le travail en amont, précise Pasi Sahlberg. Valoriser les formations technique et professionnelle à la fin du secondaire, c’est le travail en aval. La Finlande a effectué ce travail depuis belle lurette. » Et il évoque les campagnes publiques de sensibilisation des années 1990 visant à rehausser l’image des professions et métiers ne nécessitant pas un passage par l’université.

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Pasi Sahlberg, ambassadeur du système d’éducation finlandais, vante la nature très décentralisée de ce système. «La grande liberté dont jouissent les municipalités en matière de gestion explique l’efficacité de nos budgets», dit-il. – Photo : Damir Damir Klaic-KLJUC

Est-il onéreux de mettre l’accent sur la prévention ? Pasi Sahlberg s’anime, car on touche à un de ses dadas. Il revient d’une tournée de conférences données aux États-Unis, en Alberta et en Saskatchewan, où il a dit et redit que la Finlande, les États-Unis et le Canada allouent grosso modo le même pourcentage de leurs dépenses publiques à l’éducation : 12-13 %. « Par contre, la grande liberté dont jouissent les municipalités en matière de gestion explique l’efficacité de nos budgets, dit-il. En clair, chaque école, de concert avec sa municipalité, décide de quelle façon elle dépensera les sommes qui lui sont allouées. »

Au repas de midi, tous les enfants, en chaussettes, y compris les plus jeunes, qui ont sept ans (en Finlande, l’école primaire débute à cet âge, autre caractéristique qui alimente les discussions entre « pèlerins de l’éducation »), se servent eux-mêmes à la cafétéria. Chacun décide de ce qu’il mange. Et on s’étonne de voir que les assiettes combleraient de joie les diététiciens les plus stricts : salade de carottes râpées, pommes de terre au four et poisson. Il n’y a aucune trace de malbouffe. Ce repas est payé par l’État, et il en sera ainsi jusqu’à la fin du secondaire.

Jusqu’à présent, toutefois, certains spécialistes de l’éducation sont demeurés sceptiques devant le modèle éducatif finlandais, le jugeant peu exportable en raison de l’homogénéité culturelle du pays, due à son faible taux d’immigration (4,6 %, contre 11,5 % au Québec).

À une douzaine de kilomètres du centre-ville d’Helsinki, au milieu de sapins, de pins et de cours d’eau ensevelis sous la neige, se trouve l’école primaire Meri-Rastila, dont la réalité sociale, croient certains, donne un avant-goût de ce qui attend tout le pays. Cette école est située dans la banlieue de Vuosaari, où les revenus des familles sont en deçà de la moyenne nationale. Le bâtiment blanc tout en longueur n’a que deux étages, et il faut quelques minutes pour s’apercevoir qu’il est jumelé à un centre communautaire et à de petits commerces. Urbanisme typiquement finlandais, où les résidences, les établissements publics et les commerces forment un ensemble indistinct, un tout.

En visitant Meri-Rastila, on se croirait dans une école de Montréal : les enfants sont originaires des quatre coins du monde. Comme c’est le cas dans bien des écoles montréalaises, on y parle plus de 40 langues. Il n’y a pas de doute, la Finlande est maintenant davantage plongée dans la réalité culturelle que connaissent depuis plusieurs décennies sa voisine la Suède et tant d’autres pays occidentaux.

Dans une classe où sont assis une quinzaine d’élèves de 8 à 10 ans originaires du Népal, du Kenya, du Bangladesh, trois professeurs enseignent les rudiments du finnois. L’objectif : en deux ou trois mois, les faire accéder aux classes normales. Ces enfants profitent même de cours payés par l’État, dans leur langue maternelle, afin que leur « développement cognitif » ne soit pas freiné, explique la directrice, Merja Kuosmanen. Mesure qui peut faire sourciller au Québec, mais qui est représentative du système d’éducation finlandais, où tout est centré sur l’enfant.

« Au cours des cinq dernières années, le ministère de l’Éducation s’est donné comme priorité d’intégrer les immigrants », dit Kristiina Volmari, du Conseil national finlandais de l’éducation. Et pour cause. Depuis 2005, le flux annuel de la population immigrante a plus que doublé.

« Notre école est comme n’importe quel autre établissement scolaire », assure la directrice de Meri-Rastila. Comme dans toutes les écoles primaires du pays, les élèves commencent l’école à 8 h ; après le repas de midi, ils retournent pour la énième fois dehors, avant de suivre deux périodes de cours de 45 minutes en après-midi. Vers 14 h, les parents viennent les chercher. Ceux qui travaillent cueillent leur progéniture à 16 h ou 17 h, les enfants se livrant entre-temps à des activités sportives ou artistiques, payées par l’État, à l’école ou au centre communautaire.

Et les devoirs ? « Oui, de petits devoirs, répond Merja Kuosmanen. En soirée, il est important que les enfants se détendent. »

Quand on fait remarquer à Pasi Sahlberg qu’en Corée du Sud la plupart des enfants passent leurs soirées à étudier, souvent en compagnie de tuteurs, il se montre beau joueur. « Cette façon de faire fonctionne peut-être pour eux. Mais en Finlande, on se soucie beaucoup du bien-être des enfants. Vous savez, des enfants heureux font des enfants qui aiment l’école ! »

18 commentaires à propos de “Éducation : la Finlande première de classe !

  1. « Jusqu’à présent, toutefois, certains spécialistes de l’éducation sont demeurés sceptiques devant le modèle éducatif finlandais, le jugeant peu exportable en raison de l’homogénéité culturelle du pays, due à son faible taux d’immigration (4,6 %, contre 11,5 % au Québec). »

    En fait, au Québec on est rendu à plus de 14% d’immigrants. Le taux d’échec scolaire des gars immigrants à Montréal est CA-TAS-TRO-PHI-QUE. Personne n’en parle. Au Québec, il est à peu prés impossible de critiquer nos politiques d’immigration. Et depuis lundi soir, ca va être encore plus difficile

    • Le modèle est peut-être difficilement exportable à cause, comme vous le dites de l’homogénéité de la population finlandaise. N’empêche qu’il est vrai partout que « Si vous permettez l’existence de l’école privée, vous ne pouvez garantir l’égalité des chances» De plus Jack2, le problème du nombre d’immigrants est à Montréal et dans sa périphérie, ailleurs, le Québec est relativement homogène. On doit donc «travailler» le 50% de la population québécoise dans le 514 et le 450. Jde crois vraiment qu’une obligation d’intégration sociale et linguistique soient une condition sine qua non pour pouvoir demeurer au Québec passé une certaine période de temps à préciser. Évidemment, le résultat électoral du sept sont décourageant pour notre survie nationale même.

      • Cette idée que l’immigration nuirait au taux de diplomation et que l’homogénéité ethnique d’une population l’améliorerait m’a toujours laissé perplexe. Si c’était le cas, pourquoi alors les taux de diplomation sont aussi faibles en Abitibi, au Nord-du-Québec en Gaspésie, dans le Bas-St-Laurent ou même en Outaouais?

        Il est beaucoup plus plausible que le taux de diplomation catastrophique des jeunes garçons immigrants (bien réel) soit davantage dû aux conditions de vie des nouveaux arrivants, comme c’est le cas dands les régions éloignées…

  2. Laisser aux enseignants, aux écoles, aux municipalités le choix des orientations et des correctifs nécessaires? Vous n’y songez quand même pas?! Au Québec, cette façon de faire est impensable. Tout doit être défini, normé, réglementé à partir du centre, normalement constitué de centaines de fonctionnaires spécialisés, jaloux de leurs prérogatives. À titre d’exemple, on compte faire de même en détaillant la gestion des accommodements raisonnables, plutôt que de se fier aux gens sur le terrain. Il ne faudrait surtout pas qu’ils apprennent à gérer leur environnement de manière autonome, c’est dangereux pour la hiérarchie! Il ne faut surtout pas déranger les corporations: fonctionnaires-pédagogues, syndicats, commissions scolaires… Finlande: l’élève d’abord, puis l’enseignant, puis l’encadrement. Québec: l’encadrement d’abord, homogène et mur-à-mur, puis le corps des enseignants, à l’échelle syndicale, puis l’élève, peut-être, quand on trouvera le temps.

  3. Effectivement , pas importable ici a cause de la diversité culturel et ici on se sert du coté privé pour rediriger les élève du coté Anglais ce qui ne serait plus possible , finalement faudrait revoir l’aspect Syndicale qui domine déjà la gestion et procédure au public

  4. Il ne faut pas non plus oublier que le finnois est une langue phonétique.

    • Une langue phonétique, certes, mais avec 15 cas de déclinaisons, agglutinante, à la syntaxe impossible et avec des conjugaisons et règles de métaphonie d’une complexité effarante. Elle est reconnue comme étant l’une des langues les plus difficiles au monde à apprendre, on va jusqu’à déconseiller de s’y attaquer à moins d’avoir une excellente raison de le faire. La subtilité infinie et le nombre d’exceptions complètement ridicule du finnois est un sujet intarissable de blagues chez les Finlandais même, qui en sont par ailleurs très fiers.
      Pardon, vous disiez?…

      • Pourtant, voici ce qui est écrit dans Wikipédia:
         » Le finnois standard (il existe comme partout ailleurs des variations régionales) fait partie des langues qui se prononcent comme elles s’écrivent et s’écrivent comme elles se prononcent, autrement dit le système graphique du finnois est quasiment à 100 % la représentation des réalisations phoniques. Il est ainsi très facile d’apprendre à lire le finnois (cela concerne du reste aussi les enfants finnophones qui apprennent à lire bien plus facilement que les jeunes anglophones et francophones). Il n’y a que quelques très rares défaillances dans le système : les formes fléchies de sydämen s’écrivent avec un m mais se prononcent avec deux m; l’allongement consonantique dû à l’influence de l’occlusive glottale n’est pas transcrit : se ei ole painavaa, prononcé avec un p long. Il y a aussi quelques incertitudes sur la question de savoir si certains mots composés s’écrivent en un seul ou en deux mots. Mais cela reste marginal en comparaison des multiples systèmes et sous-systèmes graphématiques concurrents et contradictoires du français ou de l’anglais. La dictée est ainsi un exercice quasiment inutile dans les écoles finlandaises. »

        Ce n’est pas vrai??

        • Je rejoins tout a fait Nancy dans son commentaire, pour avoir non seulement vécu mais aussi enseigné en Finlande. Le finnois est facile à lire et à prononcer après un entraïnement assez court, il en est autrement de la grammaire qui nécessite un réel apprentissage. en France, j’ai eu l’occasion de discuter avec des jeunes gens de terminal du lycée Fabert de Metz qui ont eu la chance de visiter un lycée finlandais et non pas finnois (où les cours sont diffusés en suédois ) mais la méthode d’enseignement est exactement la même, tous ces élèves sont revenus enchantés, ebahis de la relation que les professeurs entretenaient avec leurs élèves.
          J »ai enseigné au début des ann´és 70 quand ce système c’est mis en place . D’une part il n’a pas créer un seul remous dans l’éducation nationale car ce système n’avait pas ´été pondu par un énarque déconnecté du système mais par un ensemble de professeurs et d’instituteurs en collaboration avec le ministère de l’éducation nationale.
          D’autre part les cours de soutien aux élèves en difficulté n’étaient jamais présenté comme un punition, mais comme u avantage pour l’élève qui l’acceptait d’autant mieux que ces cours étaient dispensés dans le cadre des horaires de cours habituels et jamais sous forme de retenues ou de cours supplémentaires. Il n’y avit, certes, que très peu d’immigrants à cette époque, mais aujourd’hui avec l’augmentation de l’immigration rien n’a changé, tous les cours même ceux dispensés dans la langue d’origine de l’élève se font dans le même cadre horaire que pour les enfants finnois.
          Il n’y a pour ainsi dire pas de problèmes de discipline, de dégradation ou de violence dans ces écoles! Le fait que les enseignants aient une certaine liberté d’action leur permettent d’adapter leur cours aux classes dans lesquelles ils enseignent tout en préservant la coérence du programme. Nous aurions beaucoup à apprendre en France sur cette facon d’enseigner, mais il faudrait pour cela que les enseignants commencent par penser aux enfants plutôt qu’à leurs privilèges et surtout que ces derniers soient mieux considérés par leur ministère et aussi que leur salaires soient en adéquation avec leurs années d’études.

  5. Abolir les écoles privées: excellente idée! Il y a trop de préjuger envers les écoles publics et tout les enfants devraient recevoir le même bon niveau d’éducation. Pas trop de devoirs me semble aussi un point important: les élèves sont trop chargés au Québec. Ils passent toute leurs journée à l’école et en suite, il doivent passer leur soirée à étudier et faire des exercices! Où est passé le temps pour passé en famille, jouer dehors, faire du sport, voir ses amis? Si les élèves sont trop chargés, c’est sûr que ça va les amener à ne plus aimer l’école et à être plus stresser, ce qui est clairement un enjeu à la réussite scolaire.

  6. Je ne comprends pas que tous les commentaires sautent sur le dernier paragraphe d’homgénéité culturelle alors que ce n’est que le dernier d’un long article: valorisation de la profession enseignants, salaire, niveau de formation, latitude de choix et valorisation de l’enseignant dans son travail, absence du privée, encadrement dès le primaire pour tout le monde, jeu, gestion locale et décentralisée, etc…. tous ces paramètres et c’est sur l’immigratison qu’on saute. On comprend pourquoi le système d’éducation est appelé à stagner et ça n’a rien à voir avec les élections et leurs résultat

  7. Le taux de suicide des adolescents en Finlande est presque trois fois supérieur à celui de la France. Quant au bien-être à l’école, d’après PISA 2012, les élèves français sont bien mieux lotis que les élèves finlandais, dont seuls 67% se sentent bien à l’école (contre 81% en France) et 51% estiment que tout se passe bien dans leur école (contre 81%)…

    Rappelons enfin qu’en douze ans la Finlande a perdu plus de points dans PISA que la France…

  8. Je suis désolé, mais les chiffres utilisés pour les taux de diplomation au Québec et Canada datent de 2001. Le taux de diplomation en 2013 au Québec est d’environ 80%, calculé sur 7 ans (élèves de cohorte suivis sur 7 ans, et non 5) et inclut le diplôme d’études secondaires (DES), le diplôme d’études professionnelles (DEP) et l’attestation de spécialisation professionnelle (AFP). De plus, si on regarde cet extrait d’un article du Devoir, datant de 2010, on n’a pas de quoi se réjouir:
    « Québec fait cette année figure du cancre des cancres avec le pire taux de diplomation de toutes les provinces canadiennes, révèle une étude de Statistique Canada.

    En effet, pour l’année 2009-2010, 85,4 % des jeunes Québécois âgés de 20 à 24 ans sont diplômés, ce qui confère à la Belle Province le dernier rang. La Colombie-Britannique est bonne première avec un taux de diplomation de 92,7 %, suivie de Terre-Neuve-et-Labrador avec un taux de 92,5 %.

    Pour le sociologue Michel Perron, professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi et membre du comité de vigie sur la persévérance scolaire mis sur pied par le ministère de l’Éducation, se baser sur la catégorie d’âge des 20-24 ans pour établir des comparaisons entre provinces permet d’arriver à des résultats plus justes et équitables. » (source: http://www.ledevoir.com/societe/education/310244/etude-de-statistique-canada-le-quebec-cancre-du-canada-pour-le-taux-de-diplomation)

  9. Le système ne semble peut-être pas exportable à l’ensemble du Québec. Cependant, beaucoup de régions du Québec sont homogènes. Il n’y a principalement que Montréal et la périphérie qui le sont moins.

    On pourrait implanter un projet pilote avec une région (ou commission scolaire) donnée par exemple la Mauricie où tout peut être calqué sur ce modèle. Évidemment, cela prendra du temps, car il faudrait l’implanter de la même manière qu’une réforme ET avoir des enseignants qui ont des conditions similaires à là-bas.

    Par la suite, on pourra comparer les résultats après X années d’implantation. Comme c’est écrit le pourcentage de budget est similaire, c’est la manière qu’on le gère qui est différente.

  10. J aime bien l,idée que les enfants débutent leur scolarisation à 7 ans, par contre qu en est il des garderies en Finlande? Y a t il autant de femmes sur le marche du travail?

  11. Il y a quelques années, une délégation de parlementaires français de différents bords politiques était allée en Finlande étudier le fameux « miracle ». Ils avaient demandé si tout ce petit monde, une fois le secondaire achevé, entrait à l’université. On leur avait répondu que NON, qu’il y avait une sorte de concours d’entrée, et que, d’ailleurs, les scientifiques universitaires se plaignaient du faible niveau en math des élèves qui intégraient l’université.
    Qu’en est-il aujourd’ hui ?
    Imagine-t-on un concours d’entrée à l’université en France ???