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7 idées pour démocratiser l'école privée

20 Octobre 2009

Cessons de remettre en question le financement des écoles privées et ouvrons plutôt leurs portes à tous les élèves, dit un spécialiste du monde de l’éducation. Voici comment.

Photo : Louise Bilodeau
Photo : Louise Bilodeau

Depuis 20 ans, le débat sur l'école privée, que l'État finance à hauteur de 60 %, tourne autour de l'argent. « Cessons de financer le privé, clament ses adversaires, et versons l'argent au secteur public. » Cette proposition est politiquement irréaliste et économiquement incertaine. Au lieu de fermer le robinet, il faut démocratiser l'école privée, la rendre accessible à tous les enfants, pas seulement aux plus forts et aux plus riches. Que l'école privée accepte tous ceux qui frappent à sa porte. Et que l'État continue de la financer, voire qu'il la finance davantage. Quant aux écoles privées qui continueront de sélectionner leurs élèves, il reviendra aux parents qui y envoient leur enfant d'acquitter la totalité de la facture.

Le statu quo n'est pas défendable non plus. Des principes et des enjeux sont en cause. D'où les sept propositions qui suivent. Elles s'appuient tant sur une lecture réaliste de la situation que sur des principes solidement établis. Elles sont politiquement réalistes, moyennant de la vision et du courage.

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1. Obliger les écoles privées subventionnées à accepter tous les types d'élèves, y compris ceux dont la réussite est incertaine, qui éprouvent des difficultés d'apprentissage ou qui sont handicapés.

Le principal défaut du régime actuel est son caractère non démocratique : 90 % des écoles privées ne sont accessibles qu'aux élèves dont on estime probable la réussite - généralement à partir de tests d'admission. Presque partout, les élèves « à risque », ceux dont la réussite est incertaine, sont exclus. Et une portion non négligeable d'élèves du privé sont renvoyés au public dès que l'on constate qu'« ils n'ont pas le niveau ».

Le droit des parents de choisir l'école privée, affirmé tant dans les instruments juridiques internationaux que dans la Charte des droits et libertés de la personne, est reconnu à tous. Pas seulement aux parents des enfants les plus brillants ! En raison de la sélection - même soft - opérée par les établissements privés, ce droit n'en est plus un ; il est un privilège lié au talent. Il doit être reconnu à tous en pleine égalité.

Ces pratiques de sélection ont au surplus un effet pervers sur l'école publique : celle-ci s'est mise elle aussi à sélectionner, avec des projets pédagogiques particuliers.

Quant aux établissements privés, encore nombreux, qui se réclament de la tradition chrétienne, ils pourront relire ces propos de Jean-Paul II aux éducateurs catholiques lors de son voyage au Canada, en 1984 : « En même temps que les écoles catholiques sont toujours vouées au développement intellectuel, nous leur rappelons aussi l'impératif évangélique d'être au service de tous les élèves, et non seulement de ceux qui sont les plus brillants et les plus prometteurs. Ainsi, en accord avec l'esprit de l'Évangile et son option pour les pauvres, elles porteront leur attention particulièrement sur ceux qui en ont le plus besoin. »

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Commentaires (6)

Bonjour,J'ai senti le besoin

Bonjour,
J'ai senti le besoin de m'adresser à vous lorsque j'eus fini de lire votre article, car ayant moi-même été à l'école privée je ne suis pas tout a fait d'accord avec votre point de vue et je voulais vous en faire part. Je crois être en mesure de comprendre la situation puisque je viens tout juste de terminé mon secondaire il y a un an et demi. Cependant, j'ai aussi fréquenté l'école publique pendant un an, donc je peux faire une comparaison valable. Premièrement, je dirais que les frais qu'il faut débourser pour aller à l'école privée sont épouvantables vous avez bien raison, il ne s'agit pas seulement des frais d'inscriptions mais aussi de nombreuses activités obligatoires et payantes. Néanmoins, selon moi, la majeure partie des familles peut se payer l’école privée, si c’est vraiment important pour eux, il y a des bourses offertes et c’est surtout un investissement. J’ai moi aussi connu des périodes plus difficiles financièrement, mais le plus grand souhait de mes parents était que j’aille la meilleure éducation, pour eux c’était tout ce qui comptait, justement pour ne pas que j’aie à subir leurs problèmes d’argent.

Le milieu dans lequel on vit influence fortement notre comportement. Je vous donne un exemple, j’ai commencé à fumé autant la cigarette que la drogue à l’âge de 12 ans en première année du secondaire quand j’allais à l’école publique. Arrivée à l’école privée, je n’étais même pas autorisée à fumé tant et aussi longtemps que je portais l’uniforme. C’est bizarre à dire, mais ce règlement m’a fortement influencé et je n’ai pas fumé tout le reste de mon secondaire, de toute façon personnes d’autres ne fumaient ou presque et c’était très mal vue par les élèves. Je tiens aussi à dire que le test à passé est ridiculement facile et que les écoles privées vont accepté le plus d’élèves possibles pour avoir le plus d’argent possible. Je me souviens qu’il y avait des élèves en difficulté, mais comme l’influence que nous avions sur ces élèves était positive, ça les aidait grandement. Donc, s’ils acceptaient tous le monde, l’ambiance ne serait pas la même et la motivation non plus. Je suis certaine que si tout le monde était motivé à l’école publique, ils réussiraient tous très bien. Pour ma part, j’apprend bien mieux quand on s’entraide et quand tout le monde est intéresser à allé à l’école. Et les résultats sont là.
Je crois que la solution, est de motiver les jeunes, de rendre l’école intéressante et attirante, c’est ainsi qu’ils développeront une méthodologie de travail indispensable pour poursuivre des études supérieures. C’est aussi une question de motivation pour les professeurs, ce sont eux qui font toute la différence.
Présentement, j'étudie au cégep en sciences pures et appliquées et je peux affirmer avec preuves que les élèves ayant fait leur secondaire au privé réussissent nettement mieux que ceux du publique. Évidemment, il doit y avoir quelques exceptions. Depuis que je suis au cégep j'ai pu remarqué que j'en serais pas ou j'en suis si je n'avais pas eu cette éducation, dispendieuse je l'avoue, mais très enrichissante. Les élèves au privé sont poussés vers la réussite autant par leurs parents, qui déboursent d'énormes frais pour eux, que par leurs enseignants qui se doivent de les faire réussir pour avoir un bon rendement.

Vous ne croyez pas qu’au lieu de baisser les écoles privées au niveau des écoles publiques nous devrions faire le contraire et monter le domaine publique au même niveau que le privée ?

Ce n’est plus une question d’argent rendu là, mais de motivation, d’ambiance et de bons enseignants.

Voila un commentaire empreint

Voila un commentaire empreint d'une étonnante naïveté.

Je suis d'accord à 100% avec

Je suis d'accord à 100% avec l'essai de Jean-Pierre Proulx. J'espère que tous les décideurs du domaine de l'éducation lisent L'Actualité! Il a résumé très simplement et concrètement exactement mon point de vue sur la question.
Mon fils a été refusé au privé lors de son entrée au secondaire. Il est allé à l'école publique et ce fut une catastrophe. L'encadrement était totalement inexistant, nous avons reçu une mince collaboration de la part de la direction et des professeurs. Mon fils a eu des résultats catastrophiques mais impossible d'envisager une reprise de sa première secondaire.
Nous avons écrit à plusieurs personnes pour trouver une école privée offrant un encadrement adéquat pour notre enfant, une école qui acceptait des enfants en difficulté, une école qui comprenait que la seule solution envisageable pour reprendre sur un bon pied était de redoubler la première année du secondaire, une école qui offre aujourd'hui un encadrement rigoureux à notre enfant, avec des valeurs qui cadre mieux avec les nôtres.
Cette école accepte des jeunes en difficulté et elle a toute mon admiration et comme ce sont mes impôts qui financent le réseau des écoles privées, je ne vois pas pourquoi certaines pourraient se permettre de ne pas faire leur part et continuer de refuser impunément des élèves sous prétexte qu'ils ont des difficultés. Toutes les écoles privées devraient avoir l'obligation d'accepter des élèves en difficulté et si ces écoles refusent elles devraient assumer leur décision et retourner nos impôts aux écoles qui acceptent de jouer véritablement leur rôle dans une société que l'on souhaite inclusive et ouverte à tous.
L'école a toujours été très valorisée dans notre milieu et nous mettons énormément d'énergie pour accompagner nos enfants dans leur développement. Malgré tout notre fils a des difficultés. Notre investissement est total à cet égard et l'école privée offre un encadrement adapté aux jeunes d'aujourd'hui ce que l'école publique n'arrive pas à faire. Pourquoi? Je n'ai pas les connaissances ni l'expertise pour comprendre. Ce que je sais par contre c'est que mon fils ne sera pas une autre statistique de plus. Ce que je sais aussi, c'est qu'en attendant que l'école publique retrouve le droit chemin, je vais tout faire pour que mes enfants ne se trouvent pas sur leurs bancs d'école. Pour ma part, ce ne sont pas les parents qui ont abandonné leurs enfants mais plutôt l'école publique qui ne semble pas s'adapter. Mon fils est le même que l'an dernier, nous sommes les mêmes parents et l'école privée arrive à le faire travailler, arrive à l'encadrer, arrive à faire un suivi quotidien via Internet avec les parents. Pourquoi est-ce possible dans une école privée alors que ce ne l'est pas dans une école publique? À vous le réseau public de trouver vos réponses et de prendre un virage important et de façon urgente. À vous le réseau privé de faire une place pour les nombreux enfants (souvent des garçons) qui éprouvent des difficultés mais qui ont tout aussi droit à un milieu d'enseignement de qualité. À vous notre gouvernement de cesser de prendre nos impôts pour financer un réseau qui ne fait pas d'efforts pour accepter des élèves en difficulté et également de revoir tout le réseau public en mettant au coeur de vos préoccupations la réussite de tous les jeunes de notre société.

Suite au reportage sur les

Suite au reportage sur les écoles privé, je dois dire que je ne suis pas en accord avec l’auteur sur le fait que les écoles privées doivent accepter tout les étudiants. Je crois même que les écoles publique devrais aussi faire passé des tests afin de découvrir le niveau intellectuel des enfants afin de leurs permettre un enseignement plus adapter à leur niveaux. Ce qui peut permettre au enfant plus brillant que nous sélectionnons dans les écoles privés d’avoie une éducation plus rapide et de ne pas s’ennuyer en classe. Quant aux autres ils peuvent recevoir plus de temps afin de leur aider à comprendre. Nous sommes tous différent et mettre tout le monde dans le même cadre n’est pas une bonne chose. Quant au financement, les parents payant les mêmes impôts que les autres contribuables, il est normal que le privé soit par le gouvernement et ce devrait être du même ordre que les écoles publiques, reste aux parents à combler la balance nécessaire afin d’offrir à ces étudiants une meilleur formation.

Mr Proux, vous avez raison,

Mr Proux, vous avez raison, il est plus façile de faire des sous doués, que de motivé parents et éléves à la réussite scolaire. Quant des parents déboursent pour scolarisé leurs enfants, dans la grande majorité des cas ils s'attendent à des résultats, et simplique dans l'éducation de leurs enfants.
La sélection des candidats en fonction de leurs résultats, force les plus faible à faire plus d'effort pour suivre le groupe ( ce qui fut mon cas). L'école privé ne cherche pas à niveler par le bas mais par le haut, tous les jeunes n'ont pas obligatoirement les aptitudes ni le gout, pour faire des études supérieurs. Cette selection en fonction des résultats se retrouve dans l'ecole publique dans certain pays d'Europe, tu réussis dans les meilleurs, tu choisis ta formation, et la meilleur école ou tes résultats te permets de t'inscrire, tu es admis dans institution moins reconnue, ou rediriger vers le secteur professionnel.
Pour vous prendre à contre pieds Mr Proux il faudrait peut être transformer le public en privé, donner une chance aux meilleurs de réussir, de pousser les éleves moyen à aller vers l'excellence, et de donner au plus faible les outils pour réussir.
Un dernier détail, je suis handicapé, et j'ais un trouble d'apprentissage, pour rester au privé, un jeune dois " bucher " dur, les professeurs poussent à l'excelence, une qualité que l'on retrouve moin dans le secteur public par manque de motivation des enseignants résutant du peu de soutien de la part des parents et des institutions.
Quant à la gratuité scolaire au public, expliqué moi toutes ces levés de fonts organisé par les écoles?

J'ai passé par l'école

J'ai passé par l'école publique pour faire mon secondaire et oui, quand je suis entré au CEGEP j'ai constaté une grande différence entre moi et mes amis qui ont été au privé. J'ai eu un choc.

Au moment où j'ai terminé mon secondaire en 2002 nous étions en moyenne 35 élèves par classe. Nos dictionnaires n'avaient même pas la définition du mot ordinateur à l'intérieur et des pages manquaient à l'appel. Très peu d'activités hors cours nous étaient proposées et par dessus tout, aucune distinction n'était faite entre les étudiant performants et ceux qui avaient des difficultés d'apprentissage. Résultat : tout le monde dans le même panier et bienvenue au cirque! La plupart des "moins bons" ne suivaient pas les cours et manquaient de discipline par manque de motivation et Il ne faut pas le cacher, la drogue était aussi très présente, des étudiants intoxiqués dans les cours c'était "hot". J'étais un étudiant moyen et personnellement j'en avais ma claque des "moins bons" qui ralentissaient toujours les cours a force de se faire gronder par les profs. Bien sûr, ce n'était pas tous les étudiants en difficulté qui foutaient le bordel dans les classes mais il leur fallait bûcher encore plus fort pour rester concentrés.

Je comprends votre point de vue, par contre il ne faut pas laisser en plan l'école publique. Les familles qui ont peu de moyens doivent envoyer leurs enfants à l'école c'est évident et le privé ne leur constitue pas une option. Riches ou pauvres, la plupart des parents se préoccupent de la réussite scolaire de leurs enfants, les moins nantis ne doivent pas être pénalisés.

Selon moi l'école publique a grand besoin d'un coup de pouce avant toute chose.

Premièrement, un test d'aptitude doit être fait pour évaluer les performances de chacun, certaines personnes ne sont pas faites pour l'école mais il faut apprendre.

Ensuite faire des classes selon le rhytme d'apprentissage des jeunes avec un ratio élèves/profs réduit. Un apprentissage à notre rhytme dans le silence est propice à la réussite.
Si on ne peut apprendre adéquatement à l'école publique, éliminons la et subventionnons les familles qui ne peuvent se permettre le privé.

Finalement, une lacune importante à mon avis est la quasi absence des activités hors cours, tel le théâtre où même le sport sur l'heure du midi et après les cours. À l'école publique les jeunes ont un manque d'attachement par rapport à leur établissement et c'est un problème.

La qualité d'enseignement est gage d'une société prospère. L'enseignement doit être uniforme.
L'élite se forme à l'enseignement supérieur.

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