Société

/ Education »

Génération piton !


19 Octobre 2009

Ils sont nés avec Internet. Ils ont grandi dans un monde sans fil… Pour eux, les universités se transforment. Voyage au cœur d’une révolution.

Internet, Twitter, Facebook, SMS, blogues, jeux vidéo... Le monde des moins de 25 ans est celui de la connectivité et des claviers. Ils sont nés avec les nouvelles technologies. À côté d'eux, leurs aînés sont des immigrants technologiques dans un univers inconnu.

Au Québec, ils sont 1,5 million. Des jeunes âgés de 12 à 24 ans, qui ont grandi avec les micro-ordinateurs et qui vont, en vieillissant, transformer le milieu de l'éducation et du travail, parce que leur rapport au savoir et à la hiérarchie sera profondément différent de ce qu'il était par le passé.

Les Américains les appellent la Net Generation.

Au Québec, les auteurs d'une enquête sur cette génération les ont plutôt baptisés la génération C. « C » pour communiquer, créer, collaborer, explique-t-on au Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO), qui a mené l'enquête, rendue publique en octobre.

 Selon le Centre, la génération C transformera aussi profondément le monde de la politique et de la consommation. Déjà, celui de l'éducation, surtout postsecondaire, met les bouchées doubles pour répondre aux besoins de ces « pitonneux connectés ».

Pour ces étudiants, le prof n'est plus le seul détenteur du savoir. Et eux ne sont pas des réservoirs qu'on remplit ! Ils veulent une université qui soit un lieu d'échange, de construction commune du savoir.

Comment être professeur d'université quand vos étudiants peuvent à tout moment, en classe, sur leur portable, contre-vérifier votre enseignement dans le site Web d'une autre université ?

Pourquoi subir un cours ennuyeux d'un prof à Montréal si vous pouvez participer, dans Internet, au même cours donné par un expert américain ou européen ?

Pour le monde de l'éducation, les défis sont démesurés. Les universités du Québec ont commencé à les relever.

Après quelques jours d'émerveillement dans les salles de cours de sciences des universités d'aujourd'hui, notre journaliste s'est demandé si elle n'avait pas raté sa vocation ! Bienvenue à l'université de demain. 

***

Bookmark and Share

Évaluez cet article

Moyenne : 4.9 (9 votes)

Commentaires (2)

Les nouvelles technologies

Les nouvelles technologies sont intéressantes, autant pour les enseignants que pour les élèves, mais elles ne doivent pas nous faire perdre de vue que le savoir, c'est aussi de la patience, du travail, et de la discipline. En tant qu'enseignante, j'ai beaucoup de plaisir à utiliser ses outils interactifs et vivants, MAIS d'expérience j'ai remarqué qu' ils peuvent très vite devenir un facteur de distraction.
Les étudiants autant que les professeurs ne doivent pas tomber dans le piège du "tout ludique" : non, apprendre ce n'est pas toujours drôle, et un professeur n'est pas un animateur de foule. Parfois, certains cours peuvent s'avérer complexes, et certains d'entre- eux ont un contenu purement théorique; mais après tout, on est là pour réfléchir, au moins un peu, non?

Ces nouvelles technologies

Ces nouvelles technologies offrent une accès à l'éducation que d'autres générations n'avaient pas. Je bénéficie moi-même de l'éducation technologique, en suivant un baccalauréat en service social entièrement à distance d'une université reconnue en Ontario, et dont la majeur partie des cours se donnent en ligne. Il est possible d'échanger avec les autres étudiants et avec les professeurs ou les chargés de cours par le biais des forums, par courriel ou encore avec des conversations écrites avec le clavardage. Ainsi, l'isolement social est brisé pour ceux et celles qui ont des cours en ligne. Cela permet aussi pour les personnes qui ne peuvent se rendre sur un campus pour des raisons différentes (travail, famille, état de santé etc.), d'avoir accès quand même à l'éducation. De plus, pour ceux et celles qui ont des difficultés d'apprentissage, avoir les notes avec Internet permet de relire au besoin, alors qu'en classe, à moins d'enregistrer tout ce que le professeur dit, il est difficile de se rappeler avec exactitude toutes les paroles du professeur. Avoir la possibilité de revenir sur ce que le professeur a enseigné, c'est la possibilité de revenir pour bien apprendre la matière.
Il y a beaucoup d'avantages à ce genre d'éducation, et les établissements d'enseignement gagnent beaucoup à explorer et à utiliser ces technologies.

Envoyer un commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage