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Horaires atypiques : la nouvelle réalité


4 Novembre 2010

L'expression « 9 à 5 » est-elle vouée à disparaître ? Une chose est sûre : les salariés qui s’assoient tous les jours aux mêmes heures sur la même chaise au même poste de travail sont dorénavant minoritaires.

Horaires atypiques : la nouvelle réalité
Photo : iStockphoto

Les travailleurs autonomes n'ont plus l'apanage de la liberté en ce qui concerne les lieux et heures de travail. Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à donner de la latitude à leur personnel. Entre le temps partiel, les horaires décalés pour éviter les déplacements aux périodes de pointe, les semaines comprimées et le télétravail, une multitude d'arrangements se négocient, facilités par les progrès de la technologie.

Ce sont les salariés qui ont forcé les employeurs à évoluer, en demandant avec de plus en plus d'insistance des accommodements leur permettant de mieux équilibrer leur temps professionnel et leur vie personnelle. Et comme la pénurie de main-d'œuvre pointe son nez dans bien des domaines, les patrons sont à l'écoute.

« Pour attirer les meilleurs et les retenir, les employeurs n'ont pas d'autre choix que d'améliorer leurs pratiques », souligne Diane-Gabrielle Tremblay, professeure d'économie et de gestion des ressources humaines à la Télé-université de l'Université du Québec. « Une entreprise qui est trop rigide va perdre ses employés », renchérit Bob Fortier, consultant pour la mise en place du travail à distance et président de l'Association canadienne du télétravail.

Surtout que les nouveaux venus sur le marché de l'emploi, les jeunes de la génération Y (les 15 à 31 ans), n'acceptent pas les mêmes contraintes que leurs aînés. « Ils ont besoin d'autonomie, de liberté et sont très interconnectés, explique Marie-Hélène Jobin, professeure de gestion des opérations et de la logistique à HEC Montréal. L'équilibre travail-famille est une priorité pour eux. Le patron intelligent doit faire de la place à ces nouveaux employés, parce qu'il ne peut se permettre de les snober. »

Non seulement cette main-d'œuvre exige la liberté de mouvement et l'utilisation des technologies pour se faciliter la tâche, mais elle n'aime pas qu'on lui dise comment faire son boulot. « Par tempérament, elle déteste l'encadrement trop strict et la hiérarchie », poursuit Marie-Hélène Jobin.

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