Les effets potentiels des véhicules autonomes en 6 chiffres

Les véhicules autonomes dominent depuis quelques années déjà les listes des nouvelles technologies les plus susceptibles de changer notre vie.

par   7
iStock-615405228_auto800

iStockphoto

Les voitures autonomes, qui peuvent rouler sans intervention du conducteur, sont maintenant très près d’envahir les routes. Dans un message à ses actionnaires, Mary Barra, PDG de General Motors, a affirmé que «l’industrie automobile changera davantage dans les 5 prochaines années qu’elle n’a changé au cours des 50 dernières». Et selon le magazine Business Insider, 19 entreprises travaillent à mettre au point des véhicules autonomes d’ici 2020. Parmi elles, des constructeurs automobiles, mais également des sociétés du secteur technologique, telles que Google, Apple et Uber.

Mais quelles seront les répercussions de cette technologie sur la vie des Québécois?

Les aspects positifs

488 : C’est le nombre de morts causées par des véhicules à moteur au Québec en 2012. En comparaison, 107 homicides ont été commis durant la même période. Selon des experts de McKinsey, un des plus grands cabinets de consultation au monde, les voitures autonomes ont le potentiel de réduire les morts par accident de 90 %.

59 minutes : C’est le temps moyen que les Montréalais consacraient quotidiennement à leur transport lié au travail, selon le recensement de 2011, et 70 % d’entre eux utilisaient une automobile, un camion ou une fourgonnette pour se déplacer. À Québec, 44 minutes étaient consacrées au transport et 80 % des gens se déplaçaient en voiture. Les véhicules autonomes ont le potentiel de réduire ce temps, car ils pourront circuler plus efficacement et diminueront la densité de la circulation. Ils ont aussi le potentiel de libérer les conducteurs pour qu’ils puissent se divertir ou travailler.

2,32 millions : C’est le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus qui vivront au Québec en 2031, selon l’hypothèse de référence des perspectives démographiques de l’Institut de la statistique du Québec. En 2061, l’Institut prévoit qu’il grimpera à 2,88 millions. Les véhicules autonomes ont le potentiel d’augmenter la mobilité de ces personnes et celle des jeunes sans permis de conduire.

43 % : Au Québec, c’est le pourcentage des émissions de gaz à effet de serre provenant des transports, selon les dernières statistiques des autorités de la province. Les véhicules autonomes ont le potentiel de réduire considérablement ces émissions. D’abord, ils rendront l’usage des voitures électriques plus facile, car celles-ci pourront, après chaque utilisation, retourner automatiquement à une borne de recharge. Ensuite, ces véhicules choisiront les niveaux d’accélération et la vitesse idéaux pour limiter au minimum les émissions. Enfin, davantage de personnes décideront de ne pas acheter de voiture et choisiront, en fonction de leurs déplacements, des véhicules beaucoup plus petits et donc moins énergivores.

10 443 dollars : C’est ce que les ménages québécois dépensent en moyenne en transports au cours d’une année. Il s’agit de leur troisième poste budgétaire après le logement (13 187 dollars) et l’impôt (13 005 dollars). Les véhicules autonomes auront le potentiel de leur faire épargner plusieurs milliers de dollars en facilitant la décision de ne pas posséder de voiture ou de n’en avoir qu’une par ménage au lieu de deux. Ceux qui choisiront de posséder plus d’un véhicule pourront les offrir en location et les transformer ainsi en sources de revenus.

L’aspect négatif

2,5 % : C’est une estimation prudente du pourcentage d’emplois qui pourraient disparaître au Québec à cause de cette nouvelle technologie. De 2011 à 2013, il y avait en moyenne 69 300 chauffeurs de camion, 8 000 de taxi et de limousine, et 21 000 d’autobus au Québec. Cela représente près de 2,5 % des quatre millions d’emplois du Québec. Ils ne disparaîtront pas tous, et ils ne le feront que progressivement, mais un bon nombre de ces 98 300 travailleurs devront se trouver une nouvelle activité dans les 20 prochaines années.

L’aspect incertain

Les véhicules autonomes auront en outre un grand nombre de retombées, potentiellement positives ou négatives, tout aussi importantes. Par exemple, ils auront des répercussions sur le prix des propriétés — il sera notamment plus simple de se déplacer quotidiennement de la ville aux banlieues, ce qui rendra celles-ci plus attrayantes —, l’industrie du tourisme et l’aménagement urbain et rural.

Personnellement, j’ai très hâte de pouvoir regarder un film en faisant la route de Montréal à Québec et de dormir en chemin vers la maison de mes beaux-parents, à Baltimore!

7 commentaires à propos de “Les effets potentiels des véhicules autonomes en 6 chiffres

  1. Les répercussions seront beaucoup plus grandes, notamment sur l’industrie aéronautique (qui voudra se lever à 5h pour se faire fouiller à l’aéroport quand ont peut dormir jusqu’à New-York) et sur les réparateurs et débosseleurs en tout genre

    Répondre

  2. On peut toujours rêver, mais reste que le Québec n’est pas la Californie!
    J’aimerais bien voir comment se débrouillera un véhicule électrique autonome dans une tempête de neige ou sur une route glacée…

    Répondre

    • Il bougera pas beaucoup ! Hi! Hi! Embouteillage en vue ! Ho! Ho!

      Répondre

  3. Vous avez oublié un point positif important: regardez l’espace occupé présentement par les aires de stationnements… si la moitié devenait des espaces de verdure et de loisirs, la ville respirerait enfin!

    Répondre

  4. Me semble voir une de ces voitures, les caméras pleines de gadoue, dans une tempête ou surprise par une belle glace bleue à -40. On en reparlera!

    Répondre

    • Pour la conduite d’hiver, certaines choses sont réglées; d’autres pas. D’abord, plusieurs modèles utilisent plus les radars que les caméras, leur donnant une bonne visibilité alors que nos yeux n’y voient plus rien. Pour les routes glissantes, BMW a fait une petite démonstration assez édifiante: Un virage pris à haute vitesse arrosé en traitre pour le rendre très glissant est négocié par contre-braquage par leur voiture sans conducteur. Dans une telle glissade surprise, une bonne majorité des conducteurs seraient allés se fracasser dans le mur… Une chose qui me laisse sceptique, par contre est le relief des routes pendant une forte chute de neige. Si une déneigeuse vient de laisser une congère sur une rue perpendiculaire, on sait si on peut passer dessus ou pas, mais je crains que la voiture autonome ne bloque souvent là dessus, nous interdisant un passage pourtant facile.

      Répondre

      • Ho! Ho! Les radars sont magnifiques mais lorsqu’ il vont s’ apercevoir qu’ il y a de la glace noire !!! C’ est pas demain la veille!

        Répondre

Laisser un commentaire

Connectez-vous pour pouvoir commenter.