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Les mustangs de l’aréna


18 Novembre 2009

S'il y a un endroit où les Québécois devraient briller à Vancouver, c'est bien sur la boucle de patinage de vitesse courte piste. Six médailles, qu'ils visent !

Photo : Paul Chiasson / PC
C. Hamelin (Photo : Paul Chiasson / PC)

« Aucune peur, aucune crainte, aucune angoisse... J'ai juste hâte de sauter sur la glace », lance gaiement Charles Hamelin. Le patineur de vitesse courte piste piaffe quasiment d'impatience. Avec ses neuf coéquipiers, il part pour une mission ambitieuse : décrocher six de ces curieux disques ondulés qui récompenseront les vainqueurs à Vancouver 2010. C'est le sixième des 35 médailles dont rêve le Canada !

« D'après les performances de ces athlètes dans les trois dernières années, c'est un espoir réaliste », estime Yves Hamelin, le très posé directeur du programme de l'équipe nationale - et, oui, le père de l'autre.

Comme les Sud-Coréens, les Chinois et les Américains, les Canadiens sont des maîtres du sprint sur lames. Et cela, c'est beaucoup grâce aux Québécois. Neuf des dix membres de l'équipe nationale sont d'ici. La chef de mission pour ces Jeux olympiques, Nathalie Lambert, est d'ailleurs une ex-championne de cette jeune discipline, admise aux Jeux en 1992, qui comporte quatre épreuves (voir l'enca­dré). « Le Québec possédant presque la moitié du réservoir de patineurs de vitesse courte piste au Canada, il en sort régulièrement des athlètes de haut niveau », explique Yves Hamelin. Il le sait mieux que personne. En octobre 2008, lors d'une épreuve de 1 000 mètres en Coupe du monde, il a vu ses deux fils monter sur le même podium - Charles sur la première marche, François sur la troisième !

Le Québec devrait donc être rivé au téléviseur en février. Surtout que le patinage de vitesse courte piste est bien télégénique. Quand les athlètes s'élancent sur la boucle de 111 m, c'est comme si des chevaux de bois partaient au galop dans leur carrousel. Ces mustangs filent à plus de 40 km à l'heure dans leur maillot anticoupures (souvent en kevlar, un matériau ultra-résistant), rasant le sol dans les virages, usant de stratégies pour distancer le peloton. Les dépassements sont trépidants, les chutes terrifiantes.

Cette année, le favori s'appelle Charles Hamelin. À 25 ans, l'athlète à la gueule d'artiste - cheveu qui boucle et barbe qui pique - n'a pas le cou assez long pour porter toutes ses médailles. Aux trois dernières Coupes du monde, il en a raflé 29... À Turin, en 2006, il avait gagné la médaille d'argent au relais, mais raté d'un poil le podium du 1 500 mètres. Il cherchera sa revanche sur la patinoire du Pacific Coliseum. Déterminé, méthodique, le détenteur du record mondial sur 1 000 mètres vise au moins une médaille individuelle en plus de celle du relais. « Chaque fois que je saute sur la glace, c'est dans le but de gagner, lance-t-il sans bravache. À Vancouver, tous les Canadiens et les Québécois seront avec moi dans la course. J'espère les rendre fiers. »

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Commentaires (1)

Je suis une très grand fan de

Je suis une très grand fan de patinage de vitesse courte et longue pistes. Nous avons une équipe du tonnerre et je leur souhaite la meilleure chance du monde et, surtout, de s'amuser et d'en profiter.

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