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Plus d'anglais au primaire, yes sir !


2 Mars 2011

Lors de son discours inaugural, le premier ministre Jean Charest a annoncé que, d'ici cinq ans, tous les élèves inscrits en sixième année du primaire recevront la moitié de leur enseignement en anglais. Une idée déjà évoquée auparavant par l'adéquiste Gérard Deltell et le conservateur Maxime Bernier.

Sondage : plus d'anglais au primaire, yes sir !
Photo : iStock

Près des deux tiers des Québécois souhaitent que les enfants puissent faire une partie de leurs études primaires en anglais, indique un sondage CROP-L'actualité.

Une idée qui déplaît au politologue Christian Dufour, professeur à l'École nationale d'administration publique. « Le Québec est déjà l'une des sociétés les plus bilingues de la planète. Le problème, c'est de vouloir que tout le monde devienne bilingue, d'en faire une norme. C'est le signe d'un affaiblissement identitaire. » Dufour, auteur de l'essai Les Québécois et l'anglais : Le retour du mouton, craint aussi que les immigrants n'aient plus de raisons d'apprendre le français si tous ceux qu'ils côtoient comprennent l'anglais.

Robert Papen, professeur au Département de linguistique de l'Université du Québec à Montréal, a une opinion moins tranchée. « Un semestre d'anglais intensif à la fin du primaire permet aux enfants d'acquérir un bilinguisme fonctionnel », dit-il. En revanche, il juge que le Québec compte trop peu d'enseignants qualifiés pour qu'on puisse déployer un tel programme à l'échelle de la province.

Avant le discours de M. Charest, L'actualité était allé sonder la population :

Le chef de l'ADQ, Gérard Deltell, propose que tous les enfants inscrits en 6e année du primaire reçoivent la moitié de leur enseignement en français, l'autre en anglais. Êtes-vous...

TOUT À FAIT / PLUTÔT D'ACCORD :

63 %

TOUT À FAIT / PLUTÔT EN DÉSACCORD :

37 %

Sondage CROP-L'actualité mené par l'intermédiaire d'un panel Web auprès de 1 000 adultes du 18 au 21 janvier 2011.

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Commentaires (39)

Où avez-vous fait votre

Où avez-vous fait votre sondage? À Westmount? Je doute toujours des sondages CROP. Quand un sondage fait Par Léger Marketing donnera les mêmes résultats, j'y croirai.

Enfin! Oui j'aime la langue

Enfin! Oui j'aime la langue française, oui je suis pour la conservation du français au Québec, mais il faut être réaliste, les jeunes qui ne parleront pas anglais dans 10 ou 15 ans auront de la difficulté à trouver des emplois rémunérateur, déjà c'est difficile....et croyez-moi j'ai du apprendre avec beaucoup de discipline à l'âge de 31 ans si je voulais de l'avancement. Ne laissons pas les québécois en arrière de la parade....

Avant il y avait juste

Avant il y avait juste quelques élèves qui savaient dire Yes No Toaster....maintenant, grande amélioration ! Tous les élèves sauront dire Yes No Toaster !
Aprendre l'anglais oui mais apprenez-le correctement au moins.

Je n'ai rien contre le fait

Je n'ai rien contre le fait d'apprendre l'anglais de façon intensive en 6e année.C'est ainsi qu'on apprend le mieux une seconde langue. Cependant, je ne suis pas certaine qu'il y ait suffisamment d'enseigants qualifiés pour répondre à cette orientation. Par ailleurs, on sait que cela ne sera pas simple pour tous les jeunes. Certains vont bien s'adapter et apprendre, pour d'autres, déjà en difficulté d'apprentissage, ce ne sera pas simple. Alors, il faut des ressources pour répondre à ce beau programme et être efficace, ce dont je doute avec le gouvernement que nous avons. Il y a bien d'autres besoins dans nos écoles à commencer par des ressources pour soutenir la réussite de tous ces jeunes avec des difficultés qu'on a intégrés dans les classes régulières. C'est de poudre aux yeux, du maquillage en surface sans vraiment répondre aux besoins de l'école.

L'apprentissage d'une 2e

L'apprentissage d'une 2e langue est toujours une grande richesse, mais qu'il ne se fasse pas au détriment de la langue maternelle. Un parcours scolaire français incluant une période d'immersion en anglais risque d'être plus efficace, et j'espère qu'une telle mesure saura convaincre ces parents francophones bornés qui envoient leurs enfants à l'école anglaise en pensant faire le coup du siècle...

Pas d'accord avec Charest.

Pas d'accord avec Charest. PAS DU TOUT !!!
Montrons-leur le Français correct : les bases, en priorité.
Enseignons-leur l'histoire du Canada.
Une immersion de quelques mois en Anglais à l'élémentaire a de bonnes chances de contribuer à l'absence de culture de nos jeunes. Et ça va se perdre bien vite ! Ou sera le gain ? Sans enlever les dangers !
S'agit-il encore d'un geste opportuniste du P.M. ?

Plus on connaît l'anglais,

Plus on connaît l'anglais, plus on se rend compte à quel point notre français en est teinté. Ce choix pourrait s'avérer bénéfique pour la préservation de notre langue en ce qu'il nous rendra plus aptes à repérer l'anglais dans nos écrits et nos discours et à l'en purger.

Cet argument n'est pas, du

Cet argument n'est pas, du moins à mon avis, toujours valable. Il nous suffit de penser aux franco-ontariens qui ont une plus forte tendance à insérer dans leurs discours des termes d'origine anglaise. Le fait de bombarder les jeunes d'une multitude d'informations relatives à la langue française ET anglaise n'aura-t-il pas pour conséquence de causer la confusion plutôt que de créer une frontière clairement définie?

J'ai l'impression que le taux

J'ai l'impression que le taux de bilinguisme des Québécois est déjà très élevé. Pour un individu, parler deux langues et plus est sans doute un avantage, mais pour une société, je ne suis pas si certaine que cela soit si avantageux. C'est encore plus douteux pour un peuple minoritaire comme le Québec qui se bat pour survivre. Est-ce si nécessaire que tout le monde parle anglais au Québec?
Ça me rappelle Pierre Elliot Trudeau qui avait dit lors d'une émission de télé des années 70, que le jour où tous les Québécois seraient bilingues, ça en serait fini du fait français au Québec.
Je ne suis pas bilingue, mais je me débrouille en anglais avec ce que j'ai appris à l'école, à la télé, lors de voyages aux USA, etc. Ça me suffit.
Pour le reste, je parle anglais le moins souvent possible. Je résiste.

Je suis en Floride et je

Je suis en Floride et je côtoie des Québécois unilingues français qui doivent se tenir en petits troupeaux car ils ne peuvent même pas se débrouiller pour commander des produits de base en anglais. Ils ont créé un ghetto près de Hollywood Beach pour éviter d'affronter les tenants de la langue de Shakespeare. Ils font vraiment pitié !

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