Recrutement : trahis par le Web

Une société californienne prétend détecter les risques que peut représenter un futur employé pour l’entreprise qui l’embauche en scrutant ses activités dans les sites de réseautage personnel.

par Isabelle Ducas
Recrutement : trahis par le Web

Photo : iStock

Violence, manque de jugement, usage de drogue, sympathie pour les gangs, autant de comportements que Social Intelligence affirme pouvoir déceler en ratissant Facebook, Twitter, Flickr, YouTube et autres LinkedIn. L’entreprise veut ainsi offrir aux employeurs un portrait de la « véritable personnalité » des candidats, en allant au-delà de ce qui se trouve dans leur CV.

Une pratique qui ne gagnera pas le Québec de sitôt, estime Florent Francœur, PDG de l’Ordre des conseillers en ressources humaines. Les outils préférés des recruteurs québécois sont encore les traditionnelles références d’un ancien employeur. Quand ils veulent aller plus loin, ils soumettent les candidats à des tests psychométriques, qui ont « une plus grande validité scientifique qu’un portrait partiel obtenu par des recherches sur le Web », dit-il. 

 

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